Un dimanche à la campagne, Pierre, Paul et Hélène, trois amis de jeunesse, se retrouvent avec leur famille, dans la maison dans laquelle ils ont vécu ensemble. Hélène souhaiterait vendre la maison et récupérer sa part...
Dramaturge français du XXe siècle, Jean-Luc Lagarce réalise d'abord des pièces proches du théâtre de l'absurde de Samuel Beckett et Eugène Ionesco, puis évolue vers un théâtre autofictionnel largement influencé par sa contraction du sida, maladie de laquelle il meurt à 38 ans. En 1992, il fonde la maison d'édition Les Solitaires intempestifs avec François Berreur.
j'adore la langue de lagarce, elle qui ne supprime pas ses erreurs, ses ratures, les souligne, en fait sa tragédie. Des personnages comme des voix qui s'entrechoquent dans un brouhaha qu'on a de peine à discerner. chacun cherche sa place dans la destruction de l'autre. rien n'arrive jamais à son terme, c'est un théâtre de la frustration, de la castration. pourtant lagarce arrive toujours à animer le drame, il ne meurt jamais alors que tout est mort. le drame est sa seule lumière.