Homosexuality has always existed, but for centuries artists have felt compelled to codify its expression in their work, in essence hiding it from the public eye. In this dazzling and highly original book, Dominique Fernandez takes a close look at artistic works from the past centuries — from rites of passage into manhood and representations of the hero, to the pantheon of pagan gods and the image of the lesbian — to show how the most powerful representations of homosexuality have emerged from conditions of secrecy and even repression.
Né le 25 août 1929 à Neuilly-sur-Seine, Dominique Fernandez est ancien élève de l’École normale supérieure et agrégé d'Italien (1955). Il devient en 1957, professeur à l’Institut Français de Naples. Il soutient sa thèse sur L’Échec de Pavese, et est nommé professeur d’italien à l’université de Haute-Bretagne.
Depuis 1958, il mène carrière d’écrivain et de critique littéraire, d’abord à la Quinzaine Littéraire, et à L’Express, puis au Nouvel Observateur.
En 1974, Porporino ou les Mystères de Naples est couronné par le Prix Médicis. Ce roman met en scène, un castrat napolitain au XVIIIe siècle. Une fresque colorée qui offre une pluralité de lectures, historique, idéologique et freudienne. De ce roman a été tiré un opéra, joué au festival d’Aix-en-Provence.
Dominique Fernandez a inventé la « psychobiographie » utilisée déjà en 1967 dans L’échec de Pavese.
Il obtient en 1982 le Prix Goncourt avec Dans la main de l’ange. Un roman qui puise dans la vie de Pasolini, écrivain et cinéaste italien assassiné à Ostie en 1975.
Élu à l’Académie française, le 8 mars 2007, au fauteuil de Jean Bernard (25e fauteuil).
Une géniale synthèse de l’iconographie Queer (homosexuelle surtout) en histoire de l’art, un ouvrage essentielle bien que le propos de fin ne me semble pas 100% pertinent (il faut faire passer la libération sociale avant le besoin d’inspiration, d’ailleurs les deux sont liés)
This gets an extra star for the images, but the text is so absurdly subjective (and sometimes just plain absurd) and the fact that the author absolutely does not care about lesbians is so obvious that I cannot rate it higher.
J’ai découvert à la lecture de ce texte une partie de l’histoire d’un pays dont j’ignorais quasiment tout. Bien sûr, j’ai entendu parler de la dictature de Pinochet qui a tenu le Chili d’une main de fer dans les années 80, sans jamais vraiment chercher à en savoir plus. Sous la plume de Nona Fernandez, j’ai découvert les tortures et les mises à mort perpétrées par de nombreux individus à la solde du régime. Celui qu’elle nomme « L’homme qui torturait » dont elle découvre la confession dans un magazine alors qu’elle n’avait que 13 ans, était « Un agent de renseignement qui, après avoir torturé des gens, rentrait chez lui, écoutait des chansons d’amour et lisait des BD de Spiderman à son fils pour l’endormir ».
Hantée par ce témoignage, l’auteure veut raconter et essayer de comprendre comment un homme ordinaire peut se transformer en bourreau et reprendre une vie normale.
J’ai été littéralement happée par cette histoire, lue en apnée, portée par une écriture à la fois brutale et réaliste. Les mots font mal, les phrases claquent comme des coups. J’ai beaucoup appris au cours de cette lecture, que l’on peut trouver pénible parfois, mais ô combien utile pour se souvenir que le plus beau cadeau qui puisse être fait à un peuple est la liberté.
Nona Fernandez a deux ans lorsque Augusto Pinochet, après le coup d'état du 11 septembre 1973, devient le chef de l'état chilien. Par chance, elle n'est pas une victime directe de cette dictature qui a pris fin en mars 1990. Elle va, néanmoins, être hantée par cette période dont le pays ne s'est encore pas tout à fait remis.
L'auteure a 13 ans lorsqu'elle rencontre un article, dans le journal CAUCE, dont le titre était « J'ai torturé ». Cela va la marquer à vie. Il s'agissait d'un témoignage de Andrés Antonio Valenzuela Morales. Il était agent de renseignement de la Force Aérienne de Pinochet. Parce que supporter ce qu'il faisait, ce qu'il voyait, ce qu'il entendait, il s'est livré sur les arrestations, les « disparitions forcées », les tortures, les exécutions, les assassinats et autres... Evidemment, cela aura des conséquences importantes pour les journaux comme pour l'homme qui a témoigné. Entre autre.
Par la suite, Nona Fernandez va recroiser cet homme plusieurs fois par l'intermédiaire des médias avant de se décider de le contacter directement. Le courrier qu'elle va lui envoyer est, d'ailleurs, extrêmement juste. A la page 29, un passage sonne particulièrement juste : qu'aurions-nous fait à la place d'Andrés ? Aurions-nous dénoncé ? Lutté ? Fermé les yeux ?
Cet essai fait froid dans le dos parce qu'il n'est pas facile d'accepter la légitimation d'injustices et de barbaries.
Essentiel, La quatrième dimension est un livre dur mais émouvant mettant en lumière un pays qui a du mal à se relever.
« [...]il n'est pas si difficile de devenir ce que nous redoutons le plus. »