Sept générations d'apiculteurs parcourent l'Amérique à la recherche de pollen. Ils naissent, se marient, tiennent les ruches dans les champs de fleurs sauvages et tentent de charmer les femmes. Un jour, un corps est retrouvé dans une cuve industrielle de miel d'été. La tourmente persiste jusqu'à ce qu'un artiste mexicain qui collectionne des masques fabriqués à partir de miel de rose, de manioc ou d'hibiscus vienne bouleverser la vie de la fabrique. Mais le rituel initiatique de transmission des connaissances de maître à apprenti se perpétue. On cherche à se procurer cent reines italiennes, des soeurs clarisses se disputent la meilleure façon de faire un gâteau au miel et des apicultrices leur reprochent d'ajouter du sucre à leurs produits pour faire un profit. Enfin, une question demeure toujours : comment tirer profit d'une abondance de bleuets, de fleurs et de trèfles? Reine de miel est une fascinante histoire de famille, de dislocation et de survie qui témoigne du pouvoir qu'ont les histoires de nous briser ou de nous sauver.
J'ai tellement peiné à lire ce livre que c'est avec soulagement que je l'ai refermé ce matin. Jamais signe d'une excellente lecture.
C'est dommage parce que Simon Paradis a vraiment une belle plume. Je veux dire, il a du talent pour tourner des phrases et agencer des mots et faire quelque chose qui est agréable à lire en soi. La prémisse est intéressante, et il y a plein de passages qui m'ont donné envie de poursuivre ma lecture parce que le récit s'en allait vers quelque chose qui titillait l'intérêt... sans finalement y arriver.
C'est le reste qui cloche. Ce roman aurait bénéficié d'un direction littéraire plus serrée, d'un travail d'édition juste un peu plus rigide, pour éliminer juste un peu du fouillis qui règne entre les nombreux personnages, les différentes lignées, les apiculteurs croisés au hasard ou non et l'influence qu'ils ont eu sur le développement des ruches canadiennes et des reines des neiges... Je comprends bien qu'il y a un choix stylistique volontaire dans le fait de brouiller les changements de temporalité et de localisation, parfois même des sauts de quelques mois/années au cours d'un même paragraphe... mais l'ensemble est très dense, beaucoup trop dense pour que ce choix puisse se justifier sans nuire à la compréhension de cette intrigue aux mille fils enchevêtrés.
Pas facile de décrire ni de critiquer ce livre... C'est un premier roman. C'est pour ça que je me suis forcée à le terminer : pour donner sa chance à l'auteur. Mais malgré plusieurs éléments prometteurs (le monde des apiculteurs, peu exploré; le fait que l'histoire se passe à plusieurs époques; le côté intergénérationnel; certains personnages plus intéressants que les autres; etc.), le gâteau n'a jamais levé. J'avais l'impression que la seule façon pour l'auteur de tenter de plonger le lecteur dans l'histoire, c'était de lui garrocher des faits par la tête. Mais il manquait de tripes, d'émotions, d'âme... J'avais l'impression qu'on me décrivait tout factuellement, mais sans s'investir dans l'histoire. Il y a d'autres moyens de plonger le lecteur dans un monde : le choix de vocabulaire, le changement de style, les dialogues, les ambiances, etc. Pourtant, dans ce livre, j'ai bien aimé la rudesse du monde des abeilles (de façon générale), les énigmes, le mysticisme, les secrets... Mais plusieurs pistes ont été abandonnées en cours de route, et je me demande si elles étaient nécessaires, en fin de compte. Si l'auteur écrit un autre livre sur un sujet qui m'intéresse, je vais y jeter un coup d'œil, parce que j'ai l'impression qu'avec des correctifs et une direction plus claire, ça pourrait donner quelque chose d'intéressant! À suivre....
Plutôt un 3,5. J’aimais beaucoup le concept et j’aimais beaucoup l’aspect un peu écologique et éducatif, mais à un certain point, ça devient juste « trop ». Trop d’histoires pourtant intéressantes qui se mélangent, ça fait un roman un peu lourd, même parfois un peu difficile à suivre. Par contre, chaque histoire/branche de la famille prise séparément est vraiment intéressante! C’est donc un peu frustrée que je ferme ce roman, mes attentes étaient peut-être trop hautes...
Au départ, la forme du roman a quelque chose de déstabilisant. Le sujet est très intéressant, mais l’écriture est un peu désordonnée. Les paragraphes sont longs et tous collés les uns sur les autres, les idées sont parfois brouillonnes et il y a un certain manque de cohérence entre les idées par moment. Et il y a beaucoup de personnages, on n’arrive pas toujours à situer qui est cette personne dans l’arbre généalogique de la famille.
Mais, après un certain temps, j’ai commencé à apprécier davantage l’histoire et la forme.
C’est un roman à lire lentement, un ou deux chapitres à la fois. Il faut voir chaque chapitre comme des histoires indépendantes les unes des autres, comme des petites nouvelles qui parlent simplement des mêmes personnages. Et au final, on comprend un peu mieux les liens qui unissent tous les personnages et on finit par avoir hâte de lire le chapitre suivant.
Je n'ai pas été en mesure de terminer ma lecture, après seulement une soixantaine de pages. L'univers de l'apiculture m'intrigue énormément et le récit avait si bien commencé. Par contre, les choses se corsent dès le 3ème chapitre quand on se rend compte que la trame narrative s'éparpille. La belle pochette et la quatrième de couverture me promettaient autre chose.