De 1930 aux années 2000, de Haïfa à Genève, de mère en fille, quatre femmes libano-palestiniennes tenaces, déterminées, attachantes, nous racontent la panique des départs dus à la guerre et leur exigence de liberté. Les palpitations du Moyen-Orient du XXe siècle irriguent le récit de leurs vies.
Très beau livre sur l’exil, les traumas inter-generationnels, la guerre, le lien entre Occident et Moyen Orient, ainsi que sur ce qu’implique être une femme dans la société. Fuir ses responsabilités, est-ce la solution à nos problèmes ? Ou faut-il au contraire y faire face pour se sentir utile et n’avoir aucun regret ? C’est les questions que posent les histoires des différentes femmes de ce livre.
Voilà, une si belle découverte. Une agréable escapade qui vous donnera envie de partir si loin, d'avoir des ailes comme Lila la dernière descendante de Naima. L'exil qui se défile dans ce roman comme une aspiration permanente à exister. 200 pages de voyages, de sentiments mitigés, d'événements qui avaient marqué l'histoire du Liban et de Palestine, et surtout des retombées socio-politiques de ces événements...Un style très fluide et un récit retraçant les vies de quatre femmes à partir des années trente jusqu'aux années 2000.. Un beau récit impressionnant que j'ai adoré. Pour un premier livre de l'auteur, c'est tellement magnifique...
Una prima nota che non ha a che vedere con il testo scritto ma con il libro in sé e per sé: la Casa editrice Astarte, che ha come linea editoriale quello di diffondere la letteratura dei paesi del Mediterraneo, ha pubblicato da poco il testo in Italia, scegliendo per i suoi libri una veste grafica molto bella ma anche un'impaginazione e una dimensione che rende il libro maneggevole e facile da leggere, bravi davvero per tutto. Il libro parte da un'idea molto bella: dare voce a quattro generazioni di donne che partendo dalla Palestina e dal Libano affrontano la migrazione forzata causata dagli eventi bellici che nel corso dell'ultimo secolo attraversano tutta la regione. L'autore fa emergere molto bene come gli eventi politici e la struttura patriarcale della società obblighi queste donne ad assumere su di sé la responsabilità totale dei figli e della famiglia, sottolineando efficacemente come tutti questi limiti influiscono sulle aspettative delle donne, tarpando loro le ali e obbligandole a scelte che non avrebbero mai fatto altrimenti. Pur con queste premesse però il libro non riesce ad entrare nel profondo dei singoli personaggi che si prefigge di raccontare. Le quattro donne, che parlano in prima persona in paragrafi che portano il loro nome, parlano tutte con la stessa voce, a prescindere dall'età, facendo usare alla bisnonna e alla nipote le stesse parole, esprimere la stessa consapevolezza sul mondo, rendendo tutto abbastanza innaturale. Sembra che l'autore, nel tentativo di dare voce alle donne della sua famiglia, non riesca mai davvero a mettersi da parte e parla con la propria voce. Se avesse scelto di raccontare tutto in terza persona forse ne sarebbe venuto fuori un racconto più onesto. Manca profondità, vita quotidiana, pensieri reali: è come se tutto fosse raccontato da un osservatore molto lontano, che ha carpito qualcosa di queste vite ma che non è mai riuscito ad entrarci davvero dentro. Rimane comunque un libro interessante da leggere.
L'histoire de l'errance d'une famille palestino-libanaise, entre son pays d'origine, puis le Liban, la Suisse et la France, autour de quatre femmes de générations successives, toutes porteuses d'un certain élan mais chacune à des degrés divers écrasée par la violence, la peur, et la domination d'hommes souvent décevants. Une réflexion qui s'enroule peu à peu autour du thème de la responsabilité, et ses rapports mystérieux avec la liberté. La liberté, est-ce embrasser ses responsabilités ou les fuir ? Chacune des femmes donnera à cette question une réponse différente. Des scènes hilarantes, comme la mari qui lors d'un dîner entre amis s'enflamme pour la liberté pour tous, l'égalité des sexes et la démocratie, et rentré à la maison, s'affale sur le canapé, allume un cigare et demande ce qu'on mange demain. Desservi par une écriture bizarre, qui échoue parfois à transmettre la pensée exacte.
Vu le contexte actuel, c'est une lecture que j'ai particulièrement apprécié. Un style très léger, et un très beau texte qui permet une belle réflexion sur le passé et une remise en question de notre vision de la guerre et de l'exil.
Au delà du contexte israélo-palestinien et libanais de l'œuvre, il s'agit avant tout d'une recherche, de cette identité familiale et personnelle perdue à travers ces pays que l'on traverse. Jadd Hilal est un homme, mais il écrit l'histoire de femmes, des femmes de sa famille, de chaque petit bout qui fait aujourd'hui de lui qui il est. C'est un livre qui parle de générations et de transmission avec une sensibilité profonde. Jadd Hilal nous montre à voir la brutalité d'un monde opprimé, les silences et les non-dits des femmes prisonnières et la difficulté de l'homme à s'exprimer et à viser au-delà des émotions primaires. Les mots et les phrases transpercent leur légèreté apparente pour nous laisser découvrir un endroit où les choses ne se disent pas mais se ressentent.