Les yeux de soie, c'est un assortiment de dix-neuf macarons aux saveurs diverses. L'amertume du pamplemousse, la douceur de la vanille ou de la pistache, l'originalité -apparente seulement- d'un macaron rose-litchi-framboise, et le réconfort d'un pomme-cannelle, avec un arrière-goût indéfinissable.
Les yeux de soie, ce sont dix-neuf histoires qui interrogent, troublent, perturbent, quand elles ne nous font pas rire à gorge déployée (plus rarement). Il faut prendre le temps, pour ces nouvelles. S'asseoir confortablement, laisser le silence s'installer, et se lancer posément dans cette lecture qui vous entraîne dans son rythme, vous appelle, et se laisse dévorer aussi avidement que l'envie qui vous prend de vous en emparer.
Indéniablement, un petit chef-d’œuvre dont il convient de se délecter proprement.
Premier livre que je lis de Sagan, un ensemble de nouvelles, assez plaisantes. On y retrouve dans quasiment chacune des thèmes récurrents : l’amour, la mort, la tromperie… J’ai beaucoup aimé sa façon d’écrire, j’ai aimé comment la narration suivait le train de pensée ou inversement dans La mort en espadrilles, j’ai aimé les répétitions dans l’une de dernières nouvelles (j’ai cherché, en vain), j’ai aimé le lyrisme et les rimes cachées. Seule chose que je n’ai pas adoré (à cause d’un point de vue contemporain) sont les schémas répétitifs et classiques des personnages, pas forcément diversifiés.