What do you think?


Trois fois la fin du monde
Après un braquage avec son frère qui se termine mal, Joseph Kamal est jeté en prison. Gardes et détenus rivalisent de brutalité, le jeune homme doit courber la tête et s’adapter. Il voudrait que ce cauchemar s’arrête. Une explosion nucléaire lui permet d’échapper à cet enfer. Joseph se cache dans la zone interdite. Poussé par un désir de solitude absolue, il s’installe dans une ferme désertée. Là, le temps s’arrête, il se construit une nouvelle vie avec un mouton et un chat, au cœur d’une nature qui le fascine.
Trois fois la fin du monde est une expérience de pensée, une ode envoûtante à la nature, l’histoire revisitée d’un Robinson Crusoé plongé jusqu’à la folie dans son îlot mental. L’écriture d’une force poétique remarquable, une tension permanente et une justesse psychologique saisissante rendent ce roman crépusculaire impressionnant de maîtrise.
« Au bout d’un temps infini, le greffier dit que c’est bon, tout est en règle, que la fouille est terminée. Il ôte ses gants et les jette avec répugnance dans une corbeille. Je peux enfin cacher ma nudité. Mais je ne rhabille plus le même homme qu’une heure auparavant. »
Trois fois la fin du monde est une expérience de pensée, une ode envoûtante à la nature, l’histoire revisitée d’un Robinson Crusoé plongé jusqu’à la folie dans son îlot mental. L’écriture d’une force poétique remarquable, une tension permanente et une justesse psychologique saisissante rendent ce roman crépusculaire impressionnant de maîtrise.
« Au bout d’un temps infini, le greffier dit que c’est bon, tout est en règle, que la fouille est terminée. Il ôte ses gants et les jette avec répugnance dans une corbeille. Je peux enfin cacher ma nudité. Mais je ne rhabille plus le même homme qu’une heure auparavant. »
- GenresFiction
240 pages, Hardcover
Published August 23, 2018
About the author
Sophie Divry
13 books36 followersSophie Divry vit à Lyon. Journaliste engagée au mensuel La Décroissance, elle écrit également des chroniques littéraires pour le Monde Diplomatique. La cote 400 est son premier roman.
Ratings & Reviews
Friends & Following
Create a free account to discover what your friends think of this book!
Community Reviews
Displaying 1 - 15 of 15 reviews
August 27, 2018
"Trois fois la fin du monde" est un roman doux amer, on y voit la cruauté de l'humanité, la solitude morale, l'enfermement, puis viennent la liberté, la reconstruction de soi, et toujours cette solitude, plus douce, différente, mais tout de même très présente, l'espoir ou l'illusion d'une vie meilleure, plus simple, en paix, puis vient les remises en question, le besoin de vie humaine.
Différents grands thèmes sont abordés dans ce roman, tout d'abord la prison, l'incarcération et les dérives diverses que l'on y trouve, la corruption, la tromperie, la loi du plus fort, ou du plus malin, les humiliations, les abus de pouvoirs.
Ensuite la liberté. Mais qu'est-ce que la liberté quand on se retrouve seul au monde, sans humains, sans toutes les choses qui définissent notre époque et de quelle façon se reconstruire après une catastrophe ?
Le besoin de vie, qu'importe sa nature, hommes, animaux, qui sera le plus à même de redonner vie aux yeux de celui qui n'a plus confiance en rien.
"Trois fois la fin du monde" n'est pas un roman post-apocalyptique, c'est une réflexion sur l'homme et sa condition, sur la nature, sur la planète, c'est un roman fort qui ne peut laisser indifférent et c'est mon premier coup de cœur de cette rentrée littéraire 2018.
Voir la chronique sur mon blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.c...
Différents grands thèmes sont abordés dans ce roman, tout d'abord la prison, l'incarcération et les dérives diverses que l'on y trouve, la corruption, la tromperie, la loi du plus fort, ou du plus malin, les humiliations, les abus de pouvoirs.
Ensuite la liberté. Mais qu'est-ce que la liberté quand on se retrouve seul au monde, sans humains, sans toutes les choses qui définissent notre époque et de quelle façon se reconstruire après une catastrophe ?
Le besoin de vie, qu'importe sa nature, hommes, animaux, qui sera le plus à même de redonner vie aux yeux de celui qui n'a plus confiance en rien.
"Trois fois la fin du monde" n'est pas un roman post-apocalyptique, c'est une réflexion sur l'homme et sa condition, sur la nature, sur la planète, c'est un roman fort qui ne peut laisser indifférent et c'est mon premier coup de cœur de cette rentrée littéraire 2018.
Voir la chronique sur mon blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.c...
February 22, 2024
Sophie Divry signe ici un texte puissant et vibrant autour de la violence humaine, et de la beauté hypnotique de la nature.
Jeune vingtenaire sans histoires, Joseph suit son frère délinquant dans un braquage, dont l'issue est dramatique : son frère meurt sous les balles, et il se retrouve incarcéré. Passé le choc de sa nouvelle vie, commence pour lui une série de violences et d'humiliations qu’il subit aussi bien par ses co-détenus que par les surveillants, et dont il ne sortira pas indemne. Une opportunité plutôt singulière ( un accident nucléaire contre lequel il semble immunisé) lui permet de s'enfuir et de refaire sa vie seul, au beau milieu de la nature libérée des humains. Retiré, entouré d'un chat et d'un mouton, il redécouvre le miracle de la vie et des cycles saisonniers, tout en luttant pour survivre.
Le mythe de Robinson n'est pas bien loin, et la diversité des styles d'écriture et des points de vue narratifs déployés par l'auteure nous permet de plonger au cœur de la psyché de Joseph. Un livre saisissant.
Jeune vingtenaire sans histoires, Joseph suit son frère délinquant dans un braquage, dont l'issue est dramatique : son frère meurt sous les balles, et il se retrouve incarcéré. Passé le choc de sa nouvelle vie, commence pour lui une série de violences et d'humiliations qu’il subit aussi bien par ses co-détenus que par les surveillants, et dont il ne sortira pas indemne. Une opportunité plutôt singulière ( un accident nucléaire contre lequel il semble immunisé) lui permet de s'enfuir et de refaire sa vie seul, au beau milieu de la nature libérée des humains. Retiré, entouré d'un chat et d'un mouton, il redécouvre le miracle de la vie et des cycles saisonniers, tout en luttant pour survivre.
Le mythe de Robinson n'est pas bien loin, et la diversité des styles d'écriture et des points de vue narratifs déployés par l'auteure nous permet de plonger au cœur de la psyché de Joseph. Un livre saisissant.
September 27, 2018
De l’auteure, j’avais beaucoup aimé La côte 400, mais franchement moins La condition pavillonnaire.
D’après le résumé, ce roman racontait une certaine fin du monde. Et j’ai lu dernièrement beaucoup de romans sur le sujet.
Bref, ce n’était pas gagné.
Et pourtant : j’ai tout aimé dans ce roman. Le passage en prison de Jo et son attachement à son frère mort dans le casse. Sa vie seule dans la cabane au fond du jardin des bois. Sa survie et son abattement en plein hiver.
J’ai aimé la nature qui évolue par petites touches autour de lui. Rien de révolutionnaire d’un coup, juste des couleurs, des senteurs qui varient.
J’ai aimé son besoin presque animal de parler, et son envie de faire corps avec la nature.
J’ai aimé que Jo, qui veut parfois tuer tout le monde dans une crise de colère, se rende compte du travail des hommes.
Lire ce roman, c’est retrouver la nature sauvage qui ne fait pas de bruit, mais est sans cesse changeante et indomptable.
L’image que je retiendrai :
Celle de la chatte Fine qui accouche en compagnie de Jo.
https://alexmotamots.fr/trois-fois-la...
D’après le résumé, ce roman racontait une certaine fin du monde. Et j’ai lu dernièrement beaucoup de romans sur le sujet.
Bref, ce n’était pas gagné.
Et pourtant : j’ai tout aimé dans ce roman. Le passage en prison de Jo et son attachement à son frère mort dans le casse. Sa vie seule dans la cabane au fond du jardin des bois. Sa survie et son abattement en plein hiver.
J’ai aimé la nature qui évolue par petites touches autour de lui. Rien de révolutionnaire d’un coup, juste des couleurs, des senteurs qui varient.
J’ai aimé son besoin presque animal de parler, et son envie de faire corps avec la nature.
J’ai aimé que Jo, qui veut parfois tuer tout le monde dans une crise de colère, se rende compte du travail des hommes.
Lire ce roman, c’est retrouver la nature sauvage qui ne fait pas de bruit, mais est sans cesse changeante et indomptable.
L’image que je retiendrai :
Celle de la chatte Fine qui accouche en compagnie de Jo.
https://alexmotamots.fr/trois-fois-la...
March 21, 2020
Une histoire en trois périodes toutes aussi prenantes L'auteur varie son style d'écriture, parfois narratif parfois à la 1ere personne Une réflexion sur l'emprisonnement, la liberté, la solitude, le destin (plus que sur une fin de monde à peine évoquée) Bref court mais dense, beaucoup à cogiter !
Un grand MERCI à Maks pour son commentaire qui m'a convaincu d'aller découvrir ce petit bijou
Un grand MERCI à Maks pour son commentaire qui m'a convaincu d'aller découvrir ce petit bijou
September 5, 2020
J'ai bien aimé ce livre à une grosse exception près : la partie dialogue / monologue sonne complètement faux, avec une volonté de faire "jeune" ou "populaire" qui tombe totalement à côté de la plaque et m'a beaucoup dérangée.
October 22, 2018
Ce roman vous fait découvrir l’homme dans ce qu’il a de plus inhumain, sa cruauté, sa bassesse, c’est ce que va expérimenter Joseph notre jeune narrateur dans un première partie qui se passe en prison. Il y a atterrit entraîné par son grand frère Tonio dans un braquage qui tourne mal, Tonio y perdra la vie et lui passe par la case prison. C’est sombre et rude de côtoyer la lie de l’humanité. Les détenus oui mais pas seulement, on se rend vite compte que les gardiens et la direction ne valent pas mieux. Plusieurs fois après avoir subit l’humiliation ou les coups le personnage nous dit « … je ne rhabille plus le même homme qu’une heure auparavant » et l’on comprend à quel point cette étape de sa vie peut être délétère. Le scénario que nous propose Sophie Dury est surprenant et nous permet de passer du rien au tout. La seconde partie s’appelle « La catastrophe » et en effet c’en est une pour la population qui disparaît, une explosion nucléaire qui ravage la moitié de la France et une partie de l’Europe ne laissant que des morts derrière alla. Pour Joseph c’est une bénédiction car il va pouvoir s’échapper et être le seul survivant. Cette liberté est enivrante et à la fois elle fait peur. Le roman prend une autre tournure plus poétique avec de très belles descriptions de la nature et de la survie de cet homme qui avait rêvé de solitude et qui finalement la subit. C’est sans compter l’arrivée d’un mouton puis d’une chatte pour lui tenir compagnie. J’ai pris énormément de plaisir à lire cette troisième partie nommée « Le solitaire », sa reconstruction en tant qu’humain mais aussi son implantation dans son nouveau cadre de vie, une sensation de liberté infinie et d’une solitude tellement prégnante qu’elle lui fera toucher du doigt les contours de la folie. La confrontation à la nature m’a rappelé certain passage de Sa majesté des mouches de William Golding ou encore Jules Vernes avec son « île mystérieuse ». Ce sont de très belles lignes intenses et profondes sur les bases fondamentales d’un être humain, le petit côté Robinson Crusoë est un thème porteur de tant d’espérance en l’avenir et à la fois Robinson avait Vendredi alors que Joseph est seul et se révèle couche après couche comme un être humain possédant une grande force intérieure et une pulsion de vie admirable. Un livre que je garde précieusement car il a su me toucher intensément. Bonne lecture.
October 11, 2018
Trois fois la fin du monde se déroule en deux temps. Tout d’abord il y a la prison, avec l’enfermement de Joseph suite à un braquage qui a mal tourné. Un temps sombre, violent, destructeur. Puis vient une catastrophe qui le fait s’évader dans un monde déserté où il devra, tel un Robinson Crusoé, survivre seul au milieu d’un monde à l’abandon. Mais rassurez-vous, si vous n’aimez pas les récits apocalyptiques, la catastrophe n’est que secondaire, elle sert de contexte pour le nouveau départ d’un homme loin de toute civilisation. Récit hybride, tantôt [...]
Pour lire la suite de cette critique, rendez-vous sur yuyine.be!
Pour lire la suite de cette critique, rendez-vous sur yuyine.be!
November 3, 2021
J´ai beaucoup aimé l´énergie et la densité de son écriture (à part les wallah répétés).
J´ai beaucoup aimé la construction en deux parties si différentes. Cette construction ouvre de nombreuses réflexions sur notre société.
Pour la deuxième partie, l´auteur marche dans les empreintes de Marlen Haushofer. Néanmoins cela fonctionne. La fin, comme je l´imaginais, m´a glacée.
Mon questionnement: comment se fait il que l´histoire fonctionne si bien alors que le seul et unique personnage n´est pour ainsi dire pas caractérisé?
J´ai beaucoup aimé la construction en deux parties si différentes. Cette construction ouvre de nombreuses réflexions sur notre société.
Pour la deuxième partie, l´auteur marche dans les empreintes de Marlen Haushofer. Néanmoins cela fonctionne. La fin, comme je l´imaginais, m´a glacée.
Mon questionnement: comment se fait il que l´histoire fonctionne si bien alors que le seul et unique personnage n´est pour ainsi dire pas caractérisé?
September 25, 2020
Trois parties très distinctes illustrent bien le titre : La première partie est très dure, c'est l'univers carcéral pour Joseph, ensuite il est le seul survivant d'une catastrophe nucléaire mais après une adaptation difficile on assiste à la renaissance du personnage qui savoure la beauté des paysages, il est en osmose avec la nature, il vit dans une ferme et fait pousser ses légumes. Mais il finit par souffrir terriblement de cette solitude jusqu'à sa troisième fin du monde.
November 24, 2019
Un court roman sans prétention aux personnages attachants, qui explore la vie d’un prisonnier en fuite après une explosion nucléaire. Beaucoup de références à Le Mur Invisible, même genre de ressenti même si le ton est différent.
Je trouve ça juste dommage qu’il n’y a pas plus de complexité ou de niveaux de lecture, mais c’est aussi cette simplicité qui le rend agréable à lire.
Je trouve ça juste dommage qu’il n’y a pas plus de complexité ou de niveaux de lecture, mais c’est aussi cette simplicité qui le rend agréable à lire.
May 2, 2024
Plutôt sympathique, j'admets avoir beaucoup aimé les divers changements de point de vue de la narration dans la seconde partie, et le chaos internes qu'ils laissent voir.
Pour le reste, je peine à voir une cohérence, un message qui en ressorte, ou une trame narrative si forte. L'histoire se lit bien, et j'ai globalement bien aimé, mais je n'en sors pas particulièrement marqué.
Pour le reste, je peine à voir une cohérence, un message qui en ressorte, ou une trame narrative si forte. L'histoire se lit bien, et j'ai globalement bien aimé, mais je n'en sors pas particulièrement marqué.
September 20, 2019
Allez hop, dégommé en une petite heure de lecture, mais quel plaisir !
August 12, 2024
Vraiment très meh
March 25, 2024
Ça démarrait pas mal, avec une description brute et sans concession du milieu carcéral. Et puis virage à 180 degrés, il y’a une « catastrophe » (explosion nucléaire je crois), tout le monde crève et on se retrouve dans un récit survivaliste tendance osmose avec la nature. Ça déstabilise, mais on finit par s’habituer, tout en se demandant comment ça va finir, si ça peut avoir une fin. Et puis boum, on fait crever les deux pauvres chats qui n’ont rien demandé, le truc qu’on voit arriver à 100km et qui ne fait même pas plausible : comment un mec débrouillard peut-il subitement décider d’aller dormir dehors (alors que ça caille) en laissant le poêle allumé et ses chattes à l’intérieur ? Ça m’a gâché la fin.
This entire review has been hidden because of spoilers.
November 14, 2019
SF postapocalyptique. tres bien ecrit. émouvant. j'ai beaucoup aimé
Displaying 1 - 15 of 15 reviews













