Qui a bien pu tuer Ichrak la belle, dans cette ruelle d’un quartier populaire de Casablanca ? Elle en agaçait plus d’un, cette effrontée aux courbes sublimes, fille sans père née d’une folle un peu sorcière, qui ne se laissait ni séduire ni importuner. Tous la convoitaient autant qu’ils la craignaient, sauf peut-être Sese, clandestin arrivé de Kinshasa depuis peu, devenu son ami et associé dans un business douteux. Escrocs de haut vol, brutes épaisses ou modestes roublards, les suspects ne manquent pas dans cette métropole du xxie siècle gouvernée comme les autres par l’argent, le sexe et le pouvoir. Et ce n’est pas l’infatigable Chergui, vent violent venu du désert pour secouer les palmiers, abraser les murs et assécher les larmes, qui va apaiser les esprits… Avec sa lucidité acérée et son humour féroce, In Koli Jean Bofane dénonce la corruption immobilière, la précarité des migrants et la concupiscence masculine. Par son talent de conteur, son art du dialogue et des portraits, il bouscule joyeusement une réalité contemporaine tout à fait accablante – la truculence du désespoir.
In Koli Jean Bofane is a Congolese writer. Bofane was born in Équateur province in 1954; his mother left his father for a Belgian settler and he grew up mainly on his stepfather's coffee plantation.After independence in 1960, they lost everything and had to leave the country for their safety, travelling to Belgium from where Bofane made constant return trips to the Congo as he grew up. He established himself in Kinshasa where he worked in advertising and founded a publishing company, Les Publications de l'Exocet.
He finally left the country permanently in 1993, settling in Brussels. His first book, a children's story published in 1996, won a major Belgian literary prize and he went to win acclaim with his first novel, Mathematiques Congolaises in 2008.
Ichktar is a beautiful woman that lives in Casablanca. She is admired and desired by many men. One day she is found murdered. Was she killed by the police detective, Daoudi, Sese , the internet Romeo/Blackmailer, or by a spurned lover? An interesting book by a first time translated Congolese writer. The translation is very good and I enjoyed the writing style, the description of places and people, the politics of countries in Africa. The characters are diverse and well formed and the plot is interesting. The problem I had with the book was the continuity of the story. It jumped all over. At times in the middle of a dialogue, the author would jump to another subject and it took you awhile to understand what was going on.
3.5 stars. The language merits five stars however, pure sweetness of words and an incredible dexterity in both description, dialogue and humour. The juxtaposition of another writer's words and lyrics from current rappers render the reading dynamic and fresh at the same time. I am not sure about the portrayal of women and men here - women are objects of desire, witches, money grabbing individuals, with one notable exception, Sese's landlady, whom however, with four children, is not desirable. Men are lecherous, rapists, harassers, cons, preying on people's emotions. Is this reflective of Maroccan culture? Ichrak's unexplained murder does in the end convince Sense that a better life can be sought in Morocco. So there is light at the end of the tunnel. In this sense, people here are two dimensional, the type of character you find in soap operas, emotionally unstable even in adult life. The weather superimposition, and the elements of wind earth, fire and water consolidate this feeling of a story that is all set in the reptile brain, atavistic and earthy.
"Ainsi, l’éternité s’exprimait et la voix métallique du muezzin, portée par les vents de l’Atlantique, rappelait à tous que l’infini n’appartient ni aux chiens ni aux hommes, il est l’apanage des âmes, seules. Qui oserait nier cela ? Personne. Pas, en tout cas, dans la ville de Casablanca, que l’on nomme aussi ad-Dar al Bayda’."
Vale la pena di imparare il francese solo per leggere Bofane in lingua originale.
Ichrak est retrouvée morte au petit matin par son ami Sese Tshimanga. La plus belle fille du quartier de Cuba, à Casablanca, ne fera plus tourner les têtes de tous les mâles du coin.
Le commissaire Mokhtar Daoudi ouvre une enquête mais n’ira pas très loin dans ses investigations. Résoudre le meurtre d’une fille, soit disant aguicheuse, vivant avec sa mère, folle, ne fera pas avancer sa carrière de policier.
L’auteur, In Koli Jean Bofane, nous dresse un portrait haut en couleur des habitants des quartiers Cuba et Derb Taliane. « La Belle de Casa » fourmille de gens plus ou moins honnêtes dans la vie. Il est un conteur hors pair, avec un vrai sens du dialogue. Il a un humour caustique, bien aidé par certaines paroles du rappeur Booba :
« La rue m’a rendu fou, je suis fou d’elle Je n’ai d’yeux que pour elle La seule qui me convienne Je suis tombé pour elle »
« Rien à foutre, si tu parles mal, on va t’allumer J’veux pas faire la paix mais j’veux bien fumer le calumet. » (page 107)
Le personnage qui va servir de fil rouge dans le livre est bien sûr Ichrak. Elle est révoltée par la concupiscence des hommes. Elle ne supporte plus ces regards appuyés du fait de sa belle silhouette. Elle veut être respectée dans ce monde machiste. L’absence du père, dès sa naissance, la hante. Est-ce qu’il habite le quartier, Casablanca ou était-il un étranger de passage ?
Ichrak vit avec sa mère, Zahira. A l’âge de sa fille, elle aussi, était considérée comme la plus belle fille du quartier. Elle a un don pour prédire l’avenir. Beaucoup de personnes viennent la voir.
Et puis, on fait la connaissance de Sese Tshimanga. Venu du Congo pour immigrer en France ou en Belgique, son passeur l’a largué au large du Maroc, en plein océan Atlantique.
« Quand Sese avait embarqué, l’Algérien lui avait pris près de la moitié de son argent en dollars. La sorte de cachot qu’il lui avait offerte était un réduit dans la cale du sardinier. Il ne pouvait même pas s’y allonger complètement. Le voyage lui avait paru long, mais finalement il ne l’était pas assez, car une nuit Farès lui ouvrit la porte après lui avoir fait ramasser son sac…. Farès, d’une bourrade, venait de le faire chuter dans un canot pneumatique aussi flétri qu’un ballon de baudruche après une nuit de fête agitée. » (pages 15-16)
Il vit de petits « boulots » et essaie d’entraîner Ichrak dans sa combine.
« Parce que Sese était ce qu’on appelle un brouteur, un genre de cyber-séducteur africain. Un de ces types - très jeunes, souvent - qui entretiennent une cour avec quelques dizaines, parfois même des centaines, de femmes amoureuses, pratiquant une drague forcenée dans le but de leur soutirer de l’argent en jouant sur les stéréotypes de l’Afrique indigente…. » (page 20)
Nous avons ici les trois principaux personnages du livre d’In Koli Jean Bofane.
L’auteur nous dépeint, aussi, ces petites frappes, toujours prêtes pour un sale coup, du moment que ça paie bien : Nordine Guerrouj et Yacine Barzak. Les riches ne sont pas épargnés : Saqr al-Jasser, millionnaire saoudien venu faire des affaires à Casablanca. Il veut construire des immeubles de luxe à la place des quartiers Cuba et Darb Taliane, pauvres et délabrés. Son homme de main est une femme : Farida Azzouz.
« Parce qu’à Casablanca, la pauvreté était insolente, elle ne se dissimulait pas derrière un périphérique, elle faisait face à la richesse, celle qui s’affichait par des parois de béton et de verre conçues par des architectes prestigieux. » (page 18)
En toile de fond souffle le Chergui, appelé le Sirocco en Europe, qui peut rendre fou n’importe qui.
« Chergui déferlait sur le pays et les peuples s’y étaient accommodés de génération en génération depuis des millénaires. Ces derniers temps, pourtant, le vent perdait de sa suprématie sur les terres qu’il traversait jadis…. le Changement climatique pouvait désormais exposer clairement sa volonté de s’accaparer du pouvoir sur le globe…. Tout ce à quoi Chergui aspire, c’est survoler la Méditerranée en passant par Gibraltar, les Baléares, poursuivre vers la Provence, la Sicile, le Mezzogiorno et accomplir le destin qui lui a été assigné en devenant Sirocco dans ces contrées-là. » (page 37)
Dans ce livre, l’auteur développe certains thèmes : la corruption immobilière, la concupiscence masculine, la précarité des migrants. Il situe son histoire à Casablanca mais, au fond, ces thèmes sont universels.
Je ne peux pas finir ma critique sans parler de la superbe couverture du livre. Avoir Keziah Jones, en photo, c’est de la bombe comme pourrait le dire le rappeur Booba.
Sese Seko Tshimanga has fled his native Congo (DR), paying a large amount of money to be smuggled into France, but the small boat he was on washed up on Moroccan shores, and since then, for a few months, has been living in Casablanca.
The novel begins with with Sese reporting the violent death of a woman he had befriended, Ichrak, to police. He is immediately suspected of her murder.
It has an attractive premise, but rather than developing the crime thread, or Sese's involvement and his future, much of the narrative is concerned with Sese's time in Casablanca and his relationship with Ichrak. The contemporary Casablanca setting is of interest and the characters are well described, though it doesn't focus on any one in particular.
The bar is high with the Congolese writing I have read. In addition to Bofane there are his fellow countrymen, Alain Mabanckou and Fiston Mwanza Mujila. They write with more humour, though the many difficulties of life in Kinshasa are never far away.
Bofane's earlier book, Congo Inc.: Bismarck's Testament was excellent. It also concerns an asylum seeker fleeing from devastation, this time the Rwandan genocide. It is much darker, and far more focussed in its themes.
L’héroïne de l’histoire, Ichrak, est morte tout au début du livre… et avec son meilleur ami, Sese, nous essayons de découvrir qui l’a tuée.
Sese est un migrant clandestin venu du Congo, qui a échoué involontairement à Casablanca au lieu d’arriver en Espagne. Par son histoire, le lecteur apprend aussi un peu de son pays natal par exemple du président congolais Mobuto, bien que l’histoire se déroule en Afrique du Nord. Sese s’y débrouille plutôt bien, a trouvé des amis et gagne un peu de l’argent en arnaquant des femmes européennes sur des sites internet de rencontre. Avec sa façon directe et facile, il a réussi à tisser une amitié avec Ichrak, qui refuse plutôt le contact avec les hommes.
Ichrak est la belle du quartier, mais pauvre comme tout le monde par là. Son problème est surtout sa mère, la sorcière, la folle, pour laquelle elle doit constamment acheter des médicaments afin de garder sa maladie psychique sous contrôle. Elle a dû se battre toute seule toute sa vie et en conséquence s’est fait une image de femme irréductible. Le fait qu’elle est très belle mais qu’elle ne laisse personne l’approcher souligne cette réputation.
Qui aurait eu une raison de tuer Ichrak ? Tellement de personnes que la réponse restera floue, jusqu’à la fin. Il y a Cherkaoui, le riche homme plus âgé qu’Ichrak, qui ne veut que son amitié et est, avec Sese, un de rares hommes qui y arrivent. Il a peut-être une relation plus intime avec Ichrak qu’elle ne sait, ou qu’il ne sait, ou peut-être finalement pas… Il y a Farida, la femme de Cherkaoui, qui sent bien que quelque chose de spéciale se passe entre son mari et cette jeune femme. Elle va même chez la sorcière Zahira (oui, la mère d’Ichrak) pour chercher des réponses. Est-ce que Zahira a jeté une malédiction à la concurrente de sa cliente, sans réaliser qu’il s’agissait de sa propre fille ? Est-ce que Farida a tué Ichrak par jalousie ? En même temps, Farida est impliquée dans des affaires immobilières pour lesquelles le bâtiment où les migrants vivent doit être libérer, même par force et même illégalement. Est Ichrak devenue une victime de ces complots ? Même le policier Mokhtar Daoudi ne réussit pas à avancer dans ses recherches, bien qu’il soit l’ami de Sese et devrait avoir un certain intérêt à trouver le coupable rien que pour satisfaire son ami. Mais peut-être qu’il ait d’autres raisons plus importantes pour ne pas avancer…
Par des souvenirs de Sese et de ses compagnons dans cette histoire, le lecteur apprend de la vie dans la métropole de Casablanca, des relations entre les migrants et les pauvres, de la lutte pour la survie de tous les jours, des complots immobiliers où des riches étrangers et des opportunistes locaux ne s’intéressent qu’à leurs propres intérêts, de la force de la police et des problèmes des femmes dans cette société. Mais aussi (un élément que je trouve typique dans l’écriture d’In Koli Jean Bofane) de la joie de vivre, de l’amitié, comment faire face aux problèmes même graves avec une simplicité et un naturel tranquille et acceptant. Pour moi, ces aspects font de la lecture de cette histoire (tout comme Congo Inc) plutôt un plaisir presque léger malgré beaucoup de faits oppressants et attristants dans l’histoire.
Reader be forewarned (grin): I have been a huge Bofane fan since I first heard him give an interview years ago. That Voice!!! I asked him via his website (darn, no longer on line) if he had ever considered narrating any of his books--including his children's book which I have also read. He (or more likely his webmaster) thanked me for my suggestion.
Having read all of Bofane's book I prepared myself well to read La Belle de Casa. I sat down nestled into my chair with a large cup of hot tea, an afghan (after all it is winter in Michigan), a French dictionary, and paper and pen to help me keep the characters and the plot lines straight. I was ready to be enchanted, horrified, tearful, gleeful, saddened, and sweating under the hot sun and winds (Alizes; chergui) of Morocco.
The weather (through the winds, and the sun, and the currents) is a major theme throughout this book. Could the weather also be the driver of some of the behaviours of the characters (the hot desert winds driving men to carry out insane acts?)
I have never been to Morocco but I have lived in Kinshasa, and more importantly for this story in the Kasais, for a number of years. It was very interesting that Bofane chose to name a protagonist Sese Seko and make him a native of the Kasais and Sese's father be a fervent fan of President Mobutu Sese Seko (Sese's shakena). Mobutu's biggest opposition leader, Etienne Tshisekedi, was from the Kasais and the Kasaians were considered by Mobutu and his toadies to be the biggest threat to his dictatorship. So, for Sese who is from the Kasais to be an ardent fan of Mobutu (aka Moby Joe)--to the point where he actually seeks advice from him even though he has been dead since 1997--tongue and cheek from the author mayber? I could see Bofane doing that.
Anyways, Sese finds his friend/sister (he says that to a friend that he would never have sex with Ichrak because she is his sister) Ichrak dead on "Rue du Poete". Sese Seko has bee stranded in Morocco by a fixer who had claimed that he could get him to Europe, Sese's ultimate destination. Ichrak whose name means "the rising sun" was born on June 28. She is a beautiful, independent woman whose income source is unknown and who struggles to support her mentally ill mother Zahira Al Majnouna. Although obese now, Zahira used to be a beautiful, independent woman sporting a tattoo of a blue moon and 2 crescents on her shoulder.
Upon discovering Ichrak's body, Sese runs to inform the Commissaire Mokhtar Daoudi at the nearby police station. Daoudi tells him that Sese has to put in a holding cell until his alibi can be confirmed.
It actually would be much easier to diagram the relationships of all the characters who appear in the story because Bofane goes back and forth through time as he tells the story and ties the different characters together. Not knowing how to do diagrams in this medium I have decided to simply go with what we learn about each character throughout the book.
Finale: Commissaire Mokhtar Daoudi goes to Rue du Poete where Ichrak's body was found and posits that she was struck down by a flailing copper telephone wire that was knocked loose when a car hit the pole.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Centred around the mysterious death of the too beautiful and tempestuous young woman Ichrak in a popular neighbourhood of Casablanca, the book brings together a host of marginal, troubled and sometimes morally bankrupt characters. As always, Bofane uses wonderful and evocative prose, sprinkled with a touch of acerbic humour, to create an atmosphere of repressed and frustrated lives – a feeling accentuated by his repeated reference to the dry, hot and oppressive ‘chergui’ wind. The book touches on a host of issues, such as ruthless housing speculation, the arrested lives of African transmigrants stuck between sub-Saharan Africa and Europe, and the sometimes violent tensions between the sexes. While I found the book effective and enjoyable in the sketching of this collection of portraits, I missed a deeper exploration of the characters – especially of the Congolese/Zaïrois hustler Sese Seko – and of some of the underlying themes. I also wasn’t always clear on how the layered storylines were interlinked, and the ending left me with mixed feelings (it was a bit too moralistic to my taste). Ultimately, I thought the book was crafty and atmospheric, but not entirely satisfying.
"la belle de Casa" d' In Koli Jean Bofane ( 204p) Ed. Actes Sud
Bonjour les fous de lectures ...
Embarquement dans la Belle Casablanca et ses intrigues. Vous y rencontrerez Sese, le migrant congolais qui pensait avoir payé son passage pour les côtes normandes et se retrouve dans la ville blanche. Il y a des spéculateurs véreux qui espèrent se "faire du fric" sur le dos des pauvres paumés. La belle Ichrak, inaccessible et qui en énerve plus d'un . Ichrak qui était trop belle et que l'on retrouve égorgée au coin d'une rue. Il y a le flic, le directeur de théâtre et tant d'autres personnages hauts en couleurs. Et surtout le Chergui, ce vent du désert qui rend fou.
Qui a tué la belle de Casa ? et pourquoi ? elle qui aimait tant le pouvoir des mots.
Autant l'histoire est assez banale, autant l'écriture est gaie et entraînante. Bofane écrit comme il parle .. cela a vite, il y a de l'humour et de la poésie dans ses paroles.
Dépaysant mais sans plus .. il manquait une petite étincelle.
I also reviewed this book in "African Studies Quarterly" (vol 21 issue 4 Jul '23) but briefly: Bofane gives us a quick view of the life of an immigrant from Sub-Saharan Africa living and working (or maybe "scamming" would be a more accurate way to put it) in Casablanca. The author's pitiless glare shows us unfriendly locals, men in-transit simply trying to get by, various schemes for survival, dangers from corrupt police, and daydreams of a Europe "awash in euros"--but mainly this story is about human failings and dreams; it could have been set anywhere. Moroccans may not be happy with the portrayal of their city as a largely hostile place, but the story provides a picture of the reception of immigrants and in-transit migrants which rings true in general terms. Contradictions and ironies abound in this story. For example, in one scene, a woman is denounced because she "associates with Africans." Meaning, she associates with the immigrants and newcomers. But people (news bulletin): Morocco is also in Africa. Good job of translating by Bill Johnston. Enjoy.
Livre amusant, sur les (més)aventures d'un émigré congolais (zaïrois, comme il se présente) au Maroc, qui lie une amitié avec Ichrak, belle jeune femme. Le livre réunit plusieurs histoires et personnages qui se croisent et recroisent dans un quartier populaire de Casablanca.
Les rapports entre les personnages sont souvent basés sur le désir sexuel et la violence. Surtout les femmes sont décrites d'un point de vue masculin, principalement à travers leur capacité de séduire et de déstabiliser les hommes. Cela dérange, surtout dans la première moitié du livre.
L'auteur utilise de belles descriptions et raconte de façon humouristique une histoire en réalité plutôt tragique. La structure du livre n'est pas toujours très cohérent (à cause des sauts dans le temps) et parfois un peu répititif (ce sacré chergui !), mais c'est un livre original, créatif et agréable à lire.
3.5/5 J'ai beaucoup aimé le style, humoristique et avec un langage très coloré. Lecture agréable, on se laisse porter par les mots. En plus, le livre était très intéressant d'un point de vue interculturel, avec des thèmes abordés comme la vie quotidienne à Casa, les migrants, la corruption ... Ce qui m'a moins plu, c'était parfois les personnages (des hommes très alpha, des femmes très allumeuses, même malgré elles (?)). Je suppose qu'il s'agit là d'un choix qui visait à critiquer justement la culture machiste, mais ça donne bien des portraits un peu très stéréotypés. Autre point de critique: il y a beaucoup de petites histoires intégrées dans le récit, mais elles ne se terminent pas, ce qui donne l'impression qu'on a regardé un tableau vivant (ou plusieurs), plutôt que lu une histoire.
" لم أكن أرغب في المجيء إلى هنا، ولكن يا أختي، لم يعد هناك من يُمكن أن نثق به في هذا الزمن. أحضرني محتال إلى هنا بعد أن وعدني بالذهاب إلى "نورماندي"، وكان من المفترض أن أرسو في "دوفيل"، ثم أستقل القطار فائق السرعة مباشرة إلى باريس. دائما ماكان يسألني: " أتعرف دوفيل؟"، الحقير! كنت أريد أن أرى "بيلا" أو لندن أو "بنما"، وليس المغرب! كنت على متن مركب، ثم وجدت نفسي هنا"(منقول)
كانت هذه إجابة سيسيه على سؤال وجهته إليه "إشراق" بطلة الرواية.
تبدأ الرواية بموت إشراق، واكتشاف سيسيه لجثتها. يذهب إلى مركز الشرطة للإبلاغ، فيحتجزه العميد داووي في السجن بضعة أيام. يُطلق سراح سيسيه ويبدأ داووي البحث عن قاتل إشراق.
من هي إشراق؟ ما هي علاقتها بسيسيه؟ لماذا تمنى داوودي موتها؟ من هو الشرقاوي وما هي علاقته بإشراقة؟
A tightly packed, picaresque portrait of a contemporary migration underclass, though the eyes of a young Congolese web scammer holed up in Casablanca and awaiting a crossing to Europe.
For a short novel, it ambitiously covers a lot of contemporary territory: climate crisis (I like the idea of the various intercontinental weather patterns almost being in battle), corruption, racism and timeless misogyny and male violence.
'The Belle de Casa' herself is more of an anchor than the central focus, but the quasi-crime dimension and her fate holds the piece together. It's enjoyable too to see so much (helpfully asterisked) Francophone African dialect. An insightful, energetic little trip to the 21st century's ghetto.
'Stroef' is het woord dat volgens mij bij dit boek past. Misschien ligt het aan de nogal kinderachtige vertaling (bvb een liedje eerst in het Arabisch neerschrijven en daar direct onder de Nederlandse vertaling plaatsen) en uitleg bij de niet-westerse begrippen? Verder langdradige en clichématige beschrijvingen. Nogal ouderwets hoe bijna elke man in het boek een jager is, constant op zoek naar vrouwelijke aandacht en hoe elke vrouw wordt afgeschilderd als een schoonheid waar geen enkele man aan kan weerstaan. Volgens mij zat er meer in het verhaal dan ermee gedaan is!
Bloemrijk taalgebruik, niet echt mijn voorkeur. Maar heel interessant om mee te leven in een ander en heel anders leven. NB heb dit niet in het Frans, maar in de Nederlandse vertaling gelezen.
Ce qui est bien dans cette histoire, c'est qu'elle m'a fait réfléchir sur ce que cela signifie pour un Africain noir d'être libre de parcourir le monde et d'être vu à travers le prisme de la haine plutôt que celui de l'amour, qui dans ce livre était incarné par notre ami et l'aventurier excentrique1 Sese Seko Tshimanga, le passager clandestin congolais qui s'est trouvé un foyer et une amitié de la manière la plus étrange et la plus amusante. Je pense que tout le monde devrait lire ce livre à ses risques et périls et se forger sa propre opinion, mais pour moi, il mérite une note de cinq étoiles.
Ik wilde dit boek lezen, omdat de auteur en een van hoofdfiguren uit Congo komen en daar heb ik iets mee. Jammer dat het niet zo'n geslaagd boek is. Ik weet niet wat de auteur wilde vertellen. Wat het toch aardig maakte om te lezen was de beschrijving van het leven van Afrikanen (van onder de Sahara) die op de vlucht naar Europa in Marokko zijn gestrand en de maffiose wereld waarin ze terecht komen.