Le commandant Ôkami a la réputation d’être l’un des meilleurs enquêteurs du Japon. Mais aussi celle d’un homme trop proche des yakuzas. Sa hiérarchie le trouve ingérable, pourtant elle ne peut se passer de lui. Surtout au moment où une nouvelle guerre des gangs menace, suite à la disparition du comptable d’une officine de prêt dirigée par la pègre.
Sur la côte nord de la Mer intérieure, l’été est un étouffoir et la tension monte entre les bandits d’honneur et les truands sans foi ni loi. C’est dans ce panier de crabes que débarque le jeune lieutenant Hioka, certes spécialiste des arts martiaux mais sans expérience véritable du terrain, et propulsé adjoint du commandant.
Hioka va rapidement découvrir qu’Ôkami, le loup en japonais, porte bien son nom. Ses méthodes sont très personnelles voire brutales et il ne lâche jamais sa proie. Le commandant va d’emblée créer une relation de maître à disciple avec sa nouvelle recrue et l’entraîner dans une course contre la montre. Mais n’est-il pas déjà trop tard ? Quand un apprenti-gangster est assassiné, la tension monte d’un cran supplémentaire dans le monde yakuza. Ôkami parviendra-t-il à éviter le bain de sang ? Quel est le secret qui le lie à la belle Akiko, mama-san d’un bar-restaurant de nuit ? La corruption se déploie-t-elle vraiment où on l’imagine ? Hioka, candide aux pays des coups tordus et témoin de tous les instants, s’engage dans un rude voyage initiatique.
Yûko Yuzuki est née en 1968 dans la préfecture d’Iwate bordée par le Pacifique au nord-est du Japon. Bien que très connue du public japonais et souvent primée grâce à une douzaine de romans policiers, c’est la première fois, avec Le loup d’Hiroshima, qu’elle est traduite. Avec ce roman, elle remporte le prestigieux prix de l’Association japonaise des écrivains de romans policiers 2016 ainsi que le prix des libraires Keibundo 2017 et est adaptée pour la première fois au cinéma (mai 2018).
Oh. Mon. Dieu. Je n’ai pas de mots ! C’est mon premier roman policier alors j’ai eue quelques difficultés à entrer dans le livre. J’ai souvent penser à le laisser de côté, mais je me suis tellement attacher à hioka que j’ai persévéré et ça a vraiment été une des meilleure lectures de cette année ! Hioka est un personnage très bien écrit et très intéressant surtout quant à sa vision des choses. Il a grandit tour au long du roman, ogami peut être fier ! La fin m’a laissée abasourdie et tellement satisfaite, je n’ai pas de mots pour décrire toutes les émotions par lesquelles je suis passée ! Bref, je recommande vivement ce livre. J’ai hâte de commencer le second 🫶
Bienvenue dans l’univers du crime organisé à la sauce nippone ! Un comptable qui disparaît, un clan yakuza soupçonné, une guerre des gangs qui menace. Voilà une première enquête corsée pour le lieutenant Hioka. Heureusement, il seconde le commandant Ôgami, légende de la police, connu aussi bien pour ses talents d’enquêteur que pour ses méthodes peu orthodoxes. Un polar passionnant sur la plus grande organisation criminelle au monde.
J’ai lu ce livre tranquillement, par petites touches. J’ai longtemps pensé le noter 3,5. J’aimais bien l’atmosphère et les personnages étaient intéressants même si l’histoire ne semblait pas vraiment décoller. Sans être impatient de connaître la suite, quelque chose m’accrochait malgré tout et m’incitait à continuer. Enfin le final saisissant m’a conquis. Je me suis rendu compte que sans l’avoir soupçonné, je m’étais attaché aux deux héros, Ôgami et Hioka ainsi qu’à certains personnages secondaires comme Akiko, Ichinose ou Takii. Finalement, ce récit m’apparaît beaucoup plus profond qu’il n’en avait l’air et je lui attribuerais volontiers un très bon 4. Il dénonce pas mal de choses et nous rappelle que tout n’est pas forcément noir ou blanc. Un polar assez magnétique.
Superbe histoire bien ficelée aux jeux stratégiques de la pègre japonaise, avec un personnage tout aussi délabré qu'attachant. Burabo & Arigatō Yuzuki san!
Ce livre est vraiment incroyable. C’est le tout premier roman policier que j’ai lu est franchement j’en suis pas du tout déçu. L’histoire est absolument bien écrite. Je le recommande fortement. Par contre le seul point négatif, pour moi en tout cas, c’est qu’on a très vite beaucoup de personnage et que c’est assez dure de ci retrouver. Mais heureusement qu’il y’a une sorte de mémo à la fin avec la présentation de chaque personnage.
Eh bien voilà : je m’étais habitué aux noms islandais, voilà maintenant qu’il faut que je me fasse aux japonais…
D’autant plus que ce roman n’était pas prévu à la base pour une traduction international, le vocabulaire sonne très local à mes oreilles occidentales.
Malheureusement, les histoires de collusion police-malfrat sont partout les mêmes, et je me suis retrouvée bien vite en terrain connu.
L’originalité de ce polar japonais, outre le fait qu’il nous ouvre les portes du mode de fonctionnement des yakuzas, réside dans le fait que nous suivons une jeune recrue et son mentor, sorte de policier blasé et en marge des règles dont ses chefs ne savent pas trop ce qu’il sait de compromettant sur eux.
Les deux enquêteurs sont à la recherche d’un comptable véreux disparu, dont ils soupçonnent fort qu’il soit mort. Mais surtout pour éviter une guerre des gangs qui ravagerait la ville.
Une histoire dans laquelle on boit sec du saké froid ou chaud, où les amitiés de jeunesse durent une vie, où la balance n’est jamais loin.
L’image que je retiendrai :
Celle des housses à futon qui peuvent servir à n’importe quoi.