Baptisé à Ville-Marie le 20 juillet 1661, Pierre Le Moyne d’Iberville est le troisième des onze garçons et deux filles nés du mariage de Catherine Thierry-Primot et du marchand montréalais Charles Le Moyne de Longueuil. Iberville était assez instruit pour maîtriser une plume alerte et incisive, assez éduqué pour être à l’aise avec le roi et ses ministres et assez rusé pour jouer de cruauté et de générosité. S’il avait été gouverneur de la Nouvelle-France et si la mort ne l’avait pas fauché à l’âge de 45 ans dans l’île de Cuba, l’Amérique du Nord aurait peut-être été française…
Né à Nogent-sur-Seine dans le département de l'Aude en France le 15 janvier 1818, il est d'abord avocat. Puis il entre chez les Sulpiciens en 1844 et est ordonné à Paris, le 23 décembre 1848.
Il est en France de 1848 à 1851. À Montréal de 1851 à 1891, il est vicaire à Saint-Jacques et à Notre-Dame. Il reçoit le titre de docteur ès-lettres de l'université de Québec en 1868.
Auteur de plusieurs ouvrages, il décède à Montréal, le 30 septembre 1891.
Ce manuscrit a été rédigé en 1890 par un ecclésiastique français arrivé au Canada à l'âge de 33 ans, mais déjà plein de préjugés envers les Premières Nations et, surtout, convaincu de la gloire infaillible de tout ce qui est Français. On y aborde donc malheureusement davantage l'histoire de l'évangélisation et des victoires françaises contre les Anglais en Amérique au XVIIe siècle, avant l'abandon des Amériques par Louis XV, que la vie et l'histoire de Pierre Le Moyne d'Iberville, qui fut vraisemblablement un des premiers grands personnages canadiens de notre jeune histoire.