Je viens vérifie la grande leçon baudelairienne, à savoir que le monde ne marche que sur le malentendu.
Je viens mouline les sujets qui fâchent, le racisme qui a la vie dure, la vieillesse qui est un naufrage, la famille qui est tout sauf un havre de paix.
Je viens illustre les lois ineptes de l’existence et leurs multiples variantes : l’amour n’est pas aimé, le bon sens est la chose du monde la moins partagée, les adultes sont des enfants, les riches se reproduisent entre eux et prospèrent sur le dos des pauvres, etc.
Mais pour accablante qu’elle soit, la réalité devrait pouvoir s’écrire sans acrimonie, dans une langue qui serait celle de la farce ou du vaudeville : je viens, c’est aussi la proclamation par Charonne de sa volonté de redresser les torts, de parler contre les lois ineptes et de faire passer sur le monde comme un souffle de bienveillance qui en dissiperait la léthargie et les aigreurs.
Ein Literaturclubbuch. Erstaunlich ist, dass sich da alle so einig waren, wie gut das Buch sei. Ich finde, man hätte sehr gut etwas mehr darüber streiten können.
Dans l’incompréhension de ce livre. Sorte de vomit des vices humains, comme si l’autrice, sous couvert de fiction, se donnait l’autorisation de dire des ignominies. Pour les dénoncer ou pour se détendre? Aucune idée. Des personnages invraisemblables par trop de paradoxes. Je trouve que la quatrième de couverture ne résume pas bien le livre où je n’ai rien compris
Un roman fort sur la famille, le rôle des parents, la place des enfants, vu et écrit de différentes perspectives, format et contenu permettent une lecture intéressante, avec un récit captivant.
Dans ce livre audacieux le thème de l'adoption est abordé et tous les problèmes qui peuvent en résulter. La différence de couleur de peau entre la famille adoptive et l'enfant n'est pas du tout assumée ni acceptée. La mère qui ne ressent pas d'amour mais plutôt de la jalousie/haine envers l'enfant. L'enfant qui ne se sent ni aimée ni respectée ni acceptée. Dans cette histoire ces problèmes sont évoqués de façon très explicite et par 3 voix distinctes: l'enfant; la mère et la grand-mère. Le racisme ordinaire au sein d'une famille existe, c'est tabou on en parle jamais mais dans cette histoire il est omniprésent et destructeur et pas seulement pour l'enfant...