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Überleben

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Am 13. November 2015 gerät die Welt der fünfundzwanzigjährigen Ava völlig aus den Fugen. Nach dem Anschlag auf den Pariser Konzertsaal Bataclan macht sich eine wuchernde Furcht in Ava breit, und sie kann nicht anders, als sich permanent mit den Bildern des Schreckens zu beschäftigen. Immer wieder betrachtet sie Fotografien der Opfer, lernt Wikipedia-Einträge terroristischer Attentate auswendig und sieht sich Gewaltvideos auf YouTube an. Als sie auch noch ihren Job im Apple-Store verliert, streift sie ziellos durch die Straßen der Stadt. Wie ein Katalysator der Realität absorbiert Ava alles, was sie sieht, um der immer absurder scheinenden Welt einen kleinen Funken Sinnhaftigkeit abzugewinnen.


Frederika Amalia Finkelstein ist die radikale Stimme ihrer Generation. Mit Die Getriebenen hat sie in Frankreich für eine Sensation gesorgt. Nie zuvor hat sich eine junge Autorin der Welt des digitalen Überdrusses, der Einsamkeit und der ständig drohenden Gewalt in einer derart schonungslosen Klarheit gestellt.

150 pages, Paperback

Published September 10, 2018

36 people want to read

About the author

Frederika Amalia Finkelstein

9 books8 followers

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1 star
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Displaying 1 - 5 of 5 reviews
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,092 reviews44 followers
August 16, 2017
Merci aux éditions Gallimard et à Babelio pour cette découverte de la rentrée littéraire.

Un livre dont on ne sort pas indemne. Quelle claque ! On en sort un peu secoué, dérangé et on réfléchit.

Je vous avoue que j'ai dû m'accrocher au début de la lecture car cela dérange, c'est dur, difficile.

La narratrice est jeune, elle est marquée par la soirée du 13 novembre 2016. Elle ne peut s'empêcher, fascinée, d'observer continuellement, obsessionnellement la photo des corps dans la fosse du Bataclan.

Lorsqu'elle court, elle se passe en revue mentalement les victimes des attentats, des diverses catastrophes du genre dans le monde. Elle est continuellement angoissée et attend avec méfiance et peur le prochain attentat.

C'est la peur au ventre qu'elle prend les transports en commun.

C'est l'histoire d'une génération des 23-28 ans, qui depuis sa plus tendre enfance vit dans un monde virtuel, dans la violence des jeux vidéos "GTA ... etc..", et qui banalise au final le sang et la mort.

Elle fait partie d'une génération "inter-connectée" et reçoit des notifications à chaque fois qu'il se passe un acte terroriste ou tout acte glauque (un suicide en direct) partout dans le monde, car il se passe toujours quelque chose dans le monde, à chaque seconde, alimentant encore plus sa peur et son trauma.

Sa grand-mère est morte, elle devrait prendre l'avion pour se rendre à l'enterrement avec sa soeur et sa mère. Elle se questionne, ira-t-elle les rejoindre ?

Je ne vous en dis pas plus car petit à petit les choses s'interconnectent, apporte un sens plus profond.

Le début de lecture m'a au départ un peu perturbé car mais la magnificience de l'écriture qui porte littéralement le récit, m'a happée et emmenée rapidement au terme de celui-ci.

Un récit qu'il faut laisser "descendre", qu'il faut "digérer" et qui prend tout son sens après la lecture.

Ma note : 7.5/10

Les jolies phrases

Quand la mort se lève devant vous et qu'elle vous frôle, ne demeure qu'un mot : survivre.

Faites attention avec ça : le doute est un cancer, il se répand invisiblement dans votre corps jusqu'à exterminer vos rêves.

...cela ne finira pas , mon mur, comme ma mémoire, ne sont pas assez vastes pour contenir toutes les catastrophes, il faut donc sans cesse faire preuve d'humilité et d'organisation : la plupart des atrocités me fileront entre les doigts. Il est de mon devoir de ne pas les retenir.

Le monde occidental les a élevés dans un climat de violence économique très fort. Partir faire la guerre peut leur procurer un sentiment de liberté inouïe, ils se sentent enfin utiles, liés à une cause absolue, défenseurs d'une voix qui rompt avec tout ce qui leur a été imposé. En réalité, ce n'est pas une guerre de religions, c'est une guerre économique et morale.

Car être beau c'est être mince. Et être mince, c'est aller à l'essentiel. Je suis obsédée par la minceur : au moins autant que par le sport. Être mince, c'est être pur - au moins tendre vers une forme de pureté.

Il y a des jours instables, menaçants, où le peu de choses devraient être sûres et acquises ne l'est absolument plus : ce jour est un de ces jours où tout se met à trembler. Où l'on se trouve nu dans le vertige du monde. Il n'y a pas de paix. Pas d'autre rive à rejoindre : tout n'est qu'un seul monde, pas de versant surlequel trouver refuge.

Si Dieu a créé le monde, il a créé le mal.

Je n'ai pas connu la faim. Je n'ai pas connu la drogue. Je n'ai pas connu la torture. Pour moi la violence se limite aux images, et à l'endurance dont je dois faire preuve pour chaque jour les ingurgiter : ne pas succomber aux écrans. Garder un lieu dans ma tête, si infime soit-il, un lieu dénué de bruit, d'agitation, un lieu dépourvu de haine. Pour l'instant les livres me protègent.

Le monde saigne et nous comptons nos morts. La haine se répand nuit et jour, il n'y a pas de trêve aux attentats et aux massacres, elle se déverse et nourrit le noyau de la terre. Marre de voir la déchéance triompher, de voir le monde en lambeaux, de voir le monde au bord de mourir éclaté en millions de petits corps sacrifiés pour rien. La paix n'existe plus.

La violence a métastasé le monde tel un cancer pourrissant un corps en secret. Nous avons laissé faire. Nous n'avons rien compris. Et voilà qu'elle se venge.
Profile Image for Nathalie.
352 reviews18 followers
October 10, 2017
Les attaques, les attentats sont devenus banals dans nos journaux télévisés ou autres sites d'actualité. Triste constat, mais réalité qui n'est plus seulement fictive ou lointaine lorsque ce sont nos villes, nos rues qui sont touchées. Les mesures de sécurité peuvent renforcer l'angoisse de certains même si c'est la sécurité du plus grand nombre qui est avant tout visée. A n'en pas douter, c'est une nouvelle forme de guerre plus latente que d'autres qui émerge et son lot de victimes est moins évident à dénombrer.

Se plonger dans les pages de ce livre, c'est accepter d'écouter et de suivre une jeune femme, Ava, qui est banale elle-aussi en apparence. Rien ne la distingue vraiment dans la foule, elle est un quidam. Le lecteur pense qu'il va s'ennuyer et pourtant, par petites touches, il est accroché. C'est qu'elle se livre entièrement et qu'elle n'hésite pas à confier des pensées pour le moins dérangeantes (mais qui nous passent aussi par la tête si on est honnête). Le lecteur va mieux la cerner cette jeune fille et il ne pourra pas rester insensible : même la détester, ne pas la comprendre, la trouver plus qu'étrange, c'est déjà quelque chose.

L'ensemble du roman reste toutefois dur, éprouvant à force de lire toujours plus de détails sanglants, glaçants, terrifiants. L'auteur soumet le lecteur à rude épreuve en le choquant, en heurtant sa sensibilité de manière régulière tout au long de l'ouvrage. Certes, une dénonciation de tout ce que peut véhiculer les réseaux sociaux, Internet de façon plus générale, le tout relayé par les médias dits professionnels est faite, mais est-ce la meilleure méthode ? Je ne sais pas. Y en a-t-il d'ailleurs une bonne ?

Cette lecture laisse un goût amer. Difficile de dire si on a aimé ou pas. On cogite, on rejette, on absorbe, on réagit. Il faut aussi digérer et cela peut prendre du temps.
Profile Image for Rivière Cécile.
174 reviews20 followers
August 31, 2017
Une jolie découverte chez la collection de l'Arpenteur dont j'avais adoré le livre d'Eric Metzeger - La nuit des trente. Cette jeune femme fascinée par la violence et qui en fait le récit du quotidien rythmé par les alertes sur le téléphone et l'hypnotisation provoquée par les chaînes d'info en continu ne peut que toucher.
Profile Image for A.
48 reviews
January 7, 2026
Ich kann weder sagen was der Sinn noch was der Inhalt dieses Buches war. Nach lesen des Klappentextes hatte ich tiefgründige Gedanken erwartet, eine Gedichte die zum nachdenken anregt oder einfach Emotionen hervorruft. Nichts davon ist passiert. Es war eine Aufzählung schon Ereignissen ohne Einordnung, ohne Emotionen, ohne Denkanstöße. Traurig - nur anders als erwartet :/
Profile Image for Ángel Rodes.
Author 6 books42 followers
March 26, 2018
«Oeuvrer au-dessus de la vengeance, tandis que le sang continue de couler, tandis que la guerre sacrifie sans cohérence.»

Une découverte très interessante - surtout dans le climat actuel.
Displaying 1 - 5 of 5 reviews

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