Είναι δεκάξι χρόνων και φέτος τελειώνει το Λύκειο. Ζει το άγχος των εξετάσεων που πλησιάζουν, χωρίς να μπορεί να πάρει μια απόφαση για το μέλλον της. Γιατί, όπως λέει και η ίδια, "πώς μπορείς να κάνεις κάτι που σου αρέσει όταν ακόμα δεν ξέρεις, δεν έχεις βρει, τι είναι αυτό που σου αρέσει". Όμως η ζωή έχει και τις ευχάριστες πλευρές της. Κι όταν είσαι μόλις δεκάξι χρόνων, παρηγοριέσαι εύκολα για τον κακό βαθμό που πήρες στη Χημεία. Φτάνει ν' ακούσεις ένα δίσκο του Κατ Στίβενς. Η Σούζυ Μόργκενστερν δε μασάει τα λόγια της. Με χιούμορ, που συχνά φτάνει στο σαρκασμό, καυτηριάζει το εκπαιδευτικό σύστημα, σκιαγραφεί τη σύγχρονη οικογένεια, φέρνει στην επιφάνεια τις ενδόμυχες σκέψεις και τους προβληματισμούς του σημερινού εφήβου.
Ένα βιβλίο, δύο μαρτυρίες. Μια μάνα και μια κόρη σχολιάζουν, η καθεμιά από τη σκοπιά της, την κοινή τους καθημερινή ζωή. Δυο γενιές που φαίνεται να τις χωρίζει ένα βαθύ χάσμα. Μήπως όμως ανάμεσα σ' αυτό το χάσμα υπάρχουν κάποιες μυστικές γέφυρες;
c’est un livre plutôt intéressant qui montre les différents aspects de l’adolescence et des dernières années lycée. on a le point de vue d’une mère qui doute et qui s’inquiète de l’avenir de sa fille et en contre-partie on a le point de vue de l’adolescente qui devient « adultes » et qui nous explique ses inquiétudes de son quotidien de lycéenne. On s’identifie très facilement aux différents personnages même si le livre date des années 80. Pour finir, c’est un livre très facile à lire et rapide (150pages environ)
Sympathique parallèle entre le ressenti d'une maman et de sa fille lycéenne. On s'identifie aisément avec chacune d'elles ! Je l'avais lu dans mon enfance, attirée par la lycéenne, je vais le relire au travers de la mère à présent !
Publié dans les années 80, cet échange entre une mère et sa fille n'a pas pris une ride... la différence de point de vue, l'interprétation, le défaut de communication... C'est beau et c'est drôle!
This two-people diary is a good childhood memory ! I discovered Susie Morgenstern in Junior High thanks to this book, and I made a bee-line to the library this same week to get the two or three other novels published in the same edition. My love story for the Medium collection of the École des Loisirs publishing house began with Terminale.
The story is simple. A mother and her daughter. The latter is eighteen, ready to enter the world of the adults, after high school, ready to move away, maybe, and be able to see her mother under a different light, from afar. The mother is Susie Morgenstern, who too was eighteen once, far away, in North America, and was dressed in the white plaited skirt she had to wear during her school recitals and that she hated so much. The story deals with the « Terminale » year, this last year of high school when everything is still allowed, and is told by two generations that gaze at each other. The same set of events, told twice.
A private anecdote : the exercice that the French teacher had imagined around the book was to write a couple of pages using two different voices. You had to take two characters and make them relate the same event. I can't remember the theme I had chosen, but she read aloud to the class the excellent paper of one of the pupils, who had written about the physics and chemistry class we had on Monday afternoons. First, it was related through her eyes, as a pupil (by the way, her passion for science took her all the way to the PhD), then through the eyes of our gruff and surly science teacher, another Severus Snape. I will never forget it : « They put water all over the slabs, those idiots ! ».
For those who love to read, the memories from one French class can last a lifetime.
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Un bon souvenir d'enfance que ce journal à deux voix. J'ai découvert Susie Morgenstern au collège grâce à ce livre et suis allée directement à la bibliothèque cette semaine-là pour chercher les deux ou trois autres romans parus dans cette fabuleuse collection. Mon histoire d'amour de ces deux dernières années de collège avec la collection Médium de l’École des Loisirs a commencé avec Terminale. L'histoire est simple. Une mère et sa fille. Celle-ci est âgée de dix-huit ans, à l'aube de l’entrée dans le monde des grands, le monde d’après le lycée, partir peut-être, et porter avec la distance un autre regard sur sa mère. La mère, c'est Susie Morgenstern, qui elle aussi a eu dix-huit ans, très loin, en Amérique, dans la jupe blanche plissée qu'elle détestait porter lors des concerts de l'orchestre de son école. Cette histoire, c'est la terminale, la dernière année où tout est encore permis, racontée par ces deux générations qui s'observent. Les mêmes événements, racontés deux fois. Leur honnêteté fait réfléchir à ce que cette génération qui nous sépare provoque d’hilarité, de malentendus, d’incompréhension, et pourtant de complicité.
Pour l'anecdote personnelle, l'exercice que la professeur de français avait imaginé autour du livre consistait à rédiger quelques pages à deux voix, prendre deux personnages et les faire raconter le même événement. Je ne me souviens pas du thème que j'avais choisi, mais elle avait lu à voix haute en classe le papier excellent d'une de mes camarades, qui avait décidé de raconter notre cours de physique-chimie du lundi. D'abord à travers ses yeux d’élève (qui devait d'ailleurs pousser sa passion des sciences jusqu'au doctorat), puis à travers ceux de notre professeur bourru et râleur, très Sévérus Rogue. Je n'oublierai jamais: «Ils m'ont mis de l'eau partout sur les paillasses, ces imbéciles!». Voilà. Comme quoi, pour ceux qui aiment lire, certains cours de français restent toute une vie...