Aguichante, excessive et flashy, la poésie d’Emmanuelle Riendeau est une lâchée lousse dans la nuit, sifflant des verres et déclamant, provocatrice, dans une langue de désordre, les remords ravalés, les black-out, les trop tard et l’abus pelvien de toutes ces baises qui ne sauvent de rien, sinon de la neurasthénie.
Je sais que la beauté de la poésie c'est l'étendue qu'elle peut couvrir, mais je n'ai pas accroché dans ces poèmes. J'en admire le côté à vif et cru, mais j'ai du mal à y voir au delà du premier degré. En effet, normalement quand je lis des poèmes je m'en sens emportées, même si je reste étrangère à la thématique, mais je trouvais difficile de pénétrer l'imaginaire de la poétesse. Je serais tout de même intéressée à relire l'auteure.
3.75*, arrondies à 4*. J'aime toujours lire des recueils qui sont loins de ma réalité et voir à quel point je peux m'immerser dans la réalité de l'auteur / l'autrice. Dans ce cas-ci, c'est réussi... j'ai eu quelques hauts-le-coeur aux endroits propices ("grosse graine graisseuse" en particulier).
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