Le personnage principal est un alter ego transparent de l’autrice — même tignasse indisciplinée, mêmes origines, même poste de direction dans un magazine féminin. Elle suscite une antipathie immédiate et persistante : mère inconséquente, journaliste d’un conformisme consternant, femme sans relief ni attrait.
L’intrigue est à l’avenant : aucun fil narratif n'est tenu sur la durée ni ne se boucle, les scènes s’enchaînent dans un pêle-mêle sans aucune maîtrise de policier, de roman social ou de chick lit, sans jamais convaincre ni trouver sa voix. On peine à croire que cela puisse paraître chez l’éditeur historique de Houellebecq.
Un exemple affligeant de népotisme littéraire. Tout est raté, jusqu’au titre — vide de sens, sinon pour exprimer son autosatisfaction crasse. Longtemps que je n’avais pas lu quelque chose d’aussi nul. En son genre, c'est un jalon.