Sans surprise, il s’agit d’un ouvrage à l’image de ce que l’on sait de son auteur : précis, pragmatique et en même temps plein d’allant. Cette réflexion sur « l’action de guerre » est en réalité une réflexion sur l’homme d’action, « le chef » pour reprendre la terminologie de De Gaulle, pour ensuite s’élargir sur les rapports entre les sphères civiles et militaires, nécessairement proches et distinctes à la fois. Ce manuel qui pourrait être très daté est au contraire très actuel. La nature humaine, celle des sociétés démocratiques également, n’ont pas changé. Les dangers qui les menacent et les moyens, d’abord intellectuels, d’y faire face non plus.