Marie Laurencin et Nicole Groult, une histoire d’amour peu banale. L’une est une peintre connue, ancienne maîtresse d’Apollinaire, l’autre une couturière talentueuse et créative, soeur de Paul Poiret et mariée à André Groult. Nous suivons leurs deux destins incandescents dans le Paris de la Belle Époque, de 1907 au début des années vingt, lorsque naît la première fille de Nicole. « C’est toi le père », dira Nicole à Marie. L’enfant s’appelle Benoîte Groult. Marie Laurencin a épousé un baron allemand juste avant la Grande Guerre ce qui lui vaut un exil de plus de cinq ans en Espagne. Elles s’écriront des centaines de lettres. Que leur désir réciproque puisse être coupable ne leur vient pas à l’idée, elles existent en marge de l’hypocrisie, naturellement. Elles devancent leur temps, sans autre revendication que leur liberté et leur plaisir. Entourées d’Apollinaire, Picasso, Braque, Rousseau, Picabia, Roché, elles ne laisseront personne briser leur entente qui durera toute la vie.
un livre qui nous apprend que les "caresses" lesbiennes sont plus "pures" par nature des relations sexuelles avec les hommes, qu'elles sont empreintes de "douceur" de façon inhérente, car les femmes amoureuses de femmes sont de petits oiseaux magiques qui font les fleurs et les étoiles et la tendresse car elles sont comme cela dans leur âme. un livre également censé nous raconter l'histoire d'amour entre deux femmes et qui fait une chose absolument inédite qu'il est vraiment le seul (non) à faire dès lors qu'il s'agit de traiter de lesbianisme : parler majoritairement des relations des deux femmes en question avec des hommes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! c'est vraiment super d'écrire "pour parler de Marie Laurencin et Nicole Groult il faut indéniablement commencer par Picasso". dans ce cas pourquoi pas écrire "pour faire un quatre-quarts il faut indéniablement commencer par aller chez le charcutier" ou "pour courir un marathon il faut indéniablement commencer par faire revenir un oignon émincé dans un peu d'huile d'olive". livre retenu dans la sélection du prix 2025 de la mention la plus random de l'homoparentalité en tant que concept politique.
«J'AI UN TEL DÉSIR » de FRANÇOIS CLOAREC rec c’est un livre qui raconte l’histoire de la vie de Marie Laurencin —une peintre, une amante et muse de célèbre poète français Guillaume Apollinaire — et son histoire d’amour sensuelle avec une autre femme Nicole Groult. ⠀ On plonge dans cette Belle époque pleine de beauté et diversité à Paris, en la bonne compagnie des artistes: Picasso, Rousseau, Matisse, Poiret, Apollinaire, Uhde et les autres. ⠀ Ils se retrouvent souvent à Montmartre au Bateau-Lavoir, un lieu mythique. Ils travaillent, boivent, se disputent, aiment et se séparent. ⠀ On les voit comme des gens jeunes, artistes, pas encore dans la brume de leurs gloires et succès. ⠀ Marie est une fille de la nouvelle génération. Elle ne s’arrête pas au role de maîtresse du poète célèbre, de femme au foyer où de sa muse. Elle sait qu’elle est capable d’être une peintre indépendante et elle l’est devenue. ⠀ Son chemin n’étais pas simple, mais il n’était pas impossible. Elle était libre, elle travaillait, elle même s’exposait au salon et en galeries. ⠀ L’auteure nous raconte beaucoup d’histoires de l’époque. Par exemple, un vol extraordinaire du tableau de Vinci la «Joconde» du Louvre dont étaient accusés Apollinaire avec Picasso. Quel horreur! ⠀ Les amis d’Apollinaire, qui n’aiment pas Marie dans sa relation avec le poète finissent par l’accuser, quand elle l’a quitté. ⠀ Marie a vécu une vie longue et intéressante, elle a réussi, elle aimait et était aimée et en plus elle a laissé ses traces dans histoire de l’art. ⠀ J’adore de découvrir ce type de biographies et y rencontrer des gens talentueux.
Un livre agréable à lire qui nous fait revivre toute une période importante de l'histoire artistique de la France. J'ai vraiment apprécié la deuxième partie du livre plus centrée sur l'histoire d'amour-correspondance entre Nicole et Marie. Bref, un bel hommage à ces deux femmes !
Voici le récit de deux femmes exceptionnelles dans le Paris de la belle époque. Voici le récit de deux femmes amoureuses. et célèbres. Voici le récit de 45 années de passion que seule la 2° guerre mondiale parviendra à ternir
L'une est peintre, c'est Marie Laurencin, l'autre est créatrice de mode, Nicole Groult. Toutes deux sont des figures incontournables de ce Paris du début du siècle. Toutes deux ont leur propre vie, mais resteront fusionnées l'une à l'autre.
Françoise Cloarec nous fait revivre non seulement la passion de ces deux femmes mais nous plonge dans le Paris artistique de l'époque. On y côtoie Picasso, Apollinaire, Paul Poiret, Braque et tant d'autres. On se retrouve à l'époque du cubisme, du fauvisme, de l'art moderne. L'époque est à l'insouciance, aux fêtes, à l'amour sans contrainte.
Son récit se base sur la nombreuse correspondance échangée entre les deux femmes ( interdite de publication à ce jour ), sur une étude approfondie des archives de l'époque ainsi que sur le témoignage des descendantes de Nicole ( notamment Benoîte, figure du féminisme ).
On y découvre le caractère sombre et superficiel de Marie. Marie mal dans sa peau, Marie impulsive ( elle épouse un allemand sur un coup de tête), Marie l'égocentrique, Marie contrainte à l'exil pendant les années de guerre. Nicole est plus stable, c'est le rocher qui empêche Marie de sombrer. Nicole est une pionnière du féminisme naissant .. Nicole avance, ne recule jamais.
Marie Laurencin meurt en 1956, reclus. Elle sera enterrée avec les lettre d'Apollinaire qui l'a tant aimée. Nicole disparaîtra 10 ans plus tard.
J'ai été souvent agacée par le caractère capricieux et enfantin de Marie, j'ai admiré Nicole.
Lecture agréable, qui dévoile la vie artistique de l'époque, mais qui n'est pas un coup de coeur.
A lire du même auteur " L'indolente " qui rend hommage à Marthe Bonnard.
Promesse d'un livre sur la relation de Marie et Nicole... Avec un peu trop de présence masculine à mon goût. Certes elles font parties de ce que l'on appelle "La bande à Picasso" (du moins pour Marie Laurencin) mais tout de même... Les seules choses intéressantes furent les extraits épistolaires des amantes, mais sans analyse. Pour avoir un chapitre sur les deux femmes il faut attendre plus de la moitié du livre. Le reste du livre reste axé sur les relations hétérosexuelles et leurs liens avec la relation extra-conjugale des deux artistes. En deux mots : bof sympa.
Je termine ma lecture et je reste indécise. J'ai découvert la vie de deux femmes dont je connaissais peu de choses. J'ai découvert leur relation dont j'ignorais tout. J'ai aimé suivre leur histoire, les rencontres avec tous ces artistes célèbres. Mais l'auteur m'a perdu à plusieurs reprises : des passages décousus, sans lien parfois, des répétitions inutiles. Je trouve qu'il y a un goût d'inachevé. J'ai davantage apprécié les extraits de lettres, des carnets, des témoignages des proches, mais là encore en nombre insuffisant. Disons que je ne m'attendais pas au style de l'auteur pour une biographie. Elle a aussi écrit celle de Séraphine de Senlis qui m'intéresse grandement...à voir si la patte reste la même...
Très intéressant, personnellement je n’avais jamais entendu parler de Nicole Groult et de Marie Laurencin, et franchement quelles icônes d’avoir vécu comme elles le voulaient à une période plein de dictats pour les femmes et les sexualités. On voit des personnes célèbres mentionnées comme des humains, ce qui les démystifie énormément et qui nous permet de les voir un peu sous un autre jour, et toutes les personnes sont représentées telles qu’elles sont, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs vertus et leurs vices. Personne n’est idolâtré, et ça fait du bien à lire. Par contre, on aurait pu prendre un peu du temps passé à parler des relations avec des hommes des deux femmes pour le dédier à leurs relations à elles deux. Nicole, ma chérie, il est bien ton mari.
J’étais contente d’en apprendre plus sur Marie Laurencin et Nicole Groult entourées des artistes dans le Paris du début du 20e siècle. Je trouve l’histoire beaucoup plus axés sur Marie que Nicole, j’aurais aimé que ce soit à pars égale, peu être due au fait que les lettres de Nicole à Marie n’ont pas été retrouvés? Sujet captivant malgré une écriture un peu saccadée et décousue qui, parfois, saute dans le temps en avant et en arrière sans raison.