Le rideau du salon s’écarte, une main qui apparaît à travers la vitre constellée de flocons de neige et qui s’agite deux ou trois fois. « Je n’oublierai jamais. Cette main, c’est la dernière image que j’ai de mon fils », raconte la maman de Karim. À quelques kilomètres de là, le même drame secouait la famille de Rima, 18 ans. Deux jours plus tard, Karim, 18 ans lui aussi, Rima et cinq autres amis s’étaient déjà volatilisés en Syrie. On ne les a plus jamais revus. Quant à Ali, dont l’histoire a inspiré ce livre, il est devenu, à 16 ans, le plus jeune Canadien condamné pour terrorisme au pays. Ce gamin trop jeune pour réaliser la gravité de son geste voulait partir, lui aussi. Pour aider le peuple syrien, pensait-il. Mais il a échoué.
Comment ces enfants sages qui rêvaient d’un autre monde ont-ils pu être séduits par le projet révolutionnaire contemporain le plus effrayant ? L’histoire d’Ali, de Karim, de Rima et d’autres racontée dans cet ouvrage est bouleversante. Elle intrigue autant qu’elle inquiète parce qu’elle peut se transposer à n’importe quelle radicalisation idéologique, politique ou religieuse. « Bye-bye maman ! » est une plongée dans les ténèbres. Mais c’est aussi un récit profondément humain et un message d’espoir.
J'avais tellement hâte de lire ça pour comprendre ce qui se passe chez les jeunes qui joignent les rangs des Islamistes radicaux. Je voulais connaître la réalité que vivent ces familles. Malheureusement, le livre n'est pas intéressant.
Un livre qui permet de mieux comprendre ce qui se cache derrière le départ de jeunes qui quittent pour aller combattre à l'étranger. Un livre à hauteur humaine qui se penche également sur la réalité des parents de ces ados.