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Simple

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On ne l'appelle jamais Antoine Orsini dans ce village perché au cœur des montagnes corses mais le baoul, l'idiot du coin. À la marge, bizarre, farceur, sorcier, bouc émissaire, Antoine parle à sa chaise, lui raconte son histoire, celle des autres, et son lien ambigu avec Florence Biancarelli, une gamine de 16 ans retrouvée morte au milieu des pins et des années 1980. Qui est coupable ?
On plonge à pic dans la langue, la poésie et le monde singulier d'un homme simple, jusqu'à la cruelle vérité.

208 pages, Paperback

First published August 22, 2018

40 people want to read

About the author

Julie Estève

9 books1 follower

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Community Reviews

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1 star
2 (4%)
Displaying 1 - 10 of 10 reviews
Profile Image for Kingofmusic.
279 reviews56 followers
June 17, 2021
Kurz, intensiv, schmerzhaft. Geht nicht nur wegen der Sprache unter die Haut.

Es gibt ja so Bücher, die sind wie eine Wundertüte auf dem Weihnachtsmarkt: man weiß nicht wirklich, was einen erwartet. So geschehen bei „Ich, Antoine“ von Julie Estéve, erschienen 2021 im dtv-Verlag.

Der Klappentext suggeriert den (zukünftigen) Leserinnen und Lesern einen „Roman voll bitterer Schönheit und ergreifender Menschlichkeit.“ (Le Monde) Nun, im weitesten Sinne stimmt das – sofern man sich auf die derbe, ungehobelte Sprache und das (tieftraurige) Setting einlassen kann.
Julie Estéve lässt in ihrem Roman den titelgebenden Antoine zu Wort kommen. Dieser erzählt im wahrsten Sinne des Wortes aus dem „Off“ seine Geschichte. Er ist nämlich tot. Und die Bewohner des kleinen korsischen Dorfes – nun ja, sind nicht wirklich in Trauer. Antoine war der sog. „Dorftrottel“, der von allen gemieden, verachtet, verpönt wurde. Als die schöne Florence tot im Wald gefunden wird, ist schnell klar, wer der Täter ist…Scheinbar, denn ganz so einfach ist es (natürlich) nicht.

Julie Estéve legt mit ihrem 2. Roman einen Gefühlsparcours auf´s literarische Parkett, der sich gewaschen hat. Nicht nur lässt sie Antoine reden, wie ihm der Mund gewachsen ist (es geht sprachlich also durchaus derb zu, was dem einen oder der anderen Leser*in nicht gefallen hat, obwohl es nicht aufgesetzt, sondern völlig authentisch wirkt), sondern sie legt mit dem abartigen Umgang der restlichen Dorfbewohner mit Antoine einen Finger in die Wunde der Gesellschaft. Auch wenn die Geschichte zu Beginn der 80er-Jahre spielt und sich im Umgang mit Menschen mit (geistiger) Behinderung vieles zum Guten entwickelt hat: in Zeiten, in denen Antisemitismus und Rassismus wieder zum „Alltag“ gehören, Anschläge auf Synagogen etc. verübt werden, rechte Parteien zweistellige Werte bei Wahlen erreichen, fühlt man sich schnell an eine dunkle Ära der deutschen Geschichte zurückerinnert, in welcher Menschen mit Behinderung als „lebensunwert“ eingestuft und umgebracht wurden.

Die Autorin hat mitnichten ein Wohlfühlbuch geschrieben, aber eins, das zeigt, wohin Hass, Vorurteile, vorschnelle Verurteilungen und Schuldzuweisungen etc. führen können.

In jedem Fall eins der herausforderndsten Bücher in 2021. Dafür gibt´s 4* und eine
Leseempfehlung!

©kingofmusic
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,112 reviews44 followers
October 31, 2018
C'est l'enterrement d'Antoine Orsini. Qui ça, me dites-vous ? Antoine Orsini ?

Ah oui le baoul, c'est comme cela qu'on l'appelait dans le village.


Nous sommes dans un village de montagne corse. Antoine se souvient et nous raconte sa vie, enfin pas à nous mais à cette chaise trouée en plastique blanc qu'il avait trouvée.


Antoine lui raconte sa vie. A la marge, il était. C'était le "simplet" du village, différent des autres, il était la cause de tous les maux.


Antoine nous parle de son enfance. Cadet de trois enfants, à la maison il était déjà rejeté.


A l'école, les enfants étaient cruels avec lui, c'était le marginal que seule Mademoiselle Madeleine avait aimé, mais elle était au cimetière aujourd'hui ! tout comme son amie Florence Biancarelli qu'il avait retrouvée morte sous les pins l'été 87.


Mais qu'était-il arrivé ? Ses souvenirs, ils nous les conte comme ils lui reviennent, dans le désordre, lui qui un peu chapardeur, un petit peu voyeur savait tout ce qui se passait dans ce village.


Avec lucidité, poésie , il nous partage ses émotions, les secrets du village.


La construction est particulière, un peu déstabilisante au départ mais toute appropriée au récit. Une écriture poétique, un style bien propre qui nous permet d'entrer en quelque sorte dans la tête du "baoul", de le comprendre.


Un très joli récit sur la différence, le regard des autres, c'est si facile de juger, de rendre responsable de tous les maux celui que l'on ne connaît pas, ne comprend pas. C'est facile d'être jugé coupable lorsqu'on est différent.


C'est une LC avec ma binôme Julie des Petites lectures de Scarlett. J'ai été séduite par l'histoire, la sensibilité et la poésie apportée au personnage, en est-il de même pour elle ?


Son avis se trouve ici



Ma note : 8/10



Les jolies phrases



Faut savoir qu'un ennemi, c'est toujours un autre être humain. Par exemple, ça peut pas être un arbre. Jamais entendu dire mon plus grand ennemi, c'est les figuiers !


La mort c'est un trou ! On tombe dedans mais ça dure combien de temps la chute, et au bout du trou y a quoi, on arrive où, quand on touche le fond, est-ce qu'on peut remonter, est-ce qu'on a le droit de recommencer, avoir une autre naissance, est-ce qu'on peut choisir qui on sera plus tard ou c'est le hasard et on est attribué au pif...


...peut-être le trou c'est du vide, pas grand-chose, trois fois rien, mais sans le vide, y aurait pas le reste et alors ce serait le néant !




https://nathavh49.blogspot.com/2018/1...
Profile Image for Elisa.
161 reviews3 followers
May 24, 2021
Eigentlich hat dieses Buch ein schönes Konzept, der Stil ist allerdings gewöhnungsbedürftig. Insgesamt ist es ziemlich aggressiv und obszön – die ältere Version des Protagonisten wirkt trotz ü30 wie ein (aufmüpfiger) Teenager, was bei der ein oder anderen Handlung eher irritiert. An sich könnte man dies als rhetorischen Kniff verstehen, die Sprache passt auch gut zum Charakter. Dennoch wird es dadurch ein wenig schwierig, der Geschichte zu folgen bzw. die Zeitstränge von Vergangenheit und Gegenwart sinnvoll miteinander zu verknüpfen. Es scheitert für mich an der Umsetzung.

Zuletzt noch eine Empfehlung: Literarisch betrachtet fällt Verena Güntners »Power« in eine ähnliche Kategorie. Wem »Ich, Antoine« im Ansatz gefallen hat, sollte sich Güntners Roman ebenfalls vornehmen.
Profile Image for Grace Robinson.
9 reviews7 followers
January 10, 2019
The story is told from the point of view of ‘village idiot’ Antoine Orsini, a now sixty-odd-year-old man with severe learning difficulties who talks to his chair and is completely ostracized from both his family, and the close-knit community of the Corsican village in which he lives, due to his problems. The split temporality of the narrative allows for Antoine to take the reader back to the 1980’s, as he recalls the years leading up to the death of local girl Florence Biancarelli, who was Antoine’s only friend when himself and Florence were 30 and 13 respectively. Florence is only 16 when she is found dead in the pine forest, lying amongst the trees. But who did it?

In probably the most intelligently written whodunnit I’ve ever read, Julie Estève takes us into the deep into the mind of a special, simple man, who sees the future in his dreams and has an extraordinary bond with nature. Mistreated by his abusive father and disowned by his siblings, our protagonist turns to the trees and the mountains for comfort: in one particularly tragic scene, 9-year-old Antoine is tied to a tree in their garden by his father in freezing cold weather, and as he stands shivering in the cold he starts to ‘become’ the tree, a moment rendered beautifully by Estève in dazzlingly poetic prose.

The language is certainly what makes this novel: at the book launch at Parisian bookship Librarie Delamain, Estève said that she wanted to create a new language within which the lonely world of this character could be constructed, and that she has most certainly done: at once both remarkably simple (pardon the pun) and linguistically complex (especially for an English reader!), the writer effortlessly manages to infiltrate the mind of a man firmly on the outskirts of society, and show us the world through his eyes. She allows us to see normative society through a different lens, and gives the reader a perspective that perhaps everyone could do with from time to time.

This story, and Estève’s prose, will have you frantically turning pages and leave you with tears in your eyes. I was floored by this novel.
Profile Image for Camille.
506 reviews58 followers
September 10, 2018
Dans son deuxième roman, Julie Estève nous entraîne dans la tête d'un baoul, un peu idiot et un peu fou, qui parle à une chaise en plastique. Il lui raconte sa vie et revient constamment au même événement : la mort d'une adolescente trente ans plus tôt. À la fois émouvant et très drôle, Simple se lit d'une traite !
Profile Image for Harriet Springbett.
Author 3 books19 followers
November 16, 2018
Totally charmed by the protagonist of this story, Antoine, and the naive way he describes village life in Corsica. The writing style is accessible, the suspense keeps you reading on, and one surprise follows another. Literary fiction at its best.
183 reviews10 followers
May 18, 2020
j'ai trouvé le personnage principal sale et repoussant. je n'ai pas réussi à lire livre car sa description me donnait presque la nausée
Profile Image for Claudia Stückner.
639 reviews5 followers
June 4, 2021
"Die anderen halten sich die Nase zu und sagen mir, dass ich stink, Läuse hab und später Penner werd, weil ich jetzt schon den Geruch verbreite und immer Dreck an den Füßen und unter den Fingernägeln hab." (Buchauszug)
In einem kleinen Dorf in den Bergen Korsikas wird die 16-jährige Florence tot im Wald gefunden. Für die Dorfgemeinschaft ist schnell klar, dass nur einer der Täter sein kann, nämlich Antoine Orsini der Dorftrottel. Jahre später, die er unschuldig im Gefängnis verbringt, erzählt er seine Geschichte einem roten Plastikstuhl, den er durch Zufall gefunden hat. Sein einziger und bester Freund, der ihm geblieben ist, ist Magic sein kleines Diktiergerät.

Meine Meinung:
Das recht eigenwillige Cover mit dem roten Stuhl spiegelt ein wenig den Inhalt und die einfache, abfällige Sprache wider, die Julie Estéve hier verwendet. Bei dem in Ich-Form geschriebenen Plot tauche ich in Antoines Gedankenwelt und Gefühlswelt ein. Ich muss ehrlich sagen, ich habe mich zu Beginn doch recht schwergetan mit dieser recht trivialen, anstößigen und vulgären Sprache. Habe ich doch kürzlich erst das Buch "Kalman" von Joachim B. Schmidt gelesen, das dagegen wesentlich freundlicher und liebenswerter daherkommt und bei dem ich trotzdem den behinderten Kalman gespürt habe. Hier hingegen will mich die Autorin schon mit ihrer Sprache schockieren. Wahrscheinlich damit wir uns ganz auf diese Geschichte einlassen. Und so kann ich mir Antoine nicht nur bildlich vorstellen, sondern ich rieche ihn förmlich, wenn er sich einnässt oder von sich selbst sagt, dass er stinkt. Eigentlich ist ein glücklicher Mensch mit seinem Freund Magic einem Diktiergerät. Er lebt in seiner ganz eigenen Welt, in der er sogar verheiratet ist. Florence kennt er zwar gut, doch ihr etwas antun, das würde Antoine niemals übers Herz bringen. Trotzdem widerspricht er nicht, als man ihn für ihren Tod schuldig spricht. Derweil wäre es leicht gewesen, Florence Tod nachzuvollziehen, man hätte nur sich vielleicht besser in Antoine hineinversetzen müssen. Nicht nur das Dorf hat Probleme mit Antoine, sondern auch seine eigene Familie. Sein Vater, ein cholerischer Alkoholiker, hätte ihn am liebsten mit dem Kopfkissen erstickt, da er ihm immer noch die Schuld für den Tod seiner Frau anlastet. Ebenso sind seine Geschwister keine große Hilfe für Antoine. Schwester Tomasine kehrt dem Dorf schon recht früh den Rücken und lebt nun in Paris. Sein Bruder Pierre kreidet Antoine ebenso den Tod der Mutter an und ist wie alle anderen davon überzeugt, dass er Florence ermordet hat. Anerkennung und ein bisschen Liebe findet er lediglich bei Mademoiselle Madeleine, seine ehemalige Lehrerin. Es ist wirklich kein leichtes Buch, doch wer damit keine Probleme hat, sich darauf einzulassen, der kann sich definitiv sehr gut in den armen, einsamen Antoine hineinversetzen. Ob man hierfür allerdings wirklich so eine extreme Darstellung eines geistig Behinderten haben muss, bezweifle ich. Trotzdem bin ich im Laufe des Buchs immer mehr in Antoine Lebensgeschichte eingetaucht, selbst wenn ich etwas anderes erwartet hatte. Doch der hier inzwischen über 60-jährige Antoine mit seinem kaputten Plastikstuhl kann einem eigentlich nur leidtun. Das Ende allerdings hat mich dann ein wenig enttäuscht. Nicht nur das Florence Tod im Laufe des Buchs immer mehr verblasst, ist zudem Antoines Ende recht tragisch. Deshalb gebe ich diesem Buch 3 1/2 von 5 Sterne.
Profile Image for HUBRIS-LIBRIS.
64 reviews5 followers
August 24, 2018
LEGENDE CORSE.
Un village perché sur les montagnes corses. Un village où le moindre pas de travers devient gangrène glaviotée à travers chaque discussion de comptoir. Il est responsable de ceci. Regardez ce qu’elle a fait. Des piaillements dont on ne sait se débarrasser. A l’attente qu’un autre soit l’idiot du village.

Antoine Orsini.
Personnage principal.


NOMMER UN DIABLE.
Une identité qui ne lui revient plus. Arrachée. Il est le baoul, l’idiot du village, celui sur qui la source du malheur est aisément rejetée. Assassin clament certains. Monstre disent d’autres. Le rejet commence à la naissance, d’une mère qu’il tue pour sortir des entrailles. Mort que son frère ne lui pardonne pas. Et la maladie mentale le confine en lisière du village, à la bordure d’une société qui ne souhaite pas le voir.

Le roman s’articule autour de son récit, de son histoire jonchée de ronces. Un malheur qui ne cesse de grandir sous ses pas, sans que lui ne le voit.

CONFIER UN SECRET.
Le récit commence au présent. Un dialogue avec une chaise. Une confessions. Camarade facile qui ne peut se permettre de réplique, ne peut oser chuchoter que quelques mensonges se sont faufilés. L’histoire se tisse avec les mots d’Antoine, elle prend vie à travers ses souvenirs qu’il veut bien confier. Une toile d’araignée. Un récit où les pièces du puzzle s’enchassent les unes après les autres.

L’Etranger.
La Bête.
Le Mazzeru.

Julie Estève nous entraîne au coeur des légendes corses, entre les feuillages calcinés du soleil, là où se chuchotent les méfaits de chacun. Un roman noir.
95 reviews
February 5, 2019
Un roman bien fisele qui nous introduit dans le monde du Baoul, l'idiot d'un village Corse. Un meurtre inexplique et trop vite impute a cet homme simple. Mais que ce cache il dans cette amitie incongrue entre ce Baoul et cette jolie et populaire jeune femme morte? Un tres joli moment passe a lire ce roman.

Merci a Netgalley France.
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