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La France périphérique : comment on a sacrifié les classes populaires

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Désormais, deux France s’ignorent et se font face : la France des métropoles, brillante vitrine de la mondialisation heureuse, où cohabitent cadres et immigrés, et la France périphérique des petites et moyennes villes, des zones rurales éloignées des bassins d’emplois les plus dynamiques. De cette dernière, qui concentre 60 % de la population française, personne ne parle jamais. Laissée pour compte, volontiers méprisée, cette France-là est désormais associée à la précarité sociale et au vote Front national.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi a-t-on sacrifié les classes populaires sur l’autel d’une mondialisation volontiers communautariste et inégalitaire, aux antipodes des valeurs dont se réclame la classe politique ? Comment cette France populaire peut-elle changer la donne, et regagner la place qui est la sienne, la première ?

Dans cet essai polémique et percutant, Christophe Guilluy dresse un diagnostic sans complaisance de notre pays, et esquisse les contours d’une contre-société à venir…

192 pages, Paperback

First published September 17, 2014

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About the author

Christophe Guilluy

16 books21 followers

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Displaying 1 - 19 of 19 reviews
Profile Image for Yves Gounin.
441 reviews69 followers
October 15, 2016
L'oeuvre de Christophe Guilluy fait polémique.
Ce géographe soutient une thèse simple : deux France s'opposent, la France des métropoles, connectée, hypermobile, multiculturelle, et la France périphérique séduite par les thèses du Front national.
La thèse est simpliste et a ses failles. Paris et Douai sont deux métropoles et n'ont guère en commun.
La Drôme et la Meuse font partie de la France périphérique et sont pourtant dissemblables.
Pour autant, il serait dommage de jeter sa thèse avec l'eau du bain.
Car, prise avec les réserves méthodologiques qui s'imposent, elle nous dit quelque chose de la France.

J'ai beaucoup d'admiration et de tendresse pour les auteurs-à-slogans. C'est très facile de dire : le monde est compliqué. C'est très courageux au contraire de suggérer une grille de lecture. Aux penseurs de la complexité (Edgard Morin, Alain Touraine ...), j'ai la faiblesse de préférer - même si je ne suis pas toujours d'accord avec eux - Fukuyama ou Huntington.
Profile Image for Soledade.
58 reviews
March 17, 2025
franchement c'était bien c'est juste genre girl ton chapeau est bien grand pour sortir toutes ces choses tout seul.... + ça influence sûrement des oppositions simplistes entre ville/périphérie et riche/pauvres (qui sont intéressantes en vraiiii mais qui auraient gagné en cunt si c'était plus nuancé quoi genre qui se rappellent que ces discours sur l'immigration et sur la France périphérique ont été repris par l'extrême droite breeeeeeef)
Profile Image for Lina.
63 reviews1 follower
August 12, 2024
Ce livre a le mérite de mettre les pieds dans le plat et de développer des réflexions pertinentes pour comprendre les dynamiques urbaines, l'évolution des partis traditionnels et les clivages sociaux actuels. Les analyses de Guilluy sont pour la plupart clairvoyantes et leur confirmation dans les faits les rend performantes pour dépasser les simplifications qu'on entend ailleurs. Les outils comme l'indice de fragilité, la notion de peur de la minorité, l'analyse du clivage métropole-périphérie, sont perfectibles mais très utiles pour une compréhension globale des tensions en France.

Cependant, j'ai été beaucoup dérangée par l'habitude dans ce livre d'utiliser des concepts sur plusieurs chapitres - "catégories populaires", "tensions culturelles", même "France périphérique" ! - avant de les définir clairement. Cela force le lecteur à s'appuyer sur ses représentations personnelles de ces termes, logiquement influencées par son environnement et les médias qu'il consomme, pour tirer les conclusions des arguments avancés par Guilluy. Ainsi, si on ne lit pas dans le détail (ce qui je pense a été fait par la majorité des personnes qui citent Guilluy) on peut mettre un peu ce qu'on veut dans ces catégories pour que cela corresponde à ce que l'on veut dire. J'avoue avoir lu ce livre avec en tête de forts a priori sur ses thèses, parce que les personnes qui me l'ont fait connaître en ont tiré des conclusions assez simplistes et racistes. C'est pour cela que j'ai pendant tout le livre jusqu'au dernier chapitre exclu été particulièrement gênée par les formulations quasi grand-remplacistes des paragraphes qui mentionnaient l'immigration et se cachaient au milieu d'une analyse de classe. Je reproche à Guilluy son manque de précisions justement parce qu'il ouvre la porte à ce genre d'interprétations, qui sont en plus en incohérence avec ce qu'il explique dans le dernier chapitre. Par exemple, on passe de "le vote RN est systématiquement plus élevé là où l'immigration récente est forte" sans plus d'analyse, ce qui donne l'impression que le vote RN est une réponse mécanique à l'immigration et que le sentiment anti-immigré est inévitable chez les classes populaires, à un réel développement sur la logique du "majoritaire-minoritaire" dans le dernier chapitre. Pareil pour le remplacement des catégories populaires traditionnelles (dont Guilluy a exclu les ouvriers immigrés au début, pour réintégrer ceux dont l'immigration est ancienne à la fin) par les catégories populaires d'immigration récentes sans plus de précision. Pris comme cela, c'est juste le concept du grand remplacement pris sous un angle de classe. Mais en fait dans le dernier chapitre Guilluy explique que cela découle non pas d'une submersion (idée renforcée par la citation d'une statistique sur la proportion d'enfants immigrés en IDF dans les chapitres précédents) mais d'une logique d'évitement. Rien à voir... Pourquoi donc garder ce flou pendant tout le livre, et réserver la nuance sur le thème de l'immigration au dernier chapitre? Chaque fois que ce thème a été abordé dans les chapitres précédents, il l'était de manière incomplète et cela menait à des interprétations bien différentes de celles du dernier chapitre. Pour moi, cela rend Guilluy un peu responsables des interprétations fallacieuses de ses thèses dans les médias et en politique.

Malgré cela, cela reste une lecture très intéressante, surtout dans un contexte où on nous ressort Guilluy à toutes les sauces.
Profile Image for Pietro Gambarotto.
29 reviews
September 16, 2022
Cet essai du géographe C. Guilluy présente une nouvelle carte visant à mettre en lumière les nouvelles catégories sociales françaises que les cartes traditionnelles de l'Insee n'arrivent pas à mettre en évidence. ) Cette carte trouve son origine d'une prise de conscience qu'on peut résumer sur la base des trois thèses suivantes :

1) Les classes moyennes ont implosé depuis longtemps même si les classes dirigeantes continuent à décrire la France comme structurée autour d’une classe moyenne majoritaire.

2) Les classes dirigeantes croient que les nouvelles radicalités sociales et politiques viennent des banlieues des métropoles alors qu’elles viennent de la France périphérique (petites et moyennes villes, zones rurales, départements d'outre mer), à l’écart des zones d’emplois les plus actives. C’est dans ces zones périphériques que la population partage une sensibilité critique commune à l’envers des conséquences de l’économie mondialisée. Il y a donc ici la reconstitution d’une base populaire.

3) Les difficultés dans les banlieues sont liées aux flux migratoires mais non aux retombées de l'économie mondialisée. Les banlieues sont, au contraire, parfaitement intégrées à l’économie et société globalisées. Les tensions culturelles et l’intégration économique ne sont pas donc à confondre.

Alors que les anciennes cartes de l'Insee mettent en opposition les aires urbaines et celles des banlieues et de certaines zones rurales (sur la base d'un modèle remontant aux Trentes Glorieuses quand il y avait un passage inéluctable de la population vers les zones urbaines), il s'agit ici de mettre en évidence où la plupart des classes populaires habite ajourd'hui. Parconséquent, la nouvelle carte proposée vise à s’affranchir de la distinction entre zones urbaines et zones rurales et mettre en évidence la nouvelle contre-société qui s'est formée dans les territoires périphériques à la suite de la dissolution de la classe moyenne.

Pour réaliser cette nouvelle carte, C. Guilluy et un autre géographe (Christophe Noyé) ont conçu un indicateur de fragilité sociale et de concentration des catégories populaires construit sur la base du taux de huit indicateurs sociaux (en stock et en dynamique) par rapport à la moyenne française. Cet indice est calculé pour l’ensemble des communes françaises mais, à la différence de la distinction utilisée par l’Insee, on différencie la France métropolitaine (identifiée comme les 25 aires urbaines les plus peuplées) et la France périphérique. De cette façon, il est possible de mettre en évidence que les petites et moyennes villes (ainsi que les DOM-TOM et les zones rurales) sont celles où la fragilité sociale est la plus élevée (98% des communes classées fragiles, soit 72% de la population française vivant dans les territoires fragiles).
Profile Image for Pieter.
388 reviews65 followers
October 9, 2019
Oubliez les oppositions politiques traditionnelles: jeune vs ancien, actif vs non-actif,... La vraie opposition politique actuelle est la division entre la France périphérique et la France metropolitaine.

La globalisation a fait augmenter le PBI français, dont particulièrement les cadres dans les zones métropolotaines (des agglomérations avec plus de 370 000 habitants) profitent. Mais les classes populaires dans la zone périphérique ont été oubliés. Branko Milanovic a même constaté que la classe moyenne est en train d'effacer.

Evidemment, aux zones métropolitains, il y a aussi des 'zones sensibles'. Mais on voit que l'emploi chez les immigrés augmente grâce aux banlieues qui se situent près des centres d'emploi. Les différences entre les bobos/ cadres et les immigrés sont encore grandes, mais tous les deux sont mobiles: ils voyagent, immigrent et émigrent plus que les classes populaires. L'auteur signale deux phénomènes ironiques: les bobos fréquentent plus l'avion et le transport public que les classes populaires. Mais au même temps, la gauche kérosène critique les classes populaires qui ont besoin d'une voiture afin de faire la navette. Malheureusement, ils ont pas le budget d'acheter une nouvelle voiture qui conforme avec les nouvelles normes environnementales. Et la même gauche ferroviaire consomme les subsidies pour le transport public dont les classes populaires sont exclus parce qu'ils vivent trop éloignés.

Cette division sociologique plutôt que culturelle a créée un nouveau paysage politique. Les gagnants de la globalisation qui vivent dans les grandes villes et qui sont confiants à la politique. Au même temps, ils détèstent les classes populaires qui sont “racistes” et incapable à prendre des decisions raissonnables (Brexit, Trump,…). Les socialistes ne défendent plus les classes populaires, mais plutôt les minorités (immigrés, LBGT,…). Par contre, Le FN est évolué d’un parti ultraliberal à un partisan fort de l’Etat-providence. Il a réussi de conquérir la France périphérique, pas seulement par son programme identitaire, mais aussi en defendant les agriculteurs, les chômeurs, les artisans et les ouvriers. Dans les zones métropolitains, l’auteur attend une division entre les métropoles mondialisées et les banlieues etnicisées. La France sera de plus en plus ségrégée.
Profile Image for Nicolas.
22 reviews
June 24, 2024
Un essai très intéressant, mais certains aspects du livre me dérangent et laissent une impression désagréable.

Le ton est souvent agressif, chargé contre les élites "gauchistes" qui prônent la mondialisation, à tel point qu'on ne sait plus si on lit un livre sérieux d'un géographe ou un manifeste politique.

Les derniers chapitres, qui manquent cruellement de références vers des études scientifiques ou des sondages d'opinion, renforcent énormément cette impression.

Mais surtout, l'auteur décrit la "France périphérique" en étudiant huit indicateurs (tels que le taux de chômage, la perte d'emplois ouvriers...) et en regroupant toutes les communes pour lesquelles au moins 3 de ces indicateurs sont au-dessus de la moyenne nationale. Il y a là un énorme risque de regrouper dans un seul ensemble des communes pour lesquels des indicateurs différents sont hauts, et donc de regrouper des réalités tout-à-fait différentes... La grille de lecture "gagnants vs perdants de la mondialisation" est-elle trop simpliste, poussant l'auteur a créer deux ensembles trop caricaturaux pour justifier sa thèse ?
Profile Image for JOAN BASSETS.
637 reviews7 followers
March 24, 2024
Un molt bon llibre, potser massa plè d'informacions, però que dibuixa un problema que no només afecta a França: el parasitisme de les grans ciutats i l'abandó de les periferies. Però no només les zones perifèriques, el que ara diem "la España vacía" que gira perillosament cap a l'ultradreta.
També parla dels barris perifèrics de les grans ciutats, sovins guettos de gent en una situació econòmica dura i que genera extremismes.
Recordem que del pressupost de despeses 2023, a Madrid es va invertir un 179% del pressupostat. Necessàriament, com els comptes de la vella, si van a parar a un lloc, surten d'un altre on no es queden.
Un esforç redistributiu seriós per part de l'administració, i una assumpció de responsabilitats, és l'únic camí per redreçar un problema d'abast mundial.
260 reviews7 followers
December 22, 2018
A book that makes an interesting addition to Arlie Hochchild’s “Strangers in their Own Land” ( USA), and “The Road to Somewhere” (UK), giving an analysis of French society and the tensions created by globalization. The same cleavages are discussed, looking at an urban, prosperous international business class and a rural class struggling as jobs disappear and anger grows against the government and the ruling elites. In addition, immigration because a focus of discontent, creating an increasingly multicultural society and fears that jobs and government services ( housing, for example) are destined for the new arrivals, neglecting French citizens who are increasingly “ périphérique”.
Profile Image for Loic.
92 reviews2 followers
November 23, 2021
A lire pour ceux que la politique et la sociologie intéressent, et que le débat des présidentielles 2022 passionne.
Très bien argumenté, même quand on cherche à se distancier des conclusions de l’auteur. Trop long et répétitif parfois, l’ouvrage aurait pu gagner en efficacité et faire passer le message plus simplement.
Mais sa prescience sur certains points fait presque froid dans le dos. Difficile en effet de ne pas imaginer les futurs gilets jaunes et anti vax dans ce portrait de la France de 2013, et de ne pas deviner que le « en même temps «  gagnant de 2017 est bien la synthèse aboutie de la proximité des socialistes français et de la droite modérée ( ou de leurs électeurs !) annoncée par l’auteur dans cet ouvrage.
Profile Image for Etienne OMNES.
303 reviews14 followers
December 12, 2018
Au vu de l'actualité, et vu que le nom de Christophe Guilluy revient tout le temps dans les médias, je me suis décidé à lire cet essai "fondateur". Considérant qu'il a été écrit en 2014, il est presque prophétique et Guilluy mérite vraiment qu'on le félicite pour la clairvoyance qu'il a eu dès cette époque. Mais sinon, cet essai seul ne nous apprends rien de plus que ce qui tourne déjà en boucle dans les journaux, et j'ai trouvé ses raisonnements un peu rapides parfois, n'osant visiblement pas choisir entre géographe et essayiste.

5 étoiles en 2014. 4 en 2018
Profile Image for Alain.
1,092 reviews
February 5, 2019
un livre terriblement d'actualité, polémique mais presque prophétique puisqu'il a été publié en 2014 et qui oppose la France connectée , ouverte, mondialiste, liberale etc et celle periphérique, "localiste" "protectiste". On peut regretter certains parti pris dans les postulats de ces études, on peut regretter le ton parfois agressif, susceptible, et enfin le constat d'impasse, sans solution, presque justifiant les faits et les postures actuelles. Cependant le raisonnement mérite d'etre lu. C'est rugueux et tres réaliste
Profile Image for Dio Mavroyannis.
169 reviews13 followers
May 24, 2020
Un peu répétitif, le livre aurait pu faire environ un tiers de sa longueur. Il parle beaucoup de mesures pour essayer de faire ressortir cette dichotomie, mais je n'ai pas vraiment l'impression qu'il évalue de façon critique ses mesures. Je ne le vois pas non plus avoir une sorte de programme positif, cela semble juste une longue diatribe. Quoi qu'il en soit, je dis cela comme quelqu'un qui est d'accord avec son analyse, cela ne semble rien prescrire.
Profile Image for Gilles Russeil.
682 reviews3 followers
April 26, 2020
Ecrit en 2014, analyse controversée mais passionnante de l'évolution du Pays. On y lit la révolte des classes populaires excentrées, le rapprochement idéologique et bientôt electoral du PS et de la droite modérée
Profile Image for Mairi.
41 reviews
March 11, 2021
Quelques notions percutantes. Les cartes sont bien réalisées. Un peu répetitif.
103 reviews3 followers
March 13, 2022
Donne une vision approfondie de la lutte des classes selon le prisme grandes métropoles mondialisées / France périphérique.
69 reviews3 followers
January 20, 2023
Brillant paradigme sur la recomposition socio-territoriale de la société française.. matinée de démonstrations amateuristes, de raccourcis, de formulations douteuses et de remarques curieuses.
Profile Image for Vincent Girard.
3 reviews
October 7, 2017
Très peu d'idées dans ce bouquin qui répète incessamment les deux mêmes postulats ( 1- la France des villes gagnante de la mondialisation et la France périphérique que l'on retrouve dans le “périurbain subi“ qui représenterait 60% de la population comme perdante de la mondialisation. 2) les vieux et les fonctionnaires font tenir un système non représentatif en votant UMP pour les vieux et PS pour les fonctionnaires) et qui ne cesse de contredire.

On y lit par exemple que les partis établis prennent les électeurs pour des idiots en leur servant un marketing politique basé sur la diversité et le multiculturalisme (“les états majors politiques produisent un magnifique discours éminemment républicain en mettant en oeuvre un puissent marketing électoral. Le catéchisme républicain sert ainsi discrètement à faire la promotion du concept de “diversité“) mais que attention hein le petit peuple ne se fait plus avoir et fait preuve d'un esprit politique réel. Et puis bon quand même on est un peu mal à l'aise avec le vote FN alors on peut pas s'empêcher d'expliquer que si “les gens ne sont ni stupides ni manipulés ils font des analyses et en tirent des conséquences contestables (en votant FN)“. Du coup le peuple est pas con mais un peu quand même.

Pour en finir une citation magnifique de bien-pensance et qui interroge sur le positionnement politique de l'auteur:
“Ce sont les couches populaires qui prennent en charge concrètement la question du rapport à l'autre, elles n'ont ni besoin de leçon d'histoire et encore moins de leçon de morale. Elle savent que le rapport à l'autre est ambivalent, elles savent que l'on peut être raciste le matin et fraternel l'après-midi“. Alors tout va bien, c'est un bon racisme de circonstance.
Profile Image for Hugues.
189 reviews7 followers
January 30, 2016
Je n'ai pas (encore ?) lu Fractures Francaises du même auteur. Cet essais présente des réflexions intéressantes et même pertinentes mais souffre de défaut méthodologique: tout en citant volontiers des références, il manque aussi souvent de précision quant aux exemples qu'il donne (il en va ainsi du village de la page 177-178). L'indice de fragilité sur lequel il bâtit sa carte de la France périphérique, celle des délaissés de la mondialisation, est très intéressant MAIS repose sur un agrégat d'autres indicateurs, tous approchés de manière binaire (avec pour exemple le taux de chômage pour lequel une commune au-dessus du taux de chômage national se verra donner une note de 1 et une commune présentant un taux de chômage inférieure à la moyenne aura une note de 0). L'auteur obtient ainsi une carte qui ne présente aucune nuance en particulier des élites - Guilluy aborde tout selon la division classe populaire/classe dominante ou élite - habitant la France périphérique. Cependant loin de faire l'apologie du populisme, il n'en fait pas non plus la critique mais en cherche l'explication.
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