Et s’il suffisait de formuler une question dans son esprit pour en connaître immédiatement la réponse ? Acquise par l’humanité du jour au lendemain, cette nouvelle faculté, qu’on appelle rapidement Noosphère, bouleverse les sociétés : essor technologique époustouflant, avancées médicales révolutionnaires, effondrement de certains gouvernements corrompus, fin des élites intellectuelles, bouleversement des valeurs… Au sein du laboratoire du gouvernement français, Inès Amnel tente de percer le mystère de la Noosphère. Malheureusement s’attaquer à ce phénomène si absolu a des conséquences désastreuses pour le futur de l’humanité. Mais des années plus tard, une anomalie apparaît qui peut tout remettre en cause. Inès se jure alors de protéger la Noosphère, coûte que coûte.
Audrey Pleynet a suivi des études de commerce à Lyon et travaillé ensuite dans différentes ONG et associations à l'international.
En 2017, à l'âge de 33 ans, elle publie, en auto-édition, son premier roman, Noosphère. Puis elle se lance dans une carrière de novelliste. Elle pratique l'auto-édition mais publie également des nouvelles dans des anthologies (Écologie et folie technologique, Les Migrations du futur, Revenir de l'avenir, Naufragés de l'espace, Orient-Extrême, Nos futurs solidaires, Par delà l'horizon) et des revues de science-fiction (Bifrost). En 2018, elle termine troisième du concours d'écriture du festival des Imaginales. Depuis, elle enchaîne les distinctions : prix Rosny aîné en 2020, prix des lecteurs de Bifrost en 2022, prix des Utopiales et à nouveau prix Rosny aîné en 2023.
J'ai adoré Rossignol et voilà que je lis ce précédent roman de l'auteur.
La prémisse est fascinante. Dans un avenir proche, apparaît la Noosphère du titre, qui est essentiellement un monde d'idées qui devient du jour au lendemain accessible à tous les habitants de la Terre. Autrement dit, tout le monde peut consulter instantanément toutes les informations. Cela peut sembler une bénédiction au premier abord - et c'est effectivement le cas - mais cela conduit aussi, par exemple, à des révolutions politiques ou à la perte du secret commercial. Le fait est que l’auteur développe ensuite le roman de manière assez conventionnelle, c’est-à-dire comme un thriller futuriste.
Dans l'ensemble, la lecture est assez divertissante et je considère qu'elle en valait la peine, mais si vous voulez une recommandation, lisez le magnifique Roussignol dont j'ai parlé précédemment, dans lequel il semble que l'auteur ait déjà trouvé son propre style littéraire.
Very good book of SF. The fact that each human is a part of a huge neuronal system and can contribute to its expansion is a great idea. The knowledge for everyone, a free knowledge. As always, good and bad peoples are against each others. And some want to completely shutdown this neuronal system to return to the ancient (aka actual) world of domination. Countries vs countries. This book has an excellent pace, I wasn't annoyed or bored by a character or by an event. On the contrary, I wanted to punish the really bad guy of this story and kick some @ss to the "hero" for his non decisions!! The really end of the book is faster written than the previous chapters, but it's okay. I do not need a sequel, it's a closed story in an ever expanding universe. Maybe, if the humans are projecting to the stars, what may be the connection to the Noosphere?? Yup, maybe an another story in the Noosphere world but I don't think so!! Good read, in a single day.
J’ai donc terminé la lecture de ce bouquin, auto-édité par l’autrice dont j’avais repéré le blog, ICI, et qui partage sa vie de romancière, ses bons plans et de sages conseils pour celles et ceux essayant d’aligner mots, phrases, ponctuation, et que sais-je encore! Je vous recommande donc Noosphère, d’Audrey Pleynet!
Nous embarquons dans un périple fantastique à travers notre monde et nos quotidiens ordinaires, sauf que survient très vite un évènement d’ampleur mondiale; Le développement de la fameuse noosphère, selon les théories de Vladimir Vernadsky et Pierre Teilhard de Chardin – Oui, celui mentionné en référence des Cantos d’Hypérion – sauf qu’ici, point de Gritche ou de templiers du Muir, mais plutôt des personnages ancrés dans leur quotidien et faisant avec. Avec quoi? Me demanderez-vous avec la fébrilité qui vous caractérise, mes p’tites patates, eh bien avec toute la connaissance humaine, remise à jour en temps réel, dans la tête! Oui c’est beaucoup.
Nous sommes donc embarqué dans la tête de gens cherchant à comprendre le pourquoi de cette émergence de la noosphère, qui est théorisée comme étant l’évolution de la géosphère et de la biosphère, regroupant toutes les pensées des créatures conscientes. Théorie fascinante, souvent mise en parallèle du world wide web. Le roman d’Audrey Pleynet nous montre l’application d’un tel phénomène dans le quotidien, avec de petits airs à la Bernard Werber, mais avec un ton plus dramatique. Le livre est clairement très bon, agréable à lire, avec une intrigue bien structurée, il se dévore tout simplement! Je suis souvent resté sur ma faim en terminant des romans auto-édités, voir je n’ai parfois même pas pu en venir à bout, mais ce Noosphère est une petite pépite que je vous encourage à découvrir – même s’il faut passer par Amazon/ le Mal incarné – pour l’obtenir! Bravo et merci à toi Audrey Pleynet, pour cette œuvre originale!