“Traverser l’Antarctique, c’était mon rêve d’enfant. J’ai décidé d’affronter cette immensité blanche en empruntant un itinéraire jamais exploré, le plus long que l’on puisse envisager : 5 100 km d’une trace presque rectiligne, avec, devant moi, la solitude, les champs de crevasses, les tempêtes de neige, les températures glaciales.
Cette traversée m’obligera, je le sais, à battre des records de vitesse pour ne pas être englouti par l’hiver. On me prédit l’enfer, une course contre la mort. Après trois semaines de bateau pour rejoindre le continent au milieu des icebergs, je plante fermement mes bâtons dans la glace, mes skis bien parallèles, un traîneau de 256 kg fixé aux épaules.
L’espace d’un instant, mon cœur se serre. Comme un début de vague à l’âme. Je repense alors à Cathy, ma femme, qui, avant de rejoindre les étoiles, m’avait soufflé : « Vis pour moi, Mike, vis pour nous deux. » Je ne me retournerai plus. Je regarderai devant. Armé de mon seul ski-kite et de mes mollets, je suis loin d’imaginer l’épreuve qui m’attend.”
Mike Horn
Le 7 février 2017, à 22 h 50, Mike Horn, seul et sans assistance, achève sa traversée de l’Antarctique. 5 100 km en 57 jours dans des conditions extrêmes qui l’ont poussé au bout de sa résistance.
Un incroyable combat contre les éléments qui fait de cet aventurier de 51 ans le plus grand explorateur des temps modernes.
Aventurier de l'extrême, Mike Horn naît en Afrique du Sud, où ses parents étaient enseignants. Le sport est l'activité principale de son enfance : rugby, cricket, athlétisme, tennis et vélo sont, entre autres, les disciplines dans lesquelles il excelle. Diplômé de Science du mouvement humain à l'université de Stellenbosch, il travaille ensuite dans l'entreprise de fruits et légumes de son oncle, à Johannesburg. En vendant une cargaison de choux trois fois le prix du marché, sa vie change : à 24 ans, il gagne beaucoup d'argent et décide de changer de vie. Il ne garde qu'un sac à dos et de quoi se payer un billet d'avion. Son premier contact avec l'aventure a lieu en 1991 : il explore les Andes péruviennes en rafting et en parapente. Plus tard, il devient membre de l'équipe Sector No Limits. Mike Horn descend ainsi le glacier du Mont-Blanc en body-board. Quatre ans plus tard, il bat le record du monde de saut de cascade en hydrospeed, au Costa Rica. En 1997, c'est la première grande expédition : la traversée de l'Amérique du Sud à pied, seul, durant 6 mois, qui s'achève par la descente de l'Amazone à la nage. La voile le passionne également, et Mike Horn, à bord d'un monocoque battra le record du monde de la traversée de l'Atlantique. En 1999, Mike Horn est prêt pour une nouvelle expédition unique : le tour de la Terre le long de l'équateur sans aucun moyen de transport motorisé. En 2002, il se prépare pour un autre tour du Globe, mais cette fois au niveau du Cercle polaire. Victime de gelures aux mains, il lui faudra deux tentatives pour réussir cette expédition. En 2006, il retourne vers le grand froid en ralliant le Pôle Nord et se prépare pour de nouvelles aventures.
C’était sympa à suivre, mais je suis en parfait désaccord avec la façon dont Mike Horn aborde l’écologie. Certes, ce qu’il à accompli au pôle sud est un exploit incontestable, mais au 21e siècle, on ne peut plus s’auto-proclamer égérie de la protection des zones sauvages en se faisant sponsoriser par Mercedes, en construisant un bateau polluant autant à la production qu’à l’utilisation (un bâteau fait sur mesure, d’ailleurs et qui n’a certainement jamais dû être réutilisé depuis), en se jouant des lois de protection de la nature et je suis désolé mais autant dans sa façon de penser que dans ses actions, il fait quand même très colon moderne.
Écologie mis a part, c’est un beau récit de discipline et de dépassement de soi. Quand j’aurais son âge ou même à mon âge actuel, je ne ferais jamais 10 % de ce qu’il a fait en Antarctique.
"Si tes rêves ne te font pas peut, c'est qu'ils ne sont pas assez grands" "Pourquoi, quand on est gamin, tout est possible et, quand on se transforme en adulte, tout devient impossible ?"
Quel suspense, j'ai terminé les 100 dernières pages de ce livre sans pouvoir le lâcher. Je savais très bien qu'il s'en sortait, mais tout de même. J'ai été surtout estomaquée par sa résistance à la douleur, et tout ce qu'il arrive à dépasser. je pense que la prochaine fois que je me plains d'une petite difficulté sur mon chemin, je repenserai à ce livre...
« Trop souvent, on n’écoute pas nos enfants, ce sont eux qui doivent nous écouter, on veut juste qu’ils nous obéissent. Mais c’est quand on a huit ans qu’on invente sa vie et qu’on songe à de grandes choses. Pourquoi, quand on est gamin, tout est possible et, quand on se transforme en adulte, tout devient impossible ? »
Même si certains désirs et rêves (à l’image d’une longue traversée périlleuse dans le désert, dans la jungle, ou dans les banquises glacées de l’Antarctique) sont un pari fou à prendre, néanmoins ils ne sont pas (et ne doivent pas être) impossibles à accomplir. Aller jusqu’au bout, sans avoir peur de perdre, c’est notre destin. La vie entière est une grande aventure (que ce soit dans une étendue hostile comme l’Antarctique ou dans n’importe quel endroit sauvage du monde), et l’aventure n’est jamais complète sans risques. Accomplissez vos désirs, aussi fous et risqués paraissent-ils.
Tel est le message de ce magnifique livre d’aventures écrit par le grand explorateur Mike Horn. Une grande aventure pleine de péripéties dans le dernier continent inhabité, et pleine d’amour et de tendresse. Je l’ai simplement adoré !
Mike Horn est vraiment une force de la nature, sa discipline de vie en expédition et son entêtement à ne pas faillir et la proximité avec ses proches lui donnent une force mentale incroyable.
De l'inconscience aussi, nombre de fois où il a faillit laisser sa peau pour de petites erreurs qui se révèlent finalement capitales n'auront pas eu raison de lui mais cette fois en Antarctique c'était vraiment à la limite de la rupture, à la limite de l'abandon, de plus qui dit abandon dans un lieu si hostile à toutes formes humaines, dit mort par le froid.
Personne ne le pensait capable de cet exploit, son rêve de gosse, traverser l'Antarctique seul et sans assistance d'un bout à l'autre, si ce n'est sa femme qui l'accompagnera mentalement tout du long et ses filles pour qui il donnerait tout.
Les diverses autorités ne lui ont pas facilité la tâche, il est vrai que l'Antarctique est à tout le monde et à personne à la fois, et c'est ici que les permis et autres autorisations sont difficiles à concevoir pour des administrations réglées comme du papier à musique et qui ne veut pas faire l'effort de comprendre la requête de l'aventurier qu'est Mike Horn, heureusement qu'il est épaulé par ses proches et ses amis dans des moments pareils.
J'avais déjà lu "Latitude zéro, 40000 km pour partir à la rencontre du monde" où il fait un tour du monde complet par la ligne de l'équateur sans aucune motorisation, c'était une aventure hallucinante. Ici avec cette traversée de l'Antarctique, le défi est tout autre mais la difficulté est bien là, ce n'est pas pour rien qu'il est le premier à faire cette traversée sur une telle distance et dans des conditions similaires.
Amoureux de la nature, du froid, de l'aventure ou simplement d'exploits hors norme, vous serez comblés avec ce récit.
J'ai acheté le livre de Mike Horn pour lire pendant ma propre vélo aventure, et je ne savais pas vraiment a quoi m'attendre.
Avec une petite connaissance des aventures de Mike, ce livre m'a montre une autre perspective de lui, d’où lui est venu cette idée et les moments personnels difficiles qu'il a passe avant de s'y aventurer. Dans son style typiquement joviale, il écris de toi-a-toi sans se compliquer et on pourrait dire qu'on a un ami qui nous raconte son aventure pendant un diner.
On a envie de continuer a lire et voir les multiples difficultés et a la fois périls pour sa propre auxquelles ils s'est expose et que difficilement pourraient être faites par les lecteurs de son épopée. Comme dit, ça donne presque envie... au moins dans mon cas, ça m'a donne de continuer a lire et surtout, aller chercher mes propres aventures !
WOW! I felt I was crossing the Antarctica with Mike! Simply breathtaking story and journey between life and death, pushing the boundaries and the limits of what possible is. It is so well written (funny, descriptive, poetic, detailed, spiritual..) that I finish the book in a couple of days. I could not take it down! I have become a fan and a follower of Mike the explorer.
My favorite quotes (in French):
« Je vais faire ouvrir les yeux des gens sur le joyau, le plus inaccessible de notre planète. À faire souffler le blizzard dans les têtes et à faire battre les cœurs »
« Je n’ai pas triompher de l’Antarctique, c’est lui qui m’a laissé passer. »
Une aventure incroyable d’un aventurier hors pair, qui repousse toujours ses limites avec une incroyable force mentale. C’est le récit d’un exploit hors norme, qu’il est le seul à avoir réalisé, sur les traces des plus grands qui l’ont font rêver enfant. On est abasourdi par tous les risques pris, toutes les occasions de mort rapide évitées de justesse, et d’un autre côté c’est un récit très touchant par les marques de tendresse envers ses filles, sa femme décédée et le gamin qu’il a été.
Contrairement à ce que je pensais, j'ai vraiment aimé le récit de Mike Horn sur son aventure de l'Antarctique. C'était une très belle histoires de réussite et de dépassement de soi. Bien que je trouve quelques lignes un peu arrogantes, le récit de cet aventure était très intéressant et m'a plus du début à la fin !
J'ai écouté le livre audio. Très intéressant. Mike Horn raconte pourquoi il a décidé de conquérir Antarctique, comment il a organisé tout cela, les difficultés qu'il a rencontrées, le voyage lui même. Un très bon livre, avec des leçons pour le management en entreprise aussi.
This book was really enjoyable and easy to read. Crazy adventure, very inspiring, made me want to push myself to my limits. A great book to escape life during quarantine and realize all the daily comforts we take for granted. I thought the writing could have been better.
Ça faisait longtemps que je voulais découvrir ce livre et j'ai sauté le pas en l'écoutant ! C'est une aventure assez impressionnante, mais je ne suis pas particulièrement conquise par la manière de la raconter.
Un livre sincère retraçant toute l’aventure de Mike Horn en Antarctique. Encore une fois, j’aime le style, la sincérité des propos... ce roman est une leçon de courage et de vie.
Pas mal, vraiment intéressant j’admire son courage! Par contre quelques passages sont ennuyants et redondants. Ce n’est pas très bien écrit mais son périple est digne d’un film.
J'ai été surpris par se livre. Malgré les décors répétitifs, j'y est pris vraiment goût. La solitude du personnage et le dépassement de soi sont mis de l'avant de manière intéressante.
If you are looking for some epic travelogue, this book is not for you. It´s rather about the limits of human life in the most hostile environment on planet Earth. Antartica - white, rough and deadly for everyone without experiences. Mike Horn balances with his kites on the edge between life and death.
Cestopis, napříč Antarktidou sám se saněmi a drakem. Draků vlastně bylo několik, měnily se dle síly větru, takže to byly draci tažní. Výkon naprosto nadlidský, literární zpracování výborné, proložené i příběhem osobním - manželství. Snad si o sněhu a ledu nebudeme v dalších letech jen číst...
"on peut repousser très loin les limites de son corps. La douleur n'est pas une frontière ultime. C'est juste une porte qu'il faut oser franchir quand les conditions l'exigent. Ensuite, on ne souffre pas de plus en plus, c'est presque l'inverse. On s'habitue et on aime"