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Un si beau diplôme !

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Comment sauver son enfant d’une mort certaine ? Faut-il, comme le croit le père de l'auteur, faire confiance à l'école afin qu'elle obtienne un « beau diplôme » ? Ainsi elle ne serait plus ni hutu ni tutsi : elle atteindrait le statut inviolable des « évolués ».
C'est justement pour obtenir ce certificat que l'auteur sera obligée de prendre le chemin de l'exil. Elle passera de pays en pays, au Burundi, à Djibouti puis en France. Tantôt les chances que lui promettait ce précieux papier apparaissent comme une certitude, tantôt elles se volatilisent tel un mirage. Comme le lui avait dit son père, ce « beau diplôme » sera le talisman, toujours source d'énergie, qui lui permettra de surmonter désespérance, désillusions et déconvenues.
L'auteur revient ici à la veine autobiographique, avec ce style fluide, plein d'humour et de fantaisie qui rend passionnant le récit de ses souvenirs, si douloureux soient-ils parfois.

Scholastique Mukasonga est née au Rwanda et travaille en Normandie. Son roman Notre-Dame du Nil a obtenu le prix Renaudot en 2012.

186 pages, Paperback

First published March 8, 2018

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About the author

Scholastique Mukasonga

19 books358 followers
Born in Rwanda in 1956, Scholastique Mukasonga experienced from childhood the violence and humiliation of the ethnic conflicts that shook her country. In 1960, her family was displaced into the under-developed Nyamata. In 1973, she was forced to leave the school of social assistance in Butare and flee to Burundi. She settled in France in 1992. The genocide of the Tutsi swept through Rwanda 2 years later. Mukasonga learned that 27 of her family members had been massacred. Twelve years later, Gallimard published her autobiographical account Inyenzi ou les Cafards, which marked Mukasonga's entry into literature. Her first novel, Notre-Dame du Nil, won the Ahamadou Kourouma prize and the Renaudot prize in 2012.

(from http://www.citylights.com/info/?fa=ev...)

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Displaying 1 - 13 of 13 reviews
454 reviews2 followers
September 26, 2025
C'est un livre dont je n'avais jamais entendu parler, mais s'il y a une chose en laquelle j'ai confiance dans ce bas monde, c'est les recommandations des bibliothécaires de Montréal. 

Dans ce livre, on suit le parcours de l'autrice qui fait tout pour obtenir un diplome et ensuite un poste d'assistante social pendant le génocide du Rwanda. Elle fait face à de nombreux obstacles, doit finir ses études en tant que réfugiée pour se rendre compte que son diplôme et ses compétences ne sont pas toujours reconnues même dans son propre pays. Elle ne baisse cependant jamais les bras et j'aimerais un jour dans ma vie être aussi fonceuse et entreprenante qu'elle. Évidemment le contexte du génocide est difficile à lire même si ce n'est pas le point principal de ce roman. 

Je pensais que ce serait une lecture vraiment pessimiste mais finalement l'autrice finit sur une belle note sur le pouvoir de l'éducation. Heureusement, parce que je ne pense pas que mon pauvre petit coeur de doctorante aurait accepté autre chose.

J'ai vraiment beaucoup aimé le style de l'autrice et je lirai sûrement d'autres de ses romans!
Profile Image for Emilie.
Author 13 books24 followers
September 11, 2020
Je suis partagée.
Partagée entre « tout ça pour ça » et « où est la suite ».

Ce roman se lit comme une table des matières. Il effleure, sans entrer vraiment dans le vif du sujet, toutes sortes de pistes qui gagneraient à être creusées. L’éducation des filles. Le genocide au Rwanda. La transformation de la société Rwandaise par la suite. Les rapports inter-africains. L’émigration. Le retour aux sources. L’identité. La division genrée des gens (interdiction aux filles de faire ceci, aux garçons de faire cela). L’excision, la révolte/ la soumission face à cette pratique.
Toutes ces choses sont évoquées, en quelques lignes ou en quelque pages, au fil du roman... mais j’ai envie de lire vraiment. J’ai envie de creuser le sujet. L’autrice écrit « c’est ça le nouveau Rwanda ». C’est quoi ? C’est comment ? Comment le ressent-Elle ? Quelles conséquences sur elle et sa famille ?
Où est « le monde de Candida », je veux lire ce livre.
Où est le récit de Sarah, qui a été excisée et révoltée mais qui a échoué à protéger sa fille de la mutilation ? Je veux lire ce livre !

En bref, ce roman est comme une initiation à Scholastique Mukasonga. Un entremet, pour mettre en appétit. Ça donne envie d’en avoir davantage mais en même temps, c’est insuffisant et ça laisse sur sa faim. Un peu frustrée. Une introduction. Maintenant, je veux entrer dans le vif du sujet ! Je vais donc me pencher sur sa bibliographie et y choisir une ou plusieurs prochaines lectures.
Profile Image for Fernanda.
155 reviews57 followers
June 30, 2023
Como sempre é um prazer ler a Mukasonga. Diria que é o meu terceiro livro favorita dela, dos quatro que já li (e que foram traduzidos), o que não é nenhum demérito. É uma obra baseada em suas memórias, em que o fio condutor de fato é a obtenção do sonhado diploma de ensino superior. É curioso ver como a autora foi bastante ingênua em certos momentos - sobretudo quando chega à França - e até mesmo arrogante, o que parece refletir o grande sacrifício e orgulho que sentia por obter o documento.

O texto tem uma quebra bastante clara com o genocídio, em 1994, e muda um tanto de rumo. De forma implícita a educação ainda estrutura tudo porque foi ela que ajudou na sobrevivência de Mukasonga e, em última instância, permitiu com que ela voltasse e escrevesse sobre e para os seus mortos. Mas, ainda assim, é uma seção que perde sintonia com o fluxo de suas memórias mais antigas; poderia até se configurar como uma espécie de epílogo. E sem dúvidas não deve ser um primeiro livro pra se ler da autora, justamente porque o genocídio é algo quase como dado e evidente, embora ela explique uma coisa ou outra.

3.5/5
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Pascale.
1,366 reviews66 followers
February 24, 2020
Musakonga is the only person in her extended family to have survived the genocide perpetrated by the Hutu majority in Rwanda in the 1990s. She owes this to her father's insistence on the importance of studying hard. Forced into exile when she was kicked out of high school in 1973, along with all the other Tutsi girls, Mukasonga clung to her dream of graduating as a social worker and managed to get her diploma in Burundi. However, she quickly found out that her degree was worthless due to the fact that all jobs went to Burundi graduates. Undeterred, she kept looking for work and eventually landed a job with a Dutch couple who were very kind to her although they may have had ulterior motives for hiring her. This in turn led to her being hired by UNICEF, then meeting a Frenchman doing research on Burundian folklore. Once married to him, Mukasonga followed him to his next posting in Djibouti. The couple had 2 boys before moving to Normandy, where Mukasonga pestered the authorities until they allowed her to take a special exam in order to be allowed to work as an "assistante sociale", her main ambition since her teens. Mukasonga gives a moving account of the many hardships encountered by people living in exile. Probably for fear of turning this into a sob story, she keeps a light touch and there are no harrowing scenes at all in this memoir. Such restraint is very commendable, and Mukasonga looks back at her younger self, so laughably confident in the value of college degrees, with plenty of humour. Yet in the end her education enabled her to practice her chosen profession in France, thereby vindicating her father completely. (What is not clear to me is why her brother André, who also went to study abroad, seems not to have escaped the genocide).
Profile Image for James.
21 reviews10 followers
October 11, 2020
Ce livre est un récit qui se veut autobiographique et qui retrace, avec une pointe d'humour, l'histoire d'une femme d'origine rwandaise à la poursuite d'un diplôme. Son parcours est truffé d'obstacles, qui la pousseront à s'exiler au Burundi à cause de répressions ethniques, mais grâce à sa ténacité elle réussira à obtenir un diplôme qui finalement ne lui ouvrira aucune porte.
Étant débrouillarde, elle finit par obtenir un travail qui lui permettra de rencontrer son futur mari. Elle le suivra à Djibouti puis en France, ou elle reprend ses études.

Le livre laisse un sentiment de course, on en perd l'haleine. Mais n'est ce pas celà la vie d'une exilée, être là sans être là, courir toujours et toujours pour rattraper ce qu'on aurait dû avoir.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Lara Desanti.
142 reviews
February 24, 2024
A construção e solidificação do mito do "belo diploma" que, embora muitas vezes tivesse lhe provado ser apenas um pedaço de papel, acabou por realmente salvá-la. Tinha tudo para ser essa a espinha dorsal de um romance forte sobre como a própria academia nos moldes europeus mostrou-se um caminho efetivo para fugir da violência semeada pelo colonizador. Soa contraditório, uma esperança amarga.

Mas o livro não entrega isso. Essa reflexão foi feita com pouco ou nenhum direcionamento narrativo da autora. Muitas cenas, pouca história. O resultado é uma narrativa de honestidade seca e omissa. Termino com a frustrante sensação de que não conheci Scholastique, mas sim uma imagem genérica de uma diplomada ligeiramente arrogante.
Profile Image for Parsnip.
518 reviews3 followers
August 27, 2023
Je suis tombé’e sur ce livre absolument par hasard, et quelle agréable découverte ça a été ! C’est le premier livre de cette autrice que je lis, mais certainement pas le dernier !

La plume est tout d’abord très convaincante : fluide, naturelle, on a l’impression d’écouter le récit d’une amie. Pour autant, ce n’est pas une narration naïve et brute qui nous est offerte, car Scholastique Mukasonga apporte un recul critique à son histoire et l’agrémente également d’un contexte historique subtil mais clair qui nous guide tout au long du livre. On est captivé, on sent la grande maîtrise du rythme de l’histoire. Le livre est bref et relate une très large partie de la vie de l’autrice, mais on ne se sent jamais pressé ou spolié, car elle sait s’arrêter sur des scènes ou des personnages clefs pour nous laisser entrevoir juste ce qu’il faut de détails et comprendre toute la complexité implicite de son parcours, de sa vie, des relations humaines. C’est une lecture rapide mais assez marquante et franchement convaincante, il me tarde de lire d’autres de ses oeuvres. J’ai beaucoup aimé la façon dont elle ne se détourne jamais de la violence et de la cruauté, mais la regarde en face tout en proposant un espoir franc à la fin de l’ouvrage.

4,25/5
Profile Image for Marta D'Agord.
226 reviews16 followers
September 16, 2024
Neste livro, a autora homenageia seu pai, em especial pela transmissão recebida: ter um diploma, ele aconselhava, será uma condição para sua sobrevivência.

No livro, ela conta como foi seu percurso de estudos, desde o secundário, o curso superior no estrangeiro, em dois países, Burundi e França.

Ainda relata suas breves estadas em Ruanda, quando seus pais ainda estavam vivos, antes do massacre de 1994.

Profile Image for Isabelle.
1,267 reviews17 followers
October 24, 2023
Je viens de découvrir cette auteure avec ce livre qui décline humour, sensibilité avec un côté Pagnol version rwandaise. La liberté du ton, les impacts historiques et culturels ainsi que le grain d'authenticité apportent de la richesse S cette bibliographie.
Profile Image for Chema Caballero.
270 reviews21 followers
June 19, 2021
Me gusta mucho la forma de escribir de Mukasonga. Autobiográfico con el exilio y el genocidio tutsi de fondo.
Profile Image for Nanou.
241 reviews5 followers
November 3, 2018
J’ai passé la moitié de ma vie à courir après un diplôme. Ce n’était pourtant pas une thèse de doctorat, de celles qui restent en chantier toute une vie et couronnent une brillante carrière universitaire : non, ce n’était qu’un modeste diplôme d’assistante sociale.

Ce diplôme d’assistante sociale, c’est le point central de ce récit de Scholastique Mukasonga, où elle relate ses efforts pour obtenir ce sésame qui selon son père, la sauvera de la mort promise aux Tutsis et sera pour elle comme un talisman, un passeport pour la vie.

Avec ce livre, elle rend aussi hommage à son père, qui selon elle lui a donné deux fois la vie, en la concevant d’abord, puis en l’obligeant à aller à l’école, alors que petite fille elle voulait rester collée aux basques de sa mère. En l’incitant à s’instruire, à obtenir un diplôme, son père a été un élément moteur dans sa détermination à poursuivre son but, à être autonome, à servir les autres, et c’est ainsi qu’il l’a sauvée de la mort puisque son obstination l’a menée loin du Rwanda.

Et pourtant, le parcours de Scholastique Mukasonga a été semé d’embûches : elle a dû s’exiler au Burundi, loin de ses parents, pour continuer ses études d’assistante sociale, car en tant que Tutsi, elle ne pouvait plus étudier au Rwanda. Mais une fois le précieux diplôme obtenu, elle a vite déchanté : pas de place pour elle dans l’administration Burundaise, malgré son obstination et ses démarches.

Elle réussit à obtenir un poste sur une mission de l’UNICEF, ce qui lui permet, pendant cinq années, de contribuer à améliorer les conditions de vie des mères et des enfants des collines de Gitega. C’est là aussi qu’elle rencontre son mari, un coopérant français. À ses côtés, elle vit ensuite à Djibouti, où elle doit de nouveau constater l’insignifiance de son diplôme et affronter le racisme anti-africain ambiant. Enfin, en 1992, c’est le retour définitif de la famille en France, en Normandie, où elle espère enfin pouvoir exercer son métier. Hélas, bien qu’elle soit naturalisée française, son diplôme du Burundi n’est pas reconnu puisqu’il faut un diplôme d’état pour être assistante sociale en France.

Grâce à son obstination, elle réussit à intégrer l’école d’assistante sociale et obtient enfin le précieux diplôme qui lui donne accès à la profession dont elle a toujours rêvé et qu’elle exerce toujours.

En 1994, trente-sept personnes de sa famille sont exterminées dans le massacre des Tutsis, la population entière de Gitega est décimée.

Page 144
Je traversais ces jours de ce que personne n’osait encore appeler un génocide comme une somnambule. C’était comme si la routine du quotidien se poursuivait en mon absence : comme à l’accoutumée, je faisais le ménage, préparais les repas, m’occupais de mes enfants, semblais m’intéresser aux informations que collectait mon mari. J’assistais aux cours, je répondais mécaniquement aux questions curieuses ou inquiètes que me posaient mes camarades : « Il se passe de drôles de choses chez toi - Oui, comme tu dis, de drôles de choses. » Mais tout cela se faisait sans moi, se déroulait loin de moi, dans un autre monde auquel je n’avais plus part, qui ne me concernait en rien, qui s’éloignait irrémédiablement de moi, qui ne pourrait jamais comprendre ma douleur, contenir mon désespoir.
Les portes de la folie s’ouvraient comme un refuge. À quoi bon ce diplôme !

Vingt ans plus tard, lorsqu’elle assiste à Kigali aux cérémonies de commémoration du génocide, elle laisse enfin ses larmes couler, la laver « de tout ce remord d’être encore là, vivante, m’appuyant sur tous ceux qui étaient là, à mes côtés, qui me soutenaient dans la même douleur pour ne pas s’effondrer… »

Pour autant, n’allez pas croire que ce récit soit triste et pathétique. Non, au contraire, à part ces quelques passages où Scholastique Mukasonga évoque le drame, le reste du récit est enjoué, vivant, il restitue les us et coutumes des lieux qu’elle a traversés, les aberrations des systèmes administratifs, son acharnement à parvenir à ses fins, les souvenirs joyeux de l’enfance et des années d’études malgré les difficultés rencontrées.

Bref, une lecture indispensable et la certitude que Scholastique Mukasonga est une belle personne, au-delà de ses qualités littéraires, puisqu’elle continue à s’intéresser au sort des autres, si j’en crois cet article paru dans Libération en 2017.
Profile Image for Emma.
1,623 reviews
March 18, 2024
Dans ce livre passionnant, Scholastique Mukasonga effleure un tas de sujets, elle nous emmène du Rwanda au Burundi puis à Djibouti et en France pour enfin retourner au Rwanda sur les traces des 37 personnes de sa famille immédiate tuées pendant le génocide.

Au cœur de tout cela se trouve son fameux diplôme, tant désiré, tant aimé mais également tant détesté quand elle a compris qu'il ne lui ouvrirait pas toutes les portes.

Cela m'a donné envie de lire d'autres ouvrages de l'autrice, particulièrement celui qui parle de sa famille maternelle.
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