Il y a le labyrinthe blanc des petites rues de Mykonos Town, la foule dense, la musique assourdissante et l’eau turquoise qui baigne l’abord des plages, tout autant que les côtes rocheuses de l’île grecque. Christopher, Sebastian, Jules et Pavel voyagent tous les quatre pour la première fois loin de chez eux. Les nuits sont longues à Mykonos. Dans ce roman solaire, elles peuvent également être périlleuses.
Olga Duhamel-Noyer est née en 1970 à Montréal. Elle a publié trois romans, Le rang du cosmonaute (2014), Destin (2009 ; sélection Prix des libraires), ainsi que Highwater (2006 ; finaliste Prix Anne-Hébert). Elle est aussi l’auteure d’un essai, Motel Univers et directrice littéraire pour les éditions Heliotrope.
Je plains toutes celles et ceux qui vont passer à côté de Mykonos, pour une raison ou pour une autre. Voici un chef-d’œuvre de concision, une leçon d’écriture et d’édition. Un de ces fameux livres, les meilleurs paraît-il, qui se lisent « in one sitting ».
J'ai eu beaucoup de mal à embarquer dans le roman au départ. L'écriture ne me semblait pas fluide et j'avais du mal à faire un lien de phrases en phrases.
Les personnages ne sont pas tant différenciés, j'ai réussi à comprendre que Pavel est celui qui aime nager et Sébastian, celui qui est tout le temps en train de faire l'amour avec un fille, mais ce ne sont pas des caractéristiques personnelles plutôt que des faits du livre. Les deux autres garçons ne sont pas ressorti avec un trait particulier.
L'ambiance fait en sorte qu'on a toujours l'impression que quelque chose de mal va se passer. C'est un peu sur la corde raide tout le temps. J'aurais aimé le ressentir davantage et "avoir peur" pour vrai.
Au final je me suis habituée à l'écriture, mais je n'ai pas vécu assez d'émotions.
2,5/5. Une histoire de voyage terriblement vide. On y raconte un voyage sur l'île de Mykonos, en Grêce, rien de plus, rien de moins. Les paysages et l'ambiance grecs sont très bien rendus et cela m'a permis de me remémorer de beaux souvenirs de voyage. C'est également très bien écrit, un style court, concis, sans être sec, une économie de mots très efficace. Malheureusement, les personnages génériques qu'on oublis rapidement (quelqu'un connaît un antonyme de mémorable, cela semble inexistant...!?!?) et le manque total d'intrigue, il ne se passe vraiment rien, et le manque de profondeur et de réflexion de la part des personnages ont grandement diminué mon appréciation. Les amateurs de styles apprécieront sans doute, ceux qui préfèrent lire des histoires bien garnies devraient s'abstenir. Une question de préférence personnelle.
J'ai pris le temps de mijoter sur ma lecture avant de laisser une critique.
J'ai dû lire ce roman dans le cadre d'un cours universitaire qui cherchait à nous montrer comment la description d'un lieu pouvait créer une atmosphère à notre lecture. J'ai donc lu Mykonos avec bonne foi, désirant sincèrement vivre l'effet du lieu de ce roman. Ceci dit, dès les premières pages j'ai été mise en contact avec une écriture stérile, voire assommante. C'était impossible de m'engagée dans cette lecture. Ajoutons à cela les tons irrévérencieux d'homophobie, de machoisme et de sexisme... j'ai terminé ma lecture profondément déçue et frustrée d'avoir dépenser mon argent dans un roman dont je ne vois aucune valeur littéraire ni académique.
Il ne se passe absolument rien de tout le récit... il y a bien une « tentative » de punch à la fin, mais on dirait qu’elle ne sert qu’à mettre un frein à l’histoire, sans plus. Parce que sinon, qui voudrait lire 115 pages de jeunes qui font le party en voyage ?
«Mykonos» est un roman qu’on lit sans reprendre notre souffle, dans lequel plane une sourde menace malgré le soleil plombant de la célèbre île grecque. Sensualité, alcool et abandon sont au menu, mais aussi une finale qui nous met à l’envers.
Je croyais seulement le débuter, et au bout d'environ une heure je me suis surpris à en lire la dernière page, haletant. Ce roman va droit au but, et force l'admiration.
3,75/5. J’ai bien aimé cette petite lecture. Lue dans le cadre d’un cours ayant pour but de nous faire lire une œuvre mettant en scène une atmosphère par la description des lieux, Mykonos rempli très bien son rôle.
Cette lecture m’a ramenée à mon voyage en Grèce de l’été dernier. Les descriptions évoquaient des images estivales nostalgiques et des sentiments bien connus. Cette chaleur latente, l’effervescence des soirées qui se prolongent dans la nuit, les journées à ne rien faire à la plage… Un cocktail de souvenirs où j’aimerais bien retourner, surtout en ce moment.
Bien que je comprenne les critiques négatives, j’ai plutôt apprécié cette histoire « sans fond » car elle reflète selon moi l’esprit d’un été sur les îles grecques. Les gens sont interchangeables, les soirées du pareil au même. On sent un tension dans tout le roman, et j’ai beaucoup aimé la fin.
La première partie du roman qui dépeint la vie de débauches des touristes sur cette île mythique devient lassante assez rapidement. Bien que l’auteure réussisse à brosser un portrait en marge de ce que l’on connait de cette île: le regard qu’elle y porte est assez franc et percutant. Après une soixantaine de pages, la tension monte avec ces situations très ambigues: tensions sexuelles, agression, attouchement, plaisir inavoué...? Au bout de la nuit, on s’attache finalement aux protagonistes, particulièrement à ce Pavel que l’on arrive jamais à saisir tout à fait... Mystérieux. Et tout bascule. Troublante finale.
Lu dans le cadre du club de lecture Mellön x Raffin.
Court roman qui n'était pas assez "thrillant" pour rester sous la forme d'un court roman. Pour moi, c'est une bonne idée qui manque de peaufinement, de travail. J'étais lassé par des sections redondantes, puis accroché par certains passages plus intense. Récit trop inégal pour mériter un dénouement aussi prévisible.
Enfin un livre québécois qui me charme. Chose qui ne m'est pas arrivé depuis 2008 et quelle belle redécouverte de notre littérature. Une histoire subtile, légère, remplie de sous-entendu et de faux-semblant. Quatre amis en voyage à Mykonos, Grèce, du haut de leur jeune vingtaine probablement. Quatre jeunes acides de vivre, de découvrir, de se prouver. Un récit sur les préjugés, sur les différences de cultures et humaines. Sur l'incertitude. Et qui finit avec quelqu'un écrasé au pied d'une falaise. Les personnages vibrent de réalisme, se définissent, s'alternent subitement dans cette natation continue et sans dialogue. Fan de québécois? Désireux de vous lancer dans le québécois? Ce livre est à ne pas manquer
Ayant lu certaines critiques peu élogieuses avant d'entreprendre la lecture, j'avais mes doutes. Le récit s'est finalement avéré beaucoup plus captivant que je ne l'aurais cru.
J'y ai retrouvé la même innocence et la naïveté de mon premier voyage à 18 ans. C'est comme si l'auteure avait su embouteillé dans un livre une époque éphémère, une insouciance qui n'a pas que ses bons côtés, mais qui nous fait sentir libre à des milliers de kilomètres de chez soi.
La fin m'a cependant laissé sur mon appétit. Elle semble forcée et précipitée, comme si on n'avait trouvé rien de mieux pour conclure.
Une lecture estivale malgré tout agréable qui se dévore en un après-midi ou deux.
Une belle lecture, une sorte de White Lotus avant l'heure où on suit pendant une semaine quatre jeunes hommes en vacances sur une île en apparence paradisiaque, mais où persiste une ambiance suffocante, menaçante. Les personnages sont à la fois détestables et superficiels, hyperconformistes dans une foule de fêtards qu'ils méprisent tout en désirant en faire partie.
J’avais vraiment hâte de lire le livre après les critiques que j’avais entendu mais je suis très déçu. Il ne se passe rien de vraiment intéressant, il n’y a pas vraiment de punch et le livre se termine sans boucler la boucle. Dommage!