Voici le roman le plus singulier de Dany Laferrière : un roman dessiné. Et écrit à la main ; comme tous les précédents, mais dans cet Autoportrait de Paris avec chat son écriture est reproduite en même temps que ses dessins, dans ce volume de grand format et de grande ambition. Et c’est guidés par la main du plus charmeur des académiciens français, ses lettres et ses couleurs, que nous pénétrons dans un Paris à son image, un Paris qui, d’une certaine façon, n’est autre que lui-même. Plutôt que « À nous deux Paris ! », voici « Nous deux à Paris ! ». Le narrateur, un grand rêveur, arrive dans la ville la plus réaliste du monde. Il en fait la découverte et nous avec lui, remontant ses rues et le temps à la rencontre de ceux qui ont fait sa gloire. Paris, ses monuments de pierre et d’intelligence, l’arc de Triomphe aussi bien que Balzac, ses cafés aussi bien que ses créateurs de mode, le Flore aussi bien que Gabrielle Chanel. Paris se nourrit aussi des étrangers qui cessent d’en être dès qu’ils l’aiment et contribuent à faire ce qu’il est. Et voici donc Hemingway, et voici donc Noureev, et voici donc Apollinaire… Et puis il y a Chanana. Qui est cette mystérieuse chatte en manteau rose qui arrive chez le narrateur à minuit ?
Né à Port-au-Prince en avril 1953, Dany Laferrière a grandi à Petit-Goâve. Il écrit pour le journal Le Petit Samedi soir et fait partie de l’équipe de Radio Haïti. Il quitte son pays natal à la suite de l’assassinat de son collègue et ami, le journaliste Gasner Raymond. Il s’installe au Québec où il occupe plusieurs emplois avant de commencer à écrire.
Son premier roman, Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer, paraît en 1985 (VLB). Le succès est immédiat et les réactions nombreuses. Laferrière devient alors l’un des principaux représentants d’une nouvelle génération d’écrivains dans le paysage littéraire québécois.
Dany Laferrière écrit ensuite Éroshima (1987), puis L’Odeur du café (VLB, 1991), qui est récompensé par le prix Carbet des Caraïbes. En 2000, près de vingt-cinq ans après son arrivée au Québec, il signe Le Cri des oiseaux fous (Lanctôt), roman dans lequel il témoigne des raisons qui l’ont poussé à quitter Haïti et qui remporte le prix Carbet des Lycéens. En 2006, le prix du Gouverneur général du Canada est décerné à son album jeunesse Je suis fou de Vava.
Habitant en alternance Montréal, New-York et Miami, l’auteur se considère avant tout comme un citoyen de l’Amérique. C’est dans cet esprit qu’il rédige ce qu’il appellera son Autobiographie américaine, un grand projet regroupant une dizaine de ses titres et qui dresse un portrait de l’Amérique, d’Haïti à Montréal, en passant par les États-Unis.
Dany Laferrière mène, parallèlement à ses activités littéraires, une carrière de journaliste et de chroniqueur, tout en faisant quelques apparitions à la télévision et au cinéma. Il a également scénarisé quelques longs-métrages, le plus souvent des adaptations cinématographiques de ses romans.
Édités en France chez Grasset, les livres de Dany Laferrière ont été traduits dans une douzaine de langues, dont le coréen et le polonais.
Laferrière a publié cinq romans aux Éditions du Boréal. Son plus récent livre, L'Énigme du retour, est en lice pour le prix France Télévision, le prix Wepler et le prix Décembre. En plus, il se trouve déjà en deuxième sélection pour le prix Médicis 2009 ainsi que pour le prix Fémina 2009.
Biographie tirée du site Internet des éditions Boréal.
C'est un honneur et une grande surprise de réaliser que je suis le premier à partager mon appréciation de ce livre sur Goodreads! J'ai adoré! Un roman/livre dessiné ou peu importe son appellation, est d'une originalité incroyable et un très bel objet physique en plus. On est encore une fois dans la tête de cet auteur, mais un peu moin dans ses réflexions, dans certains délires par moment, mais surtout dans une sorte d'analyse du mond elittéraire/artistique. C'est très difficile de résumer ou d'expliquer ce livre qui est unique en son genre, mais je vais essayer de le fair ene bref. On y retrouve, des textes, des dessins, des réflexions personnelles, de l'humour et de courtes biographies de personnages célèbres (surtout des auteurs, mais pas uniquement). Je crois qu'il s'agit vraiment d'un hommâge à l'art sous ses diverses formes! Dany Laferrière est un grand auteur, un grand homme, qui accepte de prendre des risques et qui ne cesse de me suprendre! Bravo!
J’ai « dégusté » ce livre petit pas à petit pas, sans aucune presse et en prenant mon temps. Première intrusion dans les livres de Dany Laferrière qui ne sera sans doute pas la dernière.
Chaque page est une découverte d’un univers. Ce livre est en soi un album illustré, de la description bibliographique en prémisse jusqu’à la dernière page (même la table des matières et les crédits). Il ne faut pas s’attendre à une oeuvre artistique exemplaire, mais la beauté se trouve dans la fantaisie. Il faut parfois se creuser les méninges pour comprendre l’ecriture de M. Laferrière et analyser les dessins. Ce n’est pas un livre que je relirais, mais il n’en reste pas moins que ce document est un classique à mettre sur vos listes Goodreads.
Peut-être que mes attentes étaient trop élevées. La description de la cote 2/5 est "it was ok". C'est exactement mon feeling après avoir tourné la dernière page. De beaux bonheurs littéraires, au tournant des pages, mais ces petits plaisirs furent éphémères et TRÈS sporadiques.
J’ai été d’emblée séduit par la proposition visuelle. Le livre est écrit et illustré à la main. Ce lecteur s’est habitué rapidement à la calligraphie de l’auteur ainsi qu’à la mise en page bigarrée. Le propos est également intéressant. Il s’agit en fait de vignettes, de chroniques dans le quotidien de Dany Laferrière, dans son monde réel et dans son monde imaginaire, toujours à Paris. Il est entouré de personnages historiques, d’artistes, d’éditeurs, de voisins colorés … et de Chat.
Mais, après quelques dizaines de pages, j’ai réalisé que seuls les mots m’intéressaient; Les dessins, qui ne suscitaient guère ma curiosité, étaient passés au stade de distractions que souvent mes yeux contournaient, évitaient, ignoraient.
Je dirais que cet effort de l'Immortel est, au plus, cute, mais "cuteness has its limits". Dommage!
Oh la la. Je l’ai lu quelques pages à la fois... Beaucoup moins accessible que ses autres œuvres, on voit toutefois le plaisir qu’il a eu d’être libre.
J’ai adoré le chapitre « Comment faire ce qu’on ne sait pas faire » étant le seul qui ressemblait à du classique Laferrière.
Très confus comme narration, difficile d'accrocher à l'histoire. Cependant, le principe du roman dessiné est incroyable, coloré, et authentique. On sent que l'auteur se livre à nu pour exposer sa pensée en toute humilité.
Un chef d'oeuvre, très intéressant dans sa forme, l'auteur ne s'en cache pas d'ailleurs. Sa forme fait presque en sorte qu'il s'agit d'un livre de table basse (Coffee table book)
J'ai cessé la lecture après la page 30. Un trip d'éditeur, un auteur pas convaincu par la démarche, un lecteur pas certain de comprendre l'intérêt du format — tout amateur de carnets, de bédé et de Laferrière que je suis. La taille du livre est grotesque ( couverture souple, un format inhabituel qui excède le 8½×11"), la typo est parfois inintelligible, la colorisation est puérile. J'aurais dû me méfier du collant «Le choix de Châtelaine» en page couverture.
J'étais très motivée à lire ce livre, car j'aime beaucoup les livres de Dany Laferrière. Mais l'écriture manuscrite a fini par m'avoir. J'avais mal à la tête à seulement essayer de lire, j'ai donc fini par abandonner. J'aime l'idée d'un roman présenté sous forme de notes, mais une écriture plus aérée aurait facilité les choses. Pourquoi pas un livre pour enfant, plus court?