Dans Venise la rouge, l'historien de l'art Kâmil Uzman recherche les traces de la présence ottomane qu'ont léguées des siècles de peinture. Il ignore que son séjour d'études se transforma en voyage initiatique : revivant les étapes de son existence à travers les tableaux qu'il contemple et analyse, il va peu à peu se laisser emporter par une passion dévorante pour une jeune bibliothécaire.
Venise occupe ici une place centrale. Mais Istanbul et les souvenirs d'enfance qui hantent Kâmil reviennent sans cesse en contrepoint. Les portraits des peintres de la famille Bellini renvoient le professeur d'université turc aux errances et aux coïncidences de sa vie solidaire : ainsi l'étrange présence qui l'accompagne sur les façades des palais, les enturbannés de Venise.
Ce roman à l'architecture ample, qui mêle l'histoire des Bellini à celle d'un personnage contemporain, révèle un nouvel aspect de Nedim Güsel : la synthèse effectuée entre les arts permet une autre vision du rapport entre l'orient et l'Occident.
L'auteur propose avec ce livre un récit érudit et ambitieux qui passionnera tous les amoureux de Venise, de la Turquie et de la peinture.
Nedim Gürsel was born in Gaziantep, Turkey, in 1951. He published his first novellas and essays in Turkish literary magazines in the late 60s. After the coup d’état in 1971, he had to testify in court for one of his articles. This led to his decision to temporarily reside in France. He studied Comparative Literature at the Sorbonne in Paris and completed his dissertation in 1979 on Nâzim Hikmet and Louis Aragon. Gürsel then returned to Turkey, but the military putsch of 1980 sent him back into exile in France. He first wrote articles and travel reports which were published in 'Le Monde', as well as in the Turkish newspapers 'Cumhuriyet' and 'Milliyet'. Today he teaches contemporary Turkish literature at the Sorbonne and directs the Centre National de la Recherche Scientifique.
C'était ma première rencontre avec cet auteur et il m'a émerveillé. Le style est joli, les passages sur l'histoire vous font traverser des lieux et des moments que l'on n'apprend pas en cours ou d'un livre d'histoire. Je vais certainement continuer à lire Nedim Gursel
Je viens de finir Les Turbans de Venise de Nedim Gürsel, écrivain turc né en 1951.
Kâmil Uzman, digne professeur d'art, quitte Istanbul pour se rendre à Venise sur les traces de Gentile Bellini, frère de Giovanni Bellini, qui s'était rendu en Turquie pour faire le portrait du sultan Mehmet le Conquérant, destructeur de Byzance. Sur place, il découvre une jeune femme qui lui rappelle la Sainte Catherine d'un tableau de Bellini. Amoureux, son attirance n'est pas réciproque et il finit par fréquenter les prostituées et les lieux louches.
Ce roman traite de l'exil, du déracinement, des liens entre Orient et Occident, des femmes, de l'art et, surtout, est un merveilleux tableau de Venise, digne des peintres du Quattrocento.
Bir sanat tarihi ansiklopedisi bitirmiş gibi hissediyorum. Bilgiye doydum ama hikayeye değil. Bir de eril dile bir takıldım, genelde öznel tercih der takılmam ama bu öyle böyle değildi.