1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.
Avec ce troisième roman impressionnant, Benjamin Whitmer s’impose comme un nouveau maître du roman noir américain.
Benjamin Whitmer was born in 1972 and raised on back-to-the-land communes and counterculture enclaves ranging from Southern Ohio to Upstate New York. One of his earliest and happiest memories is of standing by the side of a country road with his mother, hitchhiking to parts unknown. Since then, he has been a factory grunt, a vacuum salesman, a convalescent, a high-school dropout, a semi-truck loader, an activist, a kitchen-table gunsmith, a squatter, a college professor, a dishwasher, a technical writer, and a petty thief. He has also published fiction and non-fiction in a number of magazines, anthologies, and essay collections. Pike is his first novel.
He lives with his two children in Colorado, where he spends most of his free time trolling local histories and haunting the bookshops, blues bars, and firing ranges of ungentrified Denver. Right now, he’s probably sitting with a book in hand, staring out his window and dreaming of a tar paper shack somewhere in the Rockies, about fifty miles removed from his nearest neighbor.
Une aventure digne d'un film. En soi la trame de l'histoire est simple : une évasion le soir du réveillon dans une ville du Colorado où la rudesse de l'hiver est installée. La fuite et la traque vont alors commencer, et la force du récit réside dans la narration faite par Whitmer. Chaque chapitre est raconté par un protagoniste différent : le détenu, le traqueur, le journaliste, la hors-la-loi, les gardiens... Les histoires se croisent, les in/humanités se rencontrent et s'affrontent. L'écriture de Whitmer ne prend pas de détour, elle est nette et va droit au but. Elle nous accapare pleinement dans cette fuite hivernale où l'espoir d'une réussite se crée en nous. Une grande aventure.
La quintessence du noir, ni plus ni moins. Pierre Le maître l'a très bien décrit en 4 mots ! Ce n'est pas très exactement ma zone de confort, c'est brut, violent, désenchanté et infiniment tragique mais c'est sans fard, authentique et profondément bouleversant. Le drame et l'absurdité de la condition humaine et des travers humains se dessinent à nu sous vos yeux, comprimés dans un système social impitoyable où chacun cherche simplement à survivre avec les maigres cartes que la vie lui a donné.
En 1968, le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison Old Lonesome, au Colorado. S’ensuit une immense chasse à l’homme ayant pour unique but de ramener les détenus, morts ou vifs. Alors que les gardiens de prison, un traqueur et une trafiquante sont à leurs trousses, les détenus se séparent et suivent différents trajets, tout en tentant de survivre à un blizzard. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ Ce roman noir est une bonne lecture, quoiqu’un peu long. L’histoire fait autant de détours que les 12 échappés, on finit par perdre un peu le fil de tous les personnes secondaires impliqués. Je dois avouer avoir lu en diagonale les 100 dernières pages parce que mon intérêt était en dégringolade. Également, ne soyez pas sensibles car vous aurez droit à bon nombre de scènes violentes et sanglantes. Somme toute, le livre n’est pas mauvais, seulement lent et long. C’est une lecture intéressante qui nous donne les points de vues de toutes les parties impliquées dans cette chasse à l’homme!
Un réveillon du jour de l’an 1968, hors du commun nous attends. Ils sont douze à s’être fait la belle de la prison d’Old Lonesome, Colorado. Alors qu’il fait un froid à ne pas mettre un chien dehors, le groupe se sépare et quatre hommes trouvent refuge provisoirement dans une maison. C’est alors un déchaînement de traqueurs qui déferle sur eux, à commencer par le directeur de la prison Jugg et ses gardiens mais aussi Stanley et Garrett journaliste et photographe locaux mais aussi la cousine de l’un des détenus et quelques habitants sans oublier les flics. Rapidement sous un blizzard terrible les évènements vont se précipiter. Un roman noir comme rarement lu avec une violence impitoyable et des personnages que rien n’arrête. C’est brutal et puissant, on en prend pour son grade à chaque page, cette noirceur finalement inhumaine montre ce qu’il ya de pire chez les êtres humains. La condition humaine ainsi révélée est bestiale, cruelle et sauvage. Le style de l’auteur est à l’avenant, rude, franc et percutant. Whitmer avec son écriture merveilleuse empreinte d’une totale liberté nous conduit aux portes de l’enfer. Un parcours quasi initiatique dans ce blizzard omniprésent qui sait mettre un voile sur l’innommable et faire une mise au point bien nette lorsqu’il se lève. Cela m’a bouleversé, on avance dans le récit à pas de loups pour mieux faire face à la réalité et ce n’est pas beau à voir. La cavale de ces hommes qui sortis de prison atterrissent dans une petite ville qui elle-même ressemble à une prison, c’est à s’y méprendre. Une intrigue simple mais redoutable sans oublier de voir la météo comme un personnage à part entière, la neige, le vent glacé et la tempête nous place dans une position de faiblesse, d’angoisse qui peu à peu se transforme en terreur. Ce troisième roman vient après « Pike » et « Cry Father » confirme un auteur de grand talent qui sait si bien nous parlé de l’Amérique profonde et de ses populations démunies, noires ou blanches dont personne ne veut. Il est bien loin le « rêve américain » il ne reste plus que la désillusion. Bonne lecture. http://latelierdelitote.canalblog.com...
Una novela policiaca diferente, con un gran reparto de personajes, mucha acción y ritmo. Un American noir cargado de violencia, directo dónde domina el mal y se añora la esperanza.
Este libro me ha resultado agradable, es una historia centrada en la fuga de unos presos en 1968, en un pueblo dominado por un alcaide corrupto y dictatorial. La prisión de Old Lonesome es la vida y muerte del pueblo y de sus habitantes: los ha forjado a ser como son, a la oscuridad, a la sombra de unas paredes de hormigón.
Hay muchos personajes y al principio cuesta un poco situarlos a todos, pero conforme avanza la trama se centra más en algunos. Los capítulos están narrados por diferentes voces en primera persona: el preso, la forajida, el rastreador, el pueblo, los reporteros… Esto consigue que tengas una visión más amplia de la historia y poder leer desde puntos de vista diferentes. Además, te van contando sus vidas, su pasado y sus sueños rotos. No sabría quedarme con un personaje, todos me han gustado de una forma u otra.
La novela tiene mucha acción y se narran múltiples escenas de persecuciones, muchas veces me ha recordado a una película, muy americana, por cierto.
Os lo recomiendo si os gusta la novela policiaca clásica, con sus malos, buenos,ambientes turbios y oscuros.
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Évasion ? "Je suis très attentive aux sorties de la maison d'édition Gallmeister. Ses ouvrages ne correspondent pas à mes lectures habituelles mais les couvertures sont si sublimes que c'est l'occasion parfaite d'élargir mon horizon, non ? Et autant l'histoire que les bonnes critiques du nouveau roman de Benjamin Whitmer ont fini de me convaincre."
Dites-nous en un peu plus sur son histoire... "Dans une petite ville du Colorado, le soir du réveillon 1968, la sirène d'Old Lonesome retentit, signalant l'évasion de plusieurs prisonniers. Pour le directeur Jugg et ses hommes, la chasse est ouverte..."
Mais que s'est-il exactement passé entre vous ? "Les premières pages ont été légèrement ardues, le temps de comprendre qui est qui et parfois également de démêler tous les fils pour savoir qui parle et qui répond... Mais passé ce premier cap, je me suis laissée complètement emportée. La brutalité, la rudesse du contexte sont dépeints avec réalisme, sans apitoiement et sans sensationnalisme. On y croit d'autant plus que l'on sait pertinemment que les choses peuvent se passer ainsi aux États-Unis, avec une fracture sociale qui semble irréparable, un pays profondément meurtri et divisé. Les personnages sont tous écorchés et les pires ne sont pas forcément ceux que l'on croit. On se prend petit à petit d'affection pour les uns ou les autres, malgré leurs pêchés ou peut-être même à cause d'eux, et on commence à espérer... Et puis, sans prévenir, la haine nous submerge. Les émotions sont exacerbées et la tension est à son comble au fur et à mesure que les évadés sont "repris", au point de devoir retenir quelques larmes, ce qui ne m'arrive quasiment jamais au cours de mes lectures."
Et comment cela s'est-il fini ? "J'ai également trouvé la fin très justement dosée, même si en éternelle optimiste, j'aurais aimé un petit plus de lumière, un petit peu plus de la rédemption promise par la préface de Pierre Lemaître. Et sans vouloir lancer de débat politique, j'aurais plus apprécié le message si je n'avais pas su que l'auteur est particulièrement pro-arme."
Sans suspens, je l’affirme, Évasion est un grand coup de cœur, autant qu’un coup dans le cœur. Car Benjamin Whitmer maîtrise les mots à la perfection, jouant avec un style à la fois brutal et poétique. Sans concession, son écriture tranche directement dans l’âme sans s’encombrer de l’inutile, mais parvient à conserver une beauté envoûtante. Et s’il s’agit bien d’un roman noir, viscéralement violent dans son propos, on retient surtout l’exquis sens de la formule et la poésie qui s'en dégage. Cette plume à la fois noire et lumineuse souligne l’ambivalence constante des personnages qui oscillent sans cesse entre leurs failles et leurs fantasmes, leur violence et leur désespoir. Ces personnages, malgré leur grand nombre, sont [...]
I kept on getting all the names confused, I didn't who was what, or which one was mistreated by his father or which inmate was the racist one so that was already confusing and the cut timeline was not helping because when I was finally starting to understand someone we cut to someone else. Also at the very end of chapter where something quite choking happens and we cut to somebody else's point of view, when we get back to the first pov where the shock happened, we don't talk about it and sometimes I wish it was talked about even just a little to explain because there are some stuffs that were hard to understand because only implied, and when I had to remember who's story it was, it really got me confused. So even though I like the multiple pov thing, I would suggest having a note on the side to keep track of everyone's story to not miss anything. The writing is also very graphic, like I could feel everything in my body. And there is a lot of torture scene or depiction of dead bodies so you are sensitive be careful. Also there were a lot of racist slurs and homophobic comments because of the time the story is set in, but still it annoyed me to read the nword every two pages.
Overall, I liked reading the book but I was rarely hooked and eager to continue right at the moment.
Dans un océan de noirceur, une poignée de personnages apporte à l’histoire de l’humanité par petites gouttes. Et au final, aussi invraisemblable que cela puisse paraître après ce qu’on a lu, c’est l’humanité que l’on retient. Un très beau livre.
“Et c’est là que Jim se souvient d’autre chose à propos du Vieux. Il se souvient qu’il y avait plein de fois où il ne montait pas dans la voiture avec les gardiens. Le Vieux demandait toujours d’abord ce que l’évadé avait fait pour se retrouver en prison. Et il soupesait ça lui-même. Le soupesait en regard de ce qu’il savait de tous les hommes. Nul homme n’est parfaitement exceptionnel en faiblesse ou en crime. Mais il n’existe qu’une seule variété d’hommes qui dont ce auton leur dit de faire sans se soucier de savoir si c’est bien ou mal. C’est ce que le Vieux disait.” “Mais on a toujours ses souhaits dans une main et de la merde dans l’autre, voilà ce qu’aurait dit le vieux”
c’est scandaleux d’avoir mis presque un mois à lire un livre qui aurait dû me prendre une semaine…quand ça veut pas, ça veut pas c’est dommage parce que ce roman me faisait de l’œil depuis longtemps mais malheureusement ce fut un échec, je ne me suis pas sentie impliquée. une histoire d’évasion c’est sensé être palpitant et pourtant je suis restée en retrait tout le long. il faut dire qu’il y avait beaucoup de personnages et que à chaque fois je me demandais qui était qui, c’en est vite devenu frustrant. si je mets 3 étoiles c’est parce que c’est bien écrit ; la plume est tranchante, brutale mais sait aussi être poétique, il y a un style bien défini! je suis déçue de ne pas avoir été embarquée mais c’est comme ça, ça arrive !
Je l'ai acheté par hasard en librairie et j'avoue que je suis déçue, je n'ai pas du tout accroché avec le style d'écriture de l'auteur, ni avec l'histoire dans laquelle j'ai eu du mal à identifier tous les personnages. Une deuxième lecture serait nécessaire pour mieux comprendre l'ensemble et apprécier le récit mais je n'en ai pas envie !
Voici un excellent roman noir, un grand parmi les classiques américains. L'histoire est réaliste et met en scène des personnages pris dans une spirale de violence. Des hommes s'évadent d'une prison et sème la terreur dans le pays. Le climat est le reflet du tempérament des hommes, dur, violent et impitoyable.
Je le mets pour le moment « en pause » et le reprendrai peut être plus tard, l’histoire et le contexte sont intéressants mais plutôt complexes avec l’alternance des points de vue et les très (trop) nombreux personnages, et une écriture riche. Cela requiert beaucoup de concentration, ce que j’ai du mal à fournir en ce moment, ce n’était pas la bonne phase pour moi.
Noir Noir Noir. L'Amérique des Années 60 au fin fond de la cambrousse, qques détenus se font la malle. Le directeur de la prison, ki ferait passer Trump pr l'Abbé Pierre, s'est juré de les rattraper.On arrive pas à lâcher ce bouquin
Un très bon roman noir, typique américain. Je viens de le finir et la fin m'a marqué. Le roman se bonifie au fil des chapitres, les relations entre les personnages et la façon dont l'intrigue est montée sont très bien réussie. Quatre étoiles amplement méritées.
Très sympathique, bien sombre, bien crû, aucune paillette, aucun espoir rien, j'ai l'impression que ca montre bien la réalité des différents point de vue que l'on suis au fur et à mesure du livre. Les histoires se croisent et on se rend compte de l'issu pour tout le monde.
Après avoir beaucoup apprécié Cry Father, j'avais hâte de lire un nouveau roman de Benjamin Whitmer et justement les éditions Gallmeister faisait paraître dans la collection Totem son tout dernier dont on a beaucoup entendu parler : Évasion !
On pourrait se croire en plein film américain et pourtant, non, nous sommes bien dans un roman (oui mais paru chez Gallmeister!). Une évasion est en cours à la prison d’Old Lonesome, dans le Colorado, la traque commence. Suivra une course poursuite où tout sera permis.
Comme pour Cry Father, chaque chapitre donne la parole à un protagoniste, on suit ainsi leur évolution, l'avancement dans la traque et en même temps, nous découvrons l'histoire de nos personnages. Au fur et à mesure du récit, on s'attache à certains, on se rend compte de la cruauté des gens, on espère, mais voilà, nous sommes en plein roman noir, un roman de Benjamin Whitmer qui plus est, la fin ne sera pas des plus heureuses.
Nous sommes tenus en haleine jusqu'au bout. Dans un univers aussi noir que froid.