Dans une passionnante enquête, ce livre vous fait partager la démarche de l’autrice, jeune universitaire qui part à la rencontre de personnes autistes afin de leur donner la parole. Loin des clichés ordinairement véhiculés, cet ouvrage retrace les parcours de vie et de résilience hors normes d’autistes invisibles qui s’adaptent, se cachent, s’assument, se battent. En alternant récits de vie et savoirs académiques, avec un style énergique et drôle, l’autrice, elle-même autiste Asperger, bouscule vos idées reçues sur la normalité et vous invite à repenser notre société. Vie scolaire et professionnelle, relations sociales, rapports hommes/femmes : autant de sujets qui sont explorés ici et sur lesquels ces « atypiques » posent un regard avisé et corrosif. En observant le monde à travers leur lorgnette, c’est curieusement sur vous-même que vous en apprendrez le plus. Les autistes prennent la parole : il est temps de les écouter !
Je vais tenter de dire pourquoi je n'ai pas aimé ce livre, pardonnez moi par avance, je ne suis pas douée pour les reviews, écrire est difficile pour moi et même après relecture je risque de laisser quelques fautes. Ce livre est très bien écrit, se lit facilement et je suis d'accord avec la plupart des choses qui y sont dites. Je me retrouve carrément dans la description de l'autisme de l'autrice, ça me fait même "peur" de constater autant de résonnance avec mon propre vécu. Suis-je autiste moi même? Aucune idée et je ne le saurai sans doute jamais car je n'ai pas l'intention d'entamer un diagnostic au CRA , je l'ai déjà fait pour mon fils, et je sais le temps et l’énergie que ça peut prendre, et de plus certains enfants en ont plus besoin que moi, je ne voudrais pas prendre leur place alors que je n'ai besoin d'aucun accompagnement. Mon fils a été diagnostiqué autiste sévère non-verbal. Autant vous dire par contre que je ne le reconnais pas du tout dans ce livre. Son autisme est bien différent, et voilà ce qui me dérange finalement, l'impression qu'on invisibilise le type d'autisme de mon fils. je n'ai pas du tout apprécié le passage sur la désinstitutionnalisation, et la diabolisation des IME. Ok il y a eu un tas d'etablissements mauvais et il y en a encore mais il y a aussi des gens très bien qui travaillent en IME, qui sont compétents, c'est la cas de mon fils qui est suivi par une éducatrice enseignante qui fait du super boulot et que je connais bien parce qu'elle travaillait à mon domicile avant. Alors oui l'inclusion en milieu scolaire ordinaire c'est bien et je suis pour dans la grande majorité des cas mais parfois dans certains cas heureusement qu'il y a d'autres options. Mon fils a 9 ans et ne parle pas du tout, son niveau scolaire est celui d'un maternelle, franchement quelle intérêt pour lui et pour les autres de le scolariser en CM1? Alors oui ce n'est pas parce qu'il ne parle pas qu'il ne peut pas communiquer, nous pratiquons le PECS depuis des années ainsi que le makaton, mais malheureusement sur mon fils ces méthodes ont du mal à marcher, il ne généralise toujours pas! (mais on continue bien évidemment) Je n'ai pas aimé non plus la passage sur la méthode ABA, quand on lit ce livre on a l'impression que cette méthode ne servirait qu'à essayer de rendre les enfants "normaux" et empêcher tout comportement considéré comme anormal. Alors il y a sans doute eu des abus mais la méthode ABA ce n'est pas que cela. Mon fils ne serait toujours pas propre sans cette méthode ou encore elle lui a permit d’être capable de prendre un médicament (en cas de fièvre par ex) alors qu'avant cela était impossible. Ces passages m'ont agacée et même presque blessée, j'ai eu l'impression qu'on me disait " t'es pas une bonne mère, t'as fait les mauvais choix" , c'est sans doute exagéré, mais c'est mon ressenti. C'est d'ailleurs souvent le cas quand je lis sur Twitter tous les autistes militants de la neurodiversité qui se permettent de parler au nom de tous les autistes alors qu'ils n'ont absolument rien à voir avec d'autres..
Livre d’utilité publique pour comprendre ce que l’auteur appelle « l’autisme invisible » et l’autisme en général. Un appel à l’acceptation de la différence sous toutes ses formes.
un livre important et fort. cependant les parallèles faits entre l'autisme et la cause LGBT ainsi que le racisme m'ont mise super mal à l'aise pendant ma lecture....
Avec son style vif et direct, Julie Dachez propose à ses lecteurs dans un monde différent où le handicap demeure invisible ... Qu’est ce que la norme ? Les différences sont-elles une faiblesse ou au contraire, une richesse inattendue ? Comment envisageons un monde qui mettrait de côté ceux qui ont un mode d’emploi différent ? Quelle société souhaitons nous ? Nous sommes uniques et chacun peut apporter sa pierre à l’édifice si on en lui en laisse l’opportunité. En tant qu’HPi, j’ai aimé la manière qu’a eu Julie de secouer le cocotier avec des vérités simples et évidentes . A lire et faire lire.
Bon, le discours SJW militant obsédé par l'identité (tout n'est pas toujours question d'identité ffs) et l'oppression (quand il s'agit plutôt de discrimination) inséré partout à tout va, ça commence vraiment à me saouler! 🙄
Le ton de l'autrice était parfaitement insupportable, souvent vulgaire et trop familier (un peu ironique d'ailleurs de la part d'une personne sur le spectre). Etant en situation de pré-diagnostique, je recherchais avant tout un recueil de témoignages sur les difficultés de vie liées au TSA de haut niveau intellectuel. Mais ce livre (qui n'est pas du tout un roman, pourquoi le qualifier ainsi en préface?!) fait plus office d'une diatribe pseudo-politique - digne des enragés de Tumblr ou Medium - qu'autre chose.
J'ai apprécié certains éléments des témoignages présentés (et la section sur les spécificités de l'autisme chez la femme), certes, mais dans l'ensemble j'avais beaucoup de mal à me retrouver dans ces parcours de vie qui, finalement, m'ont parus un peu moins semés d'embûches et de souffrances psychiques que le mien.
J'ai détesté l'imposition d'une vision dichotomique (et purement subjective) entre, d'une part, le modèle médical du handicap qui incarne le Mal absolu, et d'une autre le modèle social du handicap qui incarne le Bien absolu. Bien évidemment, les partisans de ce raisonnement outrancièrement simpliste ne le suivent jamais jusqu'à sa conclusion logique qui implique un abandon catégorique des prises en charge médicales (souvent absolument nécessaires) et une suppression totale des aides financières. Je dis ça, je dis rien... 🙄
L'assertion, constamment assenée, qu'il existe un axe d'oppression propre aux personnes autistes (quid des autres neuro-divergences?), impliquant une opposition entre ses dernières et une classe supposément dominate de personnes "neurotypiques", comparable qui plus est aux systèmes (avérés et historiques) d'oppression basés sur le sexe, la classe socio-économique ou la différence ethno-géno-géographique (i.e. racisme/colorisme, xénophobie, etc...), était tout bonnement ridicule et crasse. On nage en plein délire des olympiades de l'oppression là.
Je suis la première à critiquer amèrement la psychiatrie (telle qu'elle fonctionne actuellement), mais je n'ai guère de patience pour les courants anti-psychiatrie qui sont, de manière générale, fortement psychophobes. Et Mme Dachez flirte dangereusement avec ces derniers dans ses propos. Ce qui est tout de même assez ironique une fois de plus étant donné qu'il y a, sur sa chaîne Youtube, une vidéo dédiée à son expérience de la dépression et à son choix de prendre un SNRI (là la corruption inhérente à Big Pharma ne semble pas lui poser plus de problèmes que ça). Ironie, ou hypocrisie? À vous de juger.
J'avais déjà relevé certains relents psychophobes dans sa bande-dessinée La Différence Invisible, mais dans l'ensemble cet ouvrage m'avait plu et m'a permis d'avancer dans ma quête diagnostique.
Dans ta Bulle! n'apporte, au contraire, rien d'utile ou de neuf quant à la compréhension de ce qu'est l'autisme (de type Asperger). C'est un ouvrage vulgaire et nombriliste qui pue le manque de nuance et de réflexion fine propre à cette culture woke que je déteste de plus en plus. 😩
Pendant des années, devant l'évidence de mes "dysfonctionnements relationnels" je me suis surprise à gémir, voire pleurer (littéralement): "Pourquoi je peux pas juste être NORMALE? Avoir une VIE NORMALE?" Est si ce n'était pas grave finalement de ne pas être "NORMAL(E)"? Parce que c'est NORMAL, la façon dont on traite les autistes? Merci Julie.
Ce livre m’a été conseillé par ma psychiatre par rapport à mes traits autistiques. Que tu sois neuroatypique ou non, je te le recommande! Pour comprendre vraiment l’autisme, ou pour t’aider à te comprendre si tu es en attente de diagnostic.
C'est difficile de donner un avis objectif sur ce livre d'un subjectif militant. D'autant que je me reconnais dans certains des traits qu'elle associe au "diagnostic" (me sens obligée de mettre des guillemets pour ne pas participer à la pathologisation), notamment la surcharge sensorielle, la poursuite d'intérêts pointus qui peuvent saouler l'entourage, le mimétisme social (on n'évolue pas dans d'autres langues sans faire des efforts de "passing"). La revendication d'aménagements est clairement d'actualité et la véhémence de la demande est justifiée. C'est donc d'autant plus poignant que le ton ait le potentiel d'être perçu comme trop entier, trop strident, trop "autiste", quoi. Le parallèle avec les féministes taxées d'hystérie fera sans doute tilt pour 50% du lectorat... Cela dit, je ne prends pas tout ce qu'elle dit comme pain bénit. Ses réflexions sur le système universitaire en tant qu'enseignante contractuelle/vacataire sont basées sur une UFR et viennent d'une expérience en tant que jeune collègue. Le fait de s'attacher à des groupes d'étudiants tout en ramant avec l'administratif (voire l'administration), c'est loin d'être une expérience réservée aux jeunes collègues en situation de handicap. À ce titre, ses prises de position sont aussi tranchées que pourraient l'être celles d'un neurotypique. Une autre critique s'inquiète aussi de son rejet assez systématique des soins psychiatriques et psychologiques. Ça me semble très légitime de tempérer les propos du livre à ce sujet.
Me ha gustado aunque veo que su forma de tratar el autismo como diagnóstico es problemático. El autismo se tiene que diagnosticar y si se quita el diagnóstico entonces los autistas no tendrán garantías, y los neurotipicos cogerían las ayudas diciendo que supuestamente ellos son autistas. Es algo parecido a la neoley neoliberal que PODEMOS quiere imponer en España, una barbaridad jurídica y para la gente que supuestamente quiere proteger.
Très bel appel à se rendre compte de nos comportements face aux autistes. Oui les mots blessent et qu'est ce que la normalité? Un grand merci madame! Je recommande fortement!
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Un peu déroutée par la préface de Schovanec, que j'apprécie pourtant beaucoup, un peu trop sybilline à mon goût. [edit 2021: j'appréciais Schovanec il y a 3 ans, avant qu'il ne se révèle un odieux gatekeeper masculiniste 😬] L'écriture de Julie Dachez, en revanche, est fluide et très accessible sans que le propos manque de profondeur pour autant. J'ai trouvé intéressant et bienvenu la présentation de quatre témoignages de personnes autistes en marge du sien ; il n'y pas l'ambition de représenter exhaustivement mais c'est chouette d'avoir une petite pluralité de points de vue dans un livre qui proclame "Les autistes ont la parole : écoutons-les !". Un chouïa agacée de l'usage de neurotypisme comme signifiant "non-autiste" quand on a le terme plus précis d'allisme pour cela, mais c'est un détail et ce qui est appréciable c'est que dès le début, l'autrice précise que le terme "neurotypique" se prête à deux définitions et l'usage qu'elle en fera : on ne peut donc pas lui reprocher un manque de clarté. J'ai apprécié les références que Julie met en avant : de Crenshaw à Gramsci, en passant par celles plus attendues quand on parle d'autisme : Silberman, Mottron, ... C'est un livre engagé qui aborde une grande variété de sujets complexes : le féminisme, la non-mixité, la pathologisation de la différence, les inégalités de richesse, la représentation sensationnaliste de l'autisme dans les médias, l'absence de neutralité de la psychiatrie, l'injonction à être en couple, la dissonance cognitive, etc. Une très chouette lecture que je recommande vivement.
Dans ta Bulle est une tranche de la vie de Julie Dachez, qui raconte la fin de la rédaction de son mémoire et sa présentation à l’université. Chaque chapitre est une anecdote différente qui donne lieu à une réflexion. On la voit interviewer des personnes pour sa thèse et s’interroger, ou encore se détendre lors d’un date et constater les barrières dans sa vie amoureuse, puis s’énerver de la discrimination qu’elle vit à l’université.
C’est une œuvre courte que j’ai trouvé fluide à lire, les phrases sont claires, le récit facile à suivre. Les sujets abordés sont vastes, ça va de l’éducation, au travail, à la vie sentimentale… La suite de mon avis : https://elainevker.com/blog/2023/09/0...
En tant que femme Asperger, je me suis identifiée aux différents témoignages partagés ainsi qu'aux anecdotes présentant le quotidien de l'actrice. Toutefois, ce livre n'est pas pour vous si vous recherchez des renseignements sur l'autisme.
Bien que j'ai apprécié le ton franc du livre, je n'ai pas accroché au militantisme véhiculé. Néanmoins, c'était la première fois que je lisais un ouvrage traitant de l'autisme sous cet angle et j'avoue que j'ai trouvé ça plutôt rafraîchissant. Fais avec parcimonie, j'aurais davantage aimé ma lecture.
Encore un super livre de Julie Dachez. Un peu de mal à me retrouver dans la structure et la mise en page (surement du à la maison d'édition) mais le contenu est incroyable, intersectionnel comme d'habitude, on sent que l'auteure est concernée et c'est important. C'est tres riche de pouvoir voir differentes experience de l'autisme a travers les differents parcours racontés.