Religieuse, visionnaire, scientifique, poétesse et compositrice, l'abbesse Hildegarde de Bingen n'a cessé, depuis sa mort, d'inspirer femmes et hommes. Figure totale du Moyen-âge européen, elle déborde des limites du XIIe siècle et de la vallée Rhin où elle vécut : depuis sa berge de fleuve, entre Mayence et Cologne, Hildegarde rayonne sur l'univers entier. Née au moment où la première Croisade arrive à Jérusalem, elle meurt tandis que naissent les premiers chevaliers de romans. A son expérience de femme de pouvoir, son oeuvre mêle observations et visions, unissant sous une même énergie vitale les mondes réels, imaginaires et divins. Léo Henry crée, autour de Hildegarde, un livre-monde qui emprunte ses formes autant au récit épique, qu'à l'hagiographie ou au roman picaresque. Une fresque, qui court de la création du monde à l'Apocalypse, et explore l'intrication du temps qui passe et des histoires que nous nous racontons. Inclassable et foisonnant, Hildegarde est un roman merveilleux, un roman de l'émerveillement.
Je m'attendais à une biographie romancée de Hildegarde de Bingen. Mais le livre évoque surtout beaucoup, beaucoup plus que cela - Hildegarde n'intervient qu'à la moitié de l'ouvrage ! Diverses vies de saints, nobles, clercs nous sont contées, dans un mélange de vérité et de légende. Cela donne un récit très érudit, peu accessible à qui n'est pas familier de cette époque ou qui n'est pas habitué à une telle forme d'écriture. Pour ma part, je me suis accrochée mais j'avoue avoir survolé les deux dernières parties, fatiguée après ces mois de lecture en petits morceaux - plus digestes. Le livre a certes nécessité un travail énorme pour l'auteur, cela se sent, mais je ne pensais pas avoir à faire face à un tel niveau. A lire si on s'intéresse de près à Hildegarde et à tout le contexte qui entoure la vie de cette sainte, si vous êtes un(e) simple curieux(se), je vous préviens, la lecture n'est pas aisée. J'aurai aimé que la 4e de couverture soit un peu plus claire, en tout cas, sur le fait que le livre ne parlait pas tant de Hildegarde que d'une époque, une façon de vivre, penser.
J'avais très envie d'aimer ce livre, entre autres parce qu'il m'a été recommandé par un de mes besties qui en général tape juste sur ses suggestions mais UGH j'ai pas accroché. Le style est... trop visuel pour moi ? Si ça a du sens ? Il n'est pas très notable mais quand il l'est j'ai l'impression que la manière de Leo Henry de dépeindre des images clash avec ma manière de me représenter les choses. Il y a aussi quelque chose de très pointilleux, presque administratif, dans les détails de la vie de personnages, qui sont relatés sans beaucoup de contexte ou de cadre, me poussant à me demander constamment pourquoi je devrais me soucier de telle période de rédaction de telle lettre écrite par tel type qui n'est même pas un contemporain d'Hildegarde.
Une somme d'érudition , qui explose dans tous les sens, autour d'Hildegarde de Bingen, ses prédécesseurs comme ses successeurs. Une belle écriture, qui rend vivants histoire et légendes. Mais au final, il faut s'accrocher pour tenir la distance.
Je suis sûre que j'avais acheté ce livre pour une bonne raison mais en relisant la quatrième de couverture assez floue, impossible de comprendre pourquoi. J'ai lu le premier chapitre et je suis complètement perdue. C'est joli, mais ce n'est pas pour moi.