Dépolitisée, la psychanalyse rouille aujourd'hui dans la boite à outils de la normalisation contemporaine, patauge dans le marécage du conformisme généralisé. Il n'en a pas toujours été ainsi. S'appuyant sur une historiographie minutieuse, une lecture croisée de Deleuze, Guattari et Lacan et un matériel clinique foisonnant, Florent Gabarron-Garcia restitue à la pensée et à la pratique psychanalytique toute sa vitalité. Le primat oedipien abandonné, c'est avec l'inconscient réel qu'il s'agit désormais de cheminer : un inconscient traversé par les aléas de nos histoires singulières et de la grande Histoire et capable de subversions à l'encontre du règne su spectacle et de la marchandise.
c'est le moment où je fais que lire plutôt que de réviser ! j'en profite pour finir un peu mes lectures en cours
finalement cette lecture, bien que très peu digeste, était enrichissante. il ne s'adresse pas nécessairement à des néophytes sur le sujet de la psychanalyse. j'éprouve beaucoup de résistance pour ce domaine (pour ne pas dire dédain) quand on sait toutes les merdes au mieux individualisantes au pire complètement racistes tout en nourrissant la culture de l'inceste. mais je dois avouer qu'il a bousculé plein de représentations que je m'étais faite toutes ces années où j'ai pu subir la psychanalyse. beaucoup de frustration de voir qu'il y a eu à un moment donné une tentative de politisation à gauche de la psychanalyse en produisant tout de même des trucs brillants qui ne seraient pas à jeter sans réfléchir, hélas aujourd'hui tout a été balayé d'un revers de main et ignoré par les institutions dominantes pour se rendre compatible avec le modèle fasciste. c'est pour cela que je ne dévierais pas de ma position initiale anti-psychanalytique.
en revanche ça m'a bien motivé à lire plus profondément sur le sujet, et l'avantage de ce dépliage historique m'a permis d'avoir beaucoup de sources anciennes comme récentes.
Mit „L’héritage politique de la psychanalyse“ legt Florent Gabarron-Garcia eine ebenso mutige wie notwendige Intervention vor. Sein Essay versteht sich als Kritik an der konservativen Verengung der Psychoanalyse, die das Leiden des Einzelnen vom gesellschaftlichen Kontext abkoppelt und es in den Raum des rein Privaten verschiebt. Gegen diese Tendenz fordert er eine „Desödipianisierung“ der Disziplin – eine Öffnung hin zum Realen, zum Sozialen, zur Geschichte. Gabarron-Garcia erinnert daran, dass Psychoanalyse nie nur Seelenhygiene war, sondern immer auch eine Theorie des Subjekts im Gefüge von Macht, Sprache und Gesellschaft. Eine Klinik, die die Verbindung zwischen individuellen Lebensgeschichten und der „großen Geschichte“ ernst nimmt, kann – so seine These – subversive Kraft entfalten. Sie wird nicht zum Instrument sozialer Anpassung, sondern zu einem Ort der Bewusstwerdung und Transformation. Das Buch ist definitiv mehr als eine fachinterne Debatte. Es ist ein leidenschaftliches Plädoyer für eine psychoanalytische Praxis, die psychische Heilung und politische Befreiung als untrennbar begreift – und die das Gefühl der Schicksalhaftigkeit in einen Wunsch nach gesellschaftlicher Veränderung verwandelt.