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Die Regenschirme des Erik Satie (Oktaven)

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Genial, doch in seiner Zeit verkannt, unverstanden und vereinsamt war Erik Satie. Ein Vorläufer in der Musik des frühen 20. Jahrhunderts. – Wie mag es sich angefühlt haben, Erik Satie zu sein, der sich selbst suchte oder auch aus dem Wege ging? Die Trauerfälle seiner Kindheit zu erleben, die Erniedrigungen und Hindernisse auf seiner Musikerlaufbahn? Und das alles bei seiner Begabung und seinen erfindungsreichen Vorstößen ins Unkonventionelle.

Stéphanie Kalfon entwirft ein romaneskes Lebensbild von lyrischer Intensität und szenischer Anschaulichkeit, in dem ihre Sprache oft mit seinen Worten zusammengeht. Der Musiker trägt den Grundton seines "großen Kummers" durch die Straßen von Paris. Ein Paris, in dem der Eiffelturm gerade errichtet ist und rollende Gehsteige die Bewohner faszinieren. Seine "Lebenspartitur" habe sie schreiben wollen, hat die Autorin in einem Interview gesagt. Wer ihren Roman liest, wird diese in feinen, berührenden Klängen hören.

178 pages, Kindle Edition

Published June 14, 2018

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About the author

Stéphanie Kalfon

3 books1 follower

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Community Reviews

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5 (5%)
Displaying 1 - 17 of 17 reviews
Profile Image for Marion.
86 reviews1 follower
September 4, 2024
p. 79 « Il en a fini de lui-même, ça y est, terminé, il déménage de personnalité et change de timidité. »

p. 125 « À quel âge est-ce trop tard pour devenir quelqu'un? »

p. 139 « Je me dégoûte de plus en plus, car je vois bien que je ne suis né à mon époque - époque à laquelle je ne peux pas arriver à me faire même en y mettant du mien, autant que cela m'est possible. »

p. 144 « [...] un parapluie qu'il protège dès qu'il pleut, de peur de le mouiller. »
Profile Image for Henri-Charles Dahlem.
291 reviews13 followers
March 10, 2017
« On n’envie jamais les gens tristes. On les remarque. On s’assied loin, ravis de mesurer les kilomètres d’immunité qui nous tiennent à l’abri les uns des autres. » Dès ces premières lignes, on comprend que Stéphanie Kalfon ne va pas se contenter de retracer la vie d’Erik Satie, mais dépeindre une atmosphère, un cheminement, tenter d’expliquer le mystère qui entoure encore aujourd’hui ce compositeur et pianiste à nul autre pareil.
Pour cela, elle va faire fi de la chronologie, commencer par nous présenter «le petit homme hors norme» en mai 1901, alors qu’il a 35 ans, qu’il chemine à pied de Paris à Arcueil parce qu’il n’a pas les moyens de faire autrement pour regagner cette chambre de la rue Cauchy où règne un chaos indescriptible, entre deux pianos qui ne sont plus en état de marche et… quatorze parapluies. Arcueil rime avec cercueil.
Il se retrouve dans la misère après avoir perdu les siens, s’être fâché avec le tout-Paris de la musique, délaissé ses amis et Montmartre où il avait pu, sous l’aile protectrice de Rodolphe Salis, le patron du Chat noir, exercer son métier de gymnopédiste.
Car « depuis toujours il promène sa partition interne hors des musiques à la mode. Taillé pour l’exil, lui se fiche pas mal des « Périmés » et de l’Académie. Ses contemporains se sont embarqués sur un vieux bateau « modern style » et prennent l’eau jusqu’au bout des mâts. Son embarcation à lui, c’est le bout de ses mains. Tout ce qu’elles peuvent dire sans un mot, à leur façon. D’une manière si inimitable qu’elle retient l’oreille de l’Assemblée, elle étonne. »
Au fil de courts chapitres, il sera alors temps de remonter le temps, celui de l’enfance et déjà, de la mort qui rôde. À six ans, sa mère meurt. Avec son frère Conrad il retourne à Honfleur chez ses grands-parents. Mais sa grand-mère meurt est retrouvée à son tout morte sur la plage. Voilà les deux frères de retour à Paris. Erik y apprend le piano, entre au Conservatoire, mais ne tarde pas à refuser des règles qu’il juge désuètes. Il est renvoyé et, aussi curieux que cela puisse paraître, décide alors d’intégrer un régiment d’infanterie.
Bien entendu, il va vite constater que l’armée n’est pas faite pour lui et se fait réformer en se promenant poitrine nue dans le froid hivernal. Suivront les années montmartroises et la rencontre avec les poètes, les peintres, les musiciens parmi lesquels Claude Debussy tiendra sans doute un rôle majeur, entre fascination et rivalité. Non décidément, il reste en perpétuel décalage dans un monde qui est pourtant en train d’entrer dans la modernité. Après l’exposition universelle, le XXe siècle apparaît, celui du jazz et du coca-cola. Celui des gymnopédies et celui des trois morceaux en forme de poire aussi. Car le génie de Satie ne sera vraiment reconnu qu’après sa mort.
En lisant Stéphanie Kalfon, comment ne pas vous suggérer d’écouter en fond sonore cette musique si originale ? En (re)découvrant l’homme, vous (re)découvrez ainsi les principales œuvres d’Erik Satie. Vous verrez alors que le petit homme seul méritait cet hommage sensible, baigné de mélancolie. http://urlz.fr/4SlY
Profile Image for Hugo.
3 reviews
May 12, 2026
Attention, ce livre n'est pas une biographie de Satie ! C'est avant tout un roman qui prend la figure de ce compositeur comme prétexte pour parler de la tristesse, la mélancolie, la nostalgie, l'échec, l'abandon, et la solitude. Et c'est brillant, beau et concis.

On n'en ressort pas du tout attristé cependant, l'autrice nous met face à quelqu'un qui traverse ces émotions et ces états, mais ne nous les fait pas vivre. Cela peut sonner comme un défaut, mais ce n'en est pas du tout un, au contraire ! On se retrouve observateur de la dérive de ce curieux personnage, mais j'ai réussi à m'en détacher tant son époque et son Paris paraissent loins et étrangers. Ces émotions restent tout de même intemporelles, et ce livre se propose d'en discuter. Mais jamais il ne devient déprimant.

Là où le livre est également brillant, c'est que les complexes états de Satie viennent nourrir une description de sa musique, qui est filée durant tout l'ouvrage.

Stéphanie Kalfon livre également un intéressant exercice de style, où la ponctuation nous fait vivre les états de Satie, et où l'anglais vient habilement trancher avec le français.
Profile Image for milo.
499 reviews64 followers
October 17, 2023
2,5/5. Franchement, la vie de Satie se prêtait à un super roman biographique sur Paris entre 1880 et 1920, son amitié-rivalité avec Debussy, l’absinthe, les surréalistes, les cercles ésotériques, l’excentricité complète du personnage, sa vie dans la pauvreté. Mais l’angle choisit par l’autrice m’a ennuyé à mourir, oui, je me doutais que j’en saurais plus sur lui après avoir lu sa page wikipedia plutôt que ce livre, mais à ce stade c’est vraiment assez pauvre. Non l’autrice voulait écrire ce genre d’autofiction sans linéarité chronologique, à mi-chemin avec la poésie, juste elle l’a fait avec la vie de quelqu’un d’autre (quelqu’un qui au passage à lui-même publié son propre livre autofictif mais passons). Je crois que juste j’en ai marre de ce genre de style d’écriture à la française, destiné à une certaine classe sociale parisienne, ces livres courts plein de vides qui sont là pour être facile tout en donnant l’impression qu’on est cultivé à les lire, tellement cultivé, tellement bourgeois.
688 reviews6 followers
November 3, 2023
«  On envie jamais les gens tristes. On les remarque. On s’assied loin, ravis de mesurer les kilomètres d’immunité qui nous tiennent à l’abri les uns des autres ».
Ainsi s’ouvre le roman que Stéphanie Kalfon consacre à Erik Satie: compositeur brillant, fantasque, incompris de ses pairs parce que trop novateur, «  égaré dans [son] siècle » a dit de lui son ami Debussy, et surtout, nous dit l’auteure, infiniment triste et dépressif mais le cachant toute sa vie à ses amis qui découvrent à sa mort avec effroi la chambre minuscule et crasseuse d’Arcueil où il a passé les 27 dernières années de sa vie.

Ce n’est pas vraiment une biographie mais plutôt une plongée dans la vie et l’époque de Satie, aussi déstructurée et déroutante que l’œuvre du compositeur, comme autant de flashs éclairant la personnalité du musicien : la triste enfance, avec la perte de sa petite sœur et de sa mère alors qu’il n’a que six ans, l’incompréhension et le rejet des professeurs du Conservatoire, ses années dans les cabarets de Montmartre, son amitié admirative avec Debussy, l’alcool , la déchéance et l’extrême solitude enfin. Le récit est ponctué de petites actualités de l’époque : la construction de la Tour Eiffel, la modernisation de Paris, l’Exposition universelle, et même Heudebert et la naissance de la biscotte ou l’invention du Coca Cola !

Une écriture poétique, musicale, traversée d’indications que le musicien notait sur ses partitions. J’ai trouvé cependant que l’auteure insistait presque uniquement sur cet aspect un peu sinistre et très solitaire du personnage alors qu’il a côtoyé énormément d’artistes de l’époque qui n’apparaissent pratiquement pas dans l’histoire . Reste qu’on referme ce portrait romanesque avec l’envie de réécouter la musique d’Erik Satie et d’en savoir plus sur le personnage, c’est déjà beaucoup . (3,5/5)
Profile Image for Myrto.
119 reviews42 followers
December 29, 2018
Possible, oui possible. Όταν ψάξει κανείς για την ζωή και το έργο του Σατί στο διαδίκτυο, πράγματι, δεν θα βρει τίποτα για την μελαγχολία του, για το δωμάτιο όπου έμενε, για τις ατυχίες του. Θα βρει πως ήταν ένας ακόμα συνθέτης, κάπως άγνωστος στην εποχή του, γνωστός όμως τώρα για τις Γυμνοπαιδίες του κλπ. κλπ. Ούτε λόγος για τις ομπρέλες, για το αλκοόλ, για τον Κονταμίν τον φίλο του, για την πιθανή του τρέλα, ίσως, λέω ίσως. Possible, oui, possible. Όταν, λοιπόν, με την σειρά μου δεν βρήκα όλα αυτά που διάβαζα στο βιβλίο στο διαδίκτυο νευρίασα γιατί σκέφτηκα πως ίσως γι'αυτό το βιβλίο λογίζεται για μυθοπλασίας. Μπορεί πράγματι να μην συνέβησαν όλα αυτά, να είναι απλώς μια ιδέα της Καλφόν, possible, oui, possible. Στο βιβλίο, για παράδειγμα, δεν είναι ο Σατί "επηρεασμένος από τον Ντεμπυσσύ που μόλις έχει συνθέσει το Πελλέας και Μελισσάνθη του Μαίτερλινκ" αλλά είναι ο ίδιος ο Σατί που σκέφτεται να γράψει μουσική πάνω στο έργο, το εκμυστηρεύεται στον Ντεμπυσσύ κι εκείνος απλώς παίρνει την ιδέα του και την χρησιμοποιεί... γράφοντας τελικά την μουσική για το Πελλέας και Μελισσάνθη. Κι άλλα, παρόμοια.
Profile Image for Marion.
45 reviews
April 13, 2023
C’était chouette. Sans plus. Je suis un peu déçue car je pensais lire plus de choses sur la composition de sa musique et avoir plus de monologues à propos de celle-ci. La narration était un peu confuse je trouve, peut être pour donner l’impression d’être dans la tête de Satie mais finalement ça perd le lecteur plus qu’autre chose. J’ai tout de même appris pas mal de choses et ça me conforte dans mon idée que c’était un grand compositeur !
Profile Image for Dyders.
53 reviews
July 9, 2025
Parcourir ce petit livre, c'est comprendre un peu de cette tristesse étrange des musiques de Satie, comprendre un peu mieux d'où vient cette douce aigreur, ce léger malaise que l'on ressent au gré des notes noires et blanches.
J'ai beaucoup aimé. Un coup de coeur de mes lectures cette année
22 reviews1 follower
May 25, 2020
Il y a de très beaux passages mais la narration est très difficile à suivre j'ai trouvé... Cependant je pense que c'est un livre à relire parce qu'on en retire des passages différents à chaque fois.
Profile Image for book_by_tom.
32 reviews6 followers
May 22, 2023
Tout commençait bien… une plume addictive et touchante. Et rapidement un récit un peu trop répétitif à mon goût, trop de longueurs…

740 reviews
January 23, 2026
L'histoire émouvante du compositeur Erik Satie, sa solitude, sa tristesse, sa mélancolie, son originalité qui transparaissent dans sa sublime musique
Profile Image for Céline FrenchAlps.
502 reviews
December 7, 2017
Festival du Premier Roman 2017-2018.
"Le livre est à l'image du compositeur...excentrique, fantasque" annonce la bibliothécaire à la tête du comité de lecture. Possible, oui possible.
Il y a du vrai pourtant. Oui, à l'image de ce compositeur décalé, on plonge dans ses pensées, ses délires emplis d'alcool, sa tristesse, sa mélancolie, mais pas que.
Ce livre ne peut être compris à 100% que si l'on a déjà joué un morceau d'Erik Satie, car ces "phrases sans queue ni tête" disséminées tout au long du livre ("Assez lent. Assez lent. Très lié et mélancolique. Voyez. Léger mais fort. Ralentir. Reprendre. Grossir. Retenez, je vous prie" etc.) ne se trouvent que sur les partitions...
Ce livre n'est pas juste un livre, il se lit et il s'écoute. A la lumière d'une lampe de chevet, dans le salon semi-obscur, débute les Morceaux en forme de poire...et le voyage commence...
Profile Image for Enzo Monteiro.
108 reviews
November 28, 2025
I was expecting more out of this.

Erik Satie is my favorite classical composer, and also a fascinating eccentric. So many absurd aspects of his life would have made for a compelling, surreal story. Seriously, read facts about him. He sounds like a character from a Murakami novel.

Instead, Kalfon hinges her whole novel on one aspect of Satie's life : he is sad. Very sad.

I can appreciate his emotional turmoil as a fresh perspective to be drizzled on top of Satie's fantastical life, but over 200 pages of pure spleen and misery only becomes redundant and mind-numbing. Her prose (I read it in the original French) is also clogged, pretentious and sometimes borderline unreadable.

Overall, a book that I like less and less the more I think about it. Its tone would have been much better suited for someone like Rimbaud.

Entertainment value: 2/5
Atmosphere: 3/5
Prose: 2/5
Emotional impact: 3/5
Cleanliness: 4/5
1 review
Read
July 3, 2017
La vie du fantasque Erik Satie, compositeur génial et collectionneur des parapluies. Cancre, différent, le jeune Satie n'a jamais su se plier à la norme.Pour les amoureux du compositeur et les autres !
This entire review has been hidden because of spoilers.
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