Comme tous les jeunes Indiens, Mukwa, 11 ans, est envoyé à Sainte-Cécilia, un pensionnat canadien dont l'éducation est confiée à des religieux. Malheureusement, cet établissement ne ressemble en rien à une école traditionnelle. Pour tout apprentissage, le jeune Ojibwé découvre l'humiliation, la privation de nourriture, les mauvais traitements... Car le mot d'ordre est Kill the Indian in the child : éliminer l'Indien dans l'enfant, lui faire oublier sa culture, sa religion, ses origines. Mais Mukwa se rebelle, décide de fuir et de rejoindre son père trappeur, dans la forêt...
Histoire poignante. Ce livre est court mais arrive parfaitement à transmettre le message et les faits voulus par l'auteur. Malheureusement, je ne suis pas une grande fan de la métaphore à la fin que je n'ai pas particulièrement compris. Le livre aurait pu s'en passer je trouve, la fin aurait eu plus d'impact sur le lecteur sans. Malgré tout, un excellent livre que je recommande fortement qui révèle une histoire vraie choquante très peu connue de la population.
89 petites pages. Le point de vue d'un enfant ojibwé, emmené dans un de ces pensionnats pour indiens, soumis aux pires sévices des sœurs et des prêtres catholiques, prêt à tout pour retrouver son père trappeur dans la forêt. Tiré d'une histoire vraie. Une part historique atroce du Canada qui DOIT être lue, connue et reconnue.
Et avec le POV de l'enfant, j'ai trouvé ça poignant et adapté à un jeune lectorat. C'est un livre que je ferais lire à mes neveux et nièces.
Troisième roman que je lis d'Elise Fontenaille et comme les deux précédents, je suis gêné par les mêmes éléments : une narration expéditive, des éléments surnaturels un peu sortis du chapeau et des personnages d'un manichéisme peu subtil. A vouloir dénoncer une part très sombre de l'histoire canadienne dans un très court roman jeunesse, Élise Fontenaille appuie peut être trop sur certains leviers scénaristiques...
Récit très fort sur un fait historique très peu connu en France... Je suis toujours autant effarée de ces prêtres et nonnes qui torturent sous couvert de religion... et qui ne sont jamais traduit en justice...