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Le Bal mécanique

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Sur un siècle, entre l'Europe et les États-Unis, une chaotique histoire de famille qui est aussi une plongée intime au cœur de l'avant-garde germanique de l'entre-deux guerres.

Carl Schors, vieux peintre renommé, vit coupé du monde dans sa thébaïde de Saint-Paul-de-Vence. Son fils Josh produit une émission de téléréalité à succès mêlant décoration d'intérieur et thérapie familiale. Ironique, quand on sait que père et fils ne se parlent plus. Mais la découverte de la collection Gurlitt, plus grande saisie de toiles spoliées par le IIIe Reich, va les contraindre tous deux à démêler les fils de leur histoire familiale. Une mécanique tragique dont Theodor Grenzberg, marchand de Paul Klee, et une certaine Magda, étudiante au Bauhaus, semblent détenir la clé.



" Plonger à travers Madga dans l'aventure audacieuse de la prestigieuse école que fut le Bauhaus tient du ravissement. "
Catherine Mallaval – Libération




" Foisonnant et érudit. "
Florence Bouchy – Le Monde des Livres




" La romancière excelle dans ce grand bal tragique et tourbillonnant. "
Véronique Rossignol – Livres Hebdo

478 pages, Kindle Edition

Published January 25, 2018

3 people are currently reading
48 people want to read

About the author

Yannick Grannec

10 books7 followers
Yannick Grannec is a graphic designer, freelance art director, professor of fine arts, and enthusiast of mathematics. The Goddess of Small Victories is her first novel. She lives in Saint-Paul de Vence, France.

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1 star
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Displaying 1 - 10 of 10 reviews
Profile Image for Ikebukuro.
152 reviews52 followers
December 20, 2016
Un livre foisonnant et intense aux personnages cassés tels des petites mécaniques auxquelles il manque une pièce pour leur bon fonctionnement… Un livre que j'ai beaucoup aimé tant par sa construction et ses personnages que par l'aspect historique du roman dans sa deuxième partie. Le récit se construit sur le mélange, mélange des époques, mélange des personnages existants et ceux créés de toutes pièces par l'auteur, mélange des genres aussi avec d'un côté la téléréalité à travers la production d'une émission et de l'autre une institution artistique et codifiée représentée par le Bauhaus.

J'ai particulièrement apprécié le sens du détail de l'auteur, sa façon de ciseler les caractères et de construire ses personnages ; son sens du récit, mêlant son histoire à l'Histoire avec force et précision. Les chapitres plutôt courts ont comme clé d'entrée la mention d'une œuvre d'art qui incite le lecteur à aller découvrir les œuvres citées. J'avoue avoir adoré découvrir les tableaux, photographies, installations, sculptures que je ne connaissais pas.

Le roman se découpe en deux parties bien distinctes, l'une qui se passe de nos jours qui suit deux personnages principaux : Josh, animateur d'émission de téléréalité névrosé et Carl son père, peintre alcoolique retiré du monde ; et une seconde partie qui s'intéresse particulièrement à Théo, marchand d'art et Magda, sa fille "pensionnaire" du Bauhaus. J'ai de loin préféré cette partie à la première, j'ai trouvé qu'elle réussissait à vivre toute seule, tant la période, les personnages fictifs ou réels, la naissance du Bauhaus étaient intéressants à découvrir. L'auteur réussit à associer la création romanesque à l'Histoire sans jamais perdre le lecteur. Si j'aime les artistes de ce mouvement, tels que Klee et Kandinsky, j'avoue que je ne connaissais pas vraiment le fonctionnement et les finalités de ce collectif artistique mais cela ne m'a pas du tout gêné pour apprécier le récit et m'attacher aux personnages. J'ai aimé la façon dont les artistes ayant réellement existé s'intègrent dans l'histoire et interagissent avec les personnages de fiction, notamment Paul Klee. Je trouve que cela donne un poids particulier au récit et à l'émotion qui se dégage de l'ensemble. Cette seconde partie du roman est particulièrement émouvante, les personnages m'ont semblé beaucoup plus investis, plus ancrés dans leur réalité et dans leur vie que Josh et Carl dans la première partie. Bizarrement on sent Théo, Luise, Magda, plus connectés à leur époque que Josh et Carl qui semblent en dehors de leur vie, comme si, de façon peut-être inconsciente, ils faisaient le choix de la regarder en spectateur au lieu de la vivre réellement. Je me suis particulièrement attachée à Magda, cette petite fille qui aimait la couleur de la peau et qui un jour ira danser au bal mécanique.
Profile Image for Yolanny.
149 reviews
July 31, 2023
Roman - 377/614

Je n'ai malheureusement pas réussi à arriver jusqu'au bout de ce roman. Il m'a été offert dans le cadre d'une promotion donc je ne savais pas du tout à quoi m'attendre.

J'ai apprécié l'œuvre jusqu'à la page 177 ensuite mon attrait a diminué puis à partir de la page 307 j'ai forcé pour continuer.

L'histoire nous présente l'histoire d'une famille avec un parallèle fils/père au début. La partie du fils m'a captivé, la psychologie abordée, l'humour et les personnages fonctionnaient très bien. Lors des passages sur le père, j'étais moins intéressé mais je ne m'ennuyais pas.
C'est à partir de la première moitié de la partie 1 que j'ai commencé à m'ennuyer. L'intrigue a changé pour quelque chose de moins intéressant mais je me raccrochais aux quelques passages qui restaient dans cet esprit psychanalytique.

Lors de la fin de la première partie j'ai espéré que la seconde saurait me réintéresser. Mais je n'ai jamais été captivé des 70. Page que j'y ai lu. Je trouvais les dialogues alambiqués et peu naturels dans la façon de s'exprimer.

Tant pis, je retenterai l'expérience une prochaine fois peut-être.

Mention spéciale à toutes les œuvres citées en début de chaque chapitre qui instillent une ambiance et font découvrir le travail d'artiste. Ce livre est fait de manière intelligente je n'ai juste pas réussi à suivre le rythme.
Profile Image for charlie medusa.
601 reviews1,461 followers
December 7, 2022
La plupart du temps, on sait dans quoi on s'embarque en tournant la première page d'un roman. On a cerné le sujet, le genre, et s'il est toujours possible d'être surpris par quelques retournements de l'intrigue, on s'aventure globalement en terrain connu.

Et puis il y a les OVNI littéraires du style du Bal Mécanique, qui a tout l'air d'un roman historique, mais qui relève aussi de la saga familiale ou encore du récit contemporain, le tout sur un ton tour à tour vif et incisif, puis intime et lyrique, ou encore dense et technique. Il en va ainsi tout au long du livre, qui n'en finit pas de proposer toujours plus de changements de décor, de thématiques nouvelles et de soudaines trouvailles romanesques. On pourrait avoir peur que ce cocktail de sujets et d'époques ne soit quelque peu indigeste, mais c'est tout le contraire, et l'autrice parvient étonnamment bien à tirer le meilleur de tous les genres et toutes les tonalités qu'elle invoque, à la croisée de la reconstitution historique, du mélodrame générationnel, du récit à suspense et de la satire sociale.

S'il y a bien une façon d'aborder ce roman, c'est avec curiosité et sans la moindre attente, tant il sait surprendre et captiver son lecteur par des techniques inattendues. Le récit s'ouvre ainsi de nos jours avec le personnage de Josh, producteur d'une émission américaine téléréalité à succès, à mi-chemin entre la thérapie familiale et la redécoration d'intérieur. Une section semble a priori étonnante dans un roman pareil, mais ellefonctionne radicalement bien, avec des scènes brutales, passionnantes, acides, des portraits de personnages brossés au vitriol, et une dissection radicale des thèmes du virtuel, de l'image, mais aussi du couple, de la famille, ou encore de l'ambition. L'autrice a surtout l'intelligence d'adopter un second degré assumé et de caricaturer le tout à l'extrême, plutôt que de se borner à une critique primaire, façon "nos sociétés contemporaines sont enfermées dans les apparences et c'est vraiment pas bien".

Une fois cette introduction pour le moins accrocheuse achevée, on se plonge dans le cœur du roman, avec l'analyse de la famille de Josh et de son arbre généalogique aux branches pour le moins tortueuses, éparpillées entre l'Allemagne et les Etats-Unis. L'ouvrage s'assombrit progressivement, et prend de plus en plus le temps de décortiquer avec subtilité les réactions de ses personnages,au fur et à mesure qu'il remonte le temps. On découvre ainsi les origines d'un clan écartelé entre deux continents, deux origines, deux versions de la vérité, une famille amoureuse d'art et malmenée par la guerre, le mensonge et la dépossession.
Et c'est vraiment réussi.

Tout a pourtant été vu et revu sur le thème de la Seconde Guerre mondiale et des familles qui en pâtissent, mais Yannick Grannec parvient tout à fait à tirer son épingle du jeu en ne se concentrant pas tant sur l'intrigue en elle-même, somme toute assez classique, mais bien sur les dilemmes intérieurs de ses personnages, leurs passions contrariées, leurs quêtes de sens intenses et éblouissantes. On s'enflamme pour eux, on les plaint, on s'agace de certaines de leurs réactions, et on se trouve réellement troublé par une conclusion à la fois déstabilisante et complètement logique au vu du déroulé de l'intrigue. Le Bal Mécanique lance ainsi une drôle de danse assez improbable au premier abord, entre histoire de l'art, histoire tout court et histoire humaine, mais aboutit à un résultat très satisfaisant, un récit intime et politique comme on les aime et comme il est si difficile d'en produire sans basculer dans les clichés ou la caricature. Un roman qui a le bon goût d'être extrêmement fluide et prenant, plutôt bien construit, et surtout, toujours généreux dans son fond comme dans sa forme. A découvrir !

https://mademoisellebouquine.blogspot...
1,352 reviews58 followers
March 26, 2020
Un soir de 1929, la prestigieuse école du Bahaus, à Dessau, a donné un bal costumé. C’était avant que les nazis ne dévorent l’Europe, c’était un temps où l’on pouvait encore croire au progrès, à l’Art et au sens de l’Histoire. Pendant ce bal, une jeune femme, Magda, a dansé, bu et aimé.

Quel rapport avec Josh Shors, animateur à Chicago d’une émission de téléréalité dont le succès tapageur mêle décoration d’intérieur et thérapie familiale ? Quel rapport avec son père, Carl, peintre oublié qui finit sa vie à Saint-Paul-de-Vence, hanté par les fantômes de la guerre de Corée et les mensonges d’une enfance déracinée ? Quel rapport avec Cornelius Gurlitt, cet homme discret chez qui on a découvert en 2012 la plus grande collection d’art spoliée par le IIIe Reich ? Quel rapport avec le marchant d’art Theodor Grenzberg, qui poursuit sa femme, Luise, dans la folle nuit berlinoise ?

Je plonge toujours avec délice dans un roman de Yannick Grannec, et la première partie de celui-ci m’a plu.

J’ai aimé Josh et son émission de télé-réalité ; sa femme enceinte et son diagramme qui classe les candidats.

J’ai aimé suivre l’enregistrement d’une émission au concept intéressant.

J’ai aimé le père de Josh, peintre qui cultive sa solitude et l’enquête qui le concerne.

Dans la seconde partie : complet changement de décor. Nous sommes au début du siècle en Suisse, puis pendant l’entre-deux guerres en Allemagne.

J’ai moins aimé Magda, son enfance d’hôtel en hôtel au gré des fortunes de son père.

Je l’ai perdu lors de sa formation au Bauhaus puis de son installation en URSS.

L’auteure est tout de même extrêmement documentée sur cette école, ses enseignants et son fonctionnement.

L’image que je retiendrai :

Celle de la peinture réalisée par Paul KLEE de Magda et intitulé Le bal mécanique.

https://alexmotamots.fr/le-bal-mecani...
Profile Image for Vertdeau.
203 reviews14 followers
April 22, 2021
Une lecture assez différente en terme de style des Simples, de la même autrice.
Ici, on bascule de l'époque contemporaine où l'on suit Josh, producteur d'une émission de téléréalité américaine axée sur la compréhension psychologique de ses concitoyens. En parallèle, la vie de Carl, son père touche à sa fin.
Il découvre l'identité de sa mère suite à une enquête autour d’œuvres d'art volées par les nazis.

Cette première partie est assez prenante, l'intrigue se nouant peu à peu.

Dans la seconde partie du livre, on plonge dans le passé des parents de Carl, leur vie mondaine de marchands d'art et on suit Magdalena qui grandit.
Cette partie m'a surtout semblé un prétexte pour raconter le peintre Klee et cette biographie.
On se perd un peu dans cette histoire qui s'est étiolée à mon goût, les deux parties du roman étant trop déconnectées de mon point de vue.
185 reviews4 followers
February 17, 2017
Ce livre se divise en deux parties reliées par le fil ténu de la filiation. La première à pour sujet le monde assez écœurant et factice de la télé réalité et l'exploitation de la bêtise humaine quoiqu'il y ait un petit coup de théâtre qui change la donne.. La seconde raconte la passionnante aventure du Bauhaus et de ses acteurs ( Gropius , Klee ,Kandinsky.....) Il est dommage que le style laisse un peu à désirer
Profile Image for Sandrine.
515 reviews
March 12, 2017
Comme pour son 1er roman, Y Grannec
Impressionne par la richesse de la trame
historique : recedemment le nucleaire de
L entre deux guerres, ici la Bauhaus.
Le drame familiale construit sur heros reels et fictifs est passionnant.
Bizarrement les chapitres sur Josh sont mal ecrit et sans interet. Sans cela - un 4*
60 reviews
January 2, 2023
Destins croisés de Josh, animateur de télé-réalité à Chicago et de Magda, sa parente, étudiante au Bauhaus. Ce qui devait être une histoire fascinante se transforme bien vite en un mauvais traité d’art et de psychologie, comportant même quelques coquilles.
Profile Image for Johanna.
82 reviews
June 23, 2019
J'ai reçu ce livre dans le cadre de la Mass Critique, et remercie vivement Babelio et Pocket pour ce choix.

Ce roman est séparé en deux livres, le premier comptant les histoires de Carl et Josh, et le second celles de Théo et Magda.

Le premier livre concerne donc Josh, à la tête d'une célèbre émission de télé-réalité mêlant re-décoration de la maison et travail psychologie sur les membres de la famille. L'auteure nous plonge dans le quotidien de ce gourou de télé-réalité de Chicago et des rouages et manipulations de ce type d'émission. Josh est marié à Vikkie, enceinte et faisant sa mission de découvrir les origines de son mari quand la question finit par être posée.

Grannec nous dévoile également le quotidien sans surprise de Carl, le père de Josh, avec qui il n'a plus de contact et qui vit dans une villa à Saint Paul de Vence devant le ciel et la mer. Carl dit de lui-même "je suis vieux, c'est tout" pour expliquer qui il est, peintre, ex combattant de la guerre de Corée, ayant abusé de l'alcool et autres addictions, divorcé, étranger de son fils et n'ayant pour seule compagne qu'Aline qui s'occupe de lui. Carl est l'enfant d'un couple allemand l'ayant confié à des amis américains avant le début de la Seconde Guerre Mondiale. Il découvre dans son journal un article sur Gurlitt, marchant d'art ayant acquis des tableaux de façon illégale durant le nazisme et dont l'un d'eux n'est pas étranger à Carl puisqu'il porte le nom de son père.

Quand j'ai débuté le livre, certains passages notamment avec Josh m'ont semblé longs et j'ai eu un peu de mal à rentrer dans le roman à cause de ça. Toutefois les chapitre consacrés à Carl ont largement compensé cette "faiblesse" initiale, le vieil homme m'ayant beaucoup, beaucoup plu. Je précise que j'ai beaucoup de mal avec la télé-réalité ce qui explique sûrement mon ressenti sur Josh qui m'apparaît comme une triste caricature de notre société et me l'a rendu immédiatement antipathique, même si ses réflexions sont par ailleurs très pertinentes sur l'être humain moderne, Grannec joue d'ailleurs beaucoup avec les codes du genre. Si Josh n'était pas là, un autre prendrait aussitôt sa place, serait peut-être même pire...

Le second livre raconte l'histoire de Théo, marchant d'art, sa rencontre avec Luise, jeune héritière qu'il finit par épouser, et leur vie durant cette période pré-hitlérienne. de leur amour naîtra Magdalena (ou Magda), qui baigne très tôt dans l'art et finit par intégrer le Bauhaus comme son parrain Paul Klee.

C'est sans conteste ce second livre qui fait toute la force de ce roman. L'écriture y est sublime. Magda est éprise de liberté et d'idéaux qui la poussent à rejeter les codes établis pour les femmes à cette époque. Grannec nous plonge dans l'histoire, dans l'art des années 20 et 30 avec une aisance qui dénote sa connaissance du sujet et nous dévoile les grandes figures de la peinture de l'époque, Paul Klee, Otto Dix. Grâce à elle, j'ai découvert la peinture de Klee, que je ne connaissais pas, ce que je regrette.

A chaque début de chapitre, Y. Grannec prend également la peine de citer une œuvre liée à ce qu'elle développe dans son chapitre.

Je me suis interrogée sur la pertinence des changements de pronom de narration, passant parfois dans le même chapitre du "je" au "il/elle", c'est un parti pris de l'auteur et j'ai fini par m'y habituer en avançant dans les chapitres. Les chapitres sont pour la plupart courts et se lisent facilement. Grannec a un vocabulaire et un phrasé que j'ai beaucoup apprécié, très poétique. Je n'ai relevé que quelques citations m'ayant particulièrement touchées et que j'ai choisi de partager ici, mais en réalité une bonne partie du livre mériterait d'être citée.

Ce livre traite certes de la filiation, mais surtout de la liberté, des idéaux et rend hommage à l'art dans toutes ses formes. Il m'a laissé un goût d'inachevé, tout simplement car je ne voulais pas lâcher ces personnages, j'aurai aimé en lire encore plus. J'ai trouvé le dernier chapitre bien amené et en même temps, j'avais encore des questions en suspens qui n'ont trouvé que partiellement réponse sur ce qui est finalement arrivé à Théo et Magda, même si on peut s'en douter.

Je commande vraiment Y. Grannec pour ses recherches pointues et sa plume. Je concède avoir aussitôt le livre terminé cherché sur internet si Carl Schors avait réellement existé et peint ces fameux nuages. le bal mécanique est un roman puissant que j'ai eu du mal à reposer une fois terminé.
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