Pourquoi perd-on l'amour de sa vie ? Pourquoi le doute l'a-t-il si souvent habité ? Quels regrets, quels remords en conçoivent les amants ? Où mène le lien amoureux ? Dans une famille dont le mari s'est absenté, une femme et ses enfants, attendant son retour incertain, regardent un film, Chaînes conjugales, qui met en scène ces énigmes. La vie et la fiction se répondent. Dans un face-à-face avec les personnages du film, ceux du roman partagent aventures et mésaventures sentimentales. Paradis conjugal réunit le cinéma, la littérature et la vie, et Alice Ferney dans ce nouveau roman poursuit son exploration du sentiment amoureux avec acuité et une sensibilité singulière.
Comme je l'ai déjà écrit, j'aime beaucoup l'écriture de cette auteure et je porte un intérêt à tous ses livres. Ce roman est intimiste avec une double histoire : un film et la vie de celle qui le regarde.
Le film que Elsa regarde est "Chaînes conjugales" de Joseph Mankiewicz de 1949, il relate l'histoire de 3 amies qui apprennent que le mari de l'une d'entre elles est parti avec une autre et montre les différents moments de vie de chacune qui essaie de comprendre.
"Ceci permet à Mankiewicz une étude très critique et très drôle des mœurs américaines à travers l'évocation du parcours de trois couples aux origines sociales différentes."
*** Recensione a cura de La Redazione di PescePirata ***
Paradiso coniugale è un libro strano, un po’ diseguale. L’idea di base è intrigante: descrivere la crisi (di mezz’età e coniugale) della protagonista, Elsa Platte, un’ex ballerina e madre di tra figli, attraverso la corrispondenza dei suoi sentimenti con un film in bianco e nero degli anni '40, Le Tre Mogli, che Elsa guarda ogni sera. La struttura della narrazione si gioca dunque sui binari di una doppia realtà, quella di Elsa e quella del film. Anche Le Tre Mogli, che, pur essendo un film americano, è trasposto nel libro in modo da farlo assomigliare più al cinema francese degli anni ’60 e ‘70, si gioca su tre storie di matrimoni in crisi. Le tre protagoniste ricevono durante una gita lontane da casa, un misterioso biglietto in cui si comunica che uno dei loro mariti ha lasciato la propria casa per seguire la bella e seducente Addie Ross, il sogno erotico proibito del gruppo di uomini (e della cui presenza vengono fatti percepire solo dei dettagli, senza mai mostrarcela davvero). Il concetto di fusione tra due realtà narrative parallele, il gioco, quasi filosofico, di identificazione (il lettore stesso entra dentro il film insieme a Elsa) gettano le basi per un romanzo di riflessione, dai ritmi pacati, ma che pone questioni molto intriganti. Lo stile è molto curato, quasi da prosa d’arte, uno stile, insomma, molto francese (mi sono venuti in mente, pur nella loro estrema diversità, Les Onze di Pierre Michon e Dans les mains de l’ange di Dominique Fernandez). Pur rinunciando a vette auliche, è uno stile ampio e ricco, il più delle volte ben condotto dall’autrice. Purtroppo, però, non tutte le parti del romanzo funzionano bene come l’impianto prometterebbe. Le prime cento pagine sono lente, si fatica a entrare nel mondo di Elsa prima dell’inizio del film, anche perché l’autrice indugia in riflessioni filosofiche piuttosto banali, in netto contrasto con l’emotività irrazionale della protagonista, l’autrice reitera più volte l’anticipazione di quanto avverrà, procrastinandola e rendendo la lettura faticosa. Quando finalmente il film comincia e si entra nel vivo del gioco, la vicenda assume un buon ritmo (non aspettatevi, però, un romanzo d’avventura denso di suspense), con una risoluzione molto interessante della linea narrativa cinematografica. Non avendo visto il film, però, non so quanto la trovata narrativa sia debitrice della sceneggiatura originale (da quanto capisco, molto) né quanto l'efficacia delle parti che raccontano il film (senza dubbio le più scorrevoli e con una migliore caratterizzazione dei personaggi) dipendano dall'opera originale. Il romanzo sarebbe potuto finire dopo poche pagine dagli immaginari titoli di coda, invece sorge il secondo punto negativo: la fine. Non vi anticipo la risoluzione dell’intreccio, ma questa è ostentata, protratta troppo a lungo e, per mantenere il tono dello stile, si ricorre a metafore ripetute e abusate che dovrebbero trasportare emotivamente il lettore e invece scivolano senza pietà nel ridicolo. L’impressione è quella di un ultimo capitolo scritto in un secondo tempo e congiunto al libro in modo pretestuoso (forse per ragioni di mercato).
Consigliato a: chi ama la narrativa francese contemporanea più tradizionale, agli amanti del cinema e a chi ama il gioco di interazione fra diverse arti. Consigliato a chi ha apprezzato Les Onze, tenendo conto che, pur partendo da presupposti molto simili, il primo è superiore.
Elsa Platte a renoncé à sa carrière de danseuse pour se consacrer à son mari, Alexandre, et à ses quatre enfants. Depuis plusieurs mois, elle s'est prise de passion pour un film de Joseph Mankiewicz, Chaînes conjugales, au point de le visionner tous les jours et de négliger son environnement familial. Ce film de 1949 obtint l'Oscar du meilleur réalisateur et du meilleur scénario. L'histoire est la suivante : Trois femmes, Deborah, Rita et Lora Mae, se retrouvent près d'un embarcadère afin d'accompagner les enfants d'un orphelinat pour une mini-croisière et un pique-nique. Leur amie Addie Ross manque à l'appel et leur fait parvenir avant le départ du bateau une lettre dans laquelle elle leur annonce qu'elle a quitté la ville en compagnie du mari de l'une d'entre elles. Commence alors pour les trois amies une difficile journée, au cours de laquelle chacune, en proie au doute, va revivre certains évènements qui pourraient expliquer que son mari soit l'infidèle.
Le roman d'Alice Ferney nous raconte, lui, la soirée d'Elsa, elle-même dans l'incertitude : en effet, son mari, la veille, révolté par son indifférence, lui a tenu des propos définitifs et a quitté la maison : "Demain soir et les soirs suivants, prépare-toi à dormir seule. Je ne rentrerai pas dans une maison où ma femme est installée devant la télévision, voit le même film depuis trois mois, ne se lève pas pour me préparer à dîner, et se couche sans me regarder !"
Ce soir, comme tous les autres soirs, Elsa est donc devant son poste et regarde le film de Mankiewicz, mais n'est pas seule car ses deux ainés, adolescents, le visionnent avec elle, curieux de comprendre ce qui fascine leur mère. Et c'est à travers le regard d'Elsa que nous est raconté le film, scène par scène, tandis qu'elle commente intérieurement ce qu'elle voit et analyse sa propre existence et ses sentiments.
La lecture des cinquante premières pages a été un peu laborieuse, car l'intrigue peine à se mettre en place. Mais à partir du moment où commence la narration du film, j'ai été séduite par ce roman, par la précision du style, par la description minutieuse des personnages, par l'analyse de leurs caractères et par la résonance de cette fiction avec l'héroïne du livre.
Placée dans une situation identique à celle des personnages du film, la possible désertion de son mari, Elsa en arrive à se remettre en question et à chercher dans son comportement ce qui a pu provoquer la fuite de son mari. Comme elle comprend les raisons qui pourraient expliquer le départ de chacun des trois maris, elle commence à mieux appréhender ses propres manquements vis à vis de son époux.
Ma première approche de ce livre d'Alice Ferney s'est faite lors de son passage dans une émission de France-Inter. Intriguée par le procédé, j'avais emprunté le film Chaînes conjugales à la médiathèque, de façon à être prête pour la lecture, le jour où je pourrais y trouver le roman. Je crois, au vu des multiples billets concernant ce livre, que la connaissance du film avant la lecture est un plus. Elle permet de mieux apprécier la qualité narrative de ce roman, d'admirer la façon dont Alice Ferney fait revivre le film et comment elle réussit à ménager le suspense sur l'identité du mari, même si on connait déjà la fin du film. Une lecture que je conseille, mais après avoir vu le film de Mankiewicz, qui est magnifique !
Je n'ai pas du tout aimé livre, dont j'ai trouvé le propos très conservateur, avec une apothéose sexuelle très bizarre à la fin (j'hésite à dire que c'était de mauvais goût mais en tout cas, ça ressemblait à une scène de sexe de romance dont l'auteur se serait aidé d'un thésaurus et d'un manuel de syntaxe). Il faudrait que je retrouve la citation qui parcourt tout le livre ("je ne rentrerai pas chez moi pour une femme... qui ne se lève pas pour me faire à manger.... s'endort en me tournant le dos") m'enfin, ça ne me donnait pas envie de souhaiter le retour du mari. Pourtant, j'ai beaucoup accroché au montage en parallèle du film (que j'avais vu, mais le souvenir était flou) et de la soirée de la narratrice : les interprétations données au film... Les personnages des enfants sonnent faux : des petits adultes sentencieux.
Me encantó el libro, cada persona con su personalidad, los problemas de las relaciones amorosas, lo difícil que puede ser mantener vivo un amor y no caer en la cotidianidad, para las tres parejas del libro y para la pareja exterior fue necesario una crisis para valorar lo que tenían. Elsa ve la película y al mismo tiempo vive su relación.
Once again, wonderful. This author is really special. The style (in French) is sometime difficult to start with. She has a very specific way to write. But she is so incredible. What a brilliant idea to use a movie as the basis to tell a story.