À Mahbad, la famille Bleed règne depuis trois générations. Le dernier-né, Vadim Bleed, sollicite un second mandat lors d’une élection présidentielle aux allures de spectacle à grand déploiement. Ce n’est qu’une formalité, après tout : la journée est réglée au quart de tour, et si quelques bulletins de vote disparaissent, ce ne sera pas la fin du monde. Mais les événements tournent mal. Sur la Place de la Révolution et dans les rues de Qala Phratteh, de violents affrontements éclatent alors que la population réclame un nouveau gouvernement. Les résultats du scrutin se font attendre, les forces de l’ordre fourbissent leurs armes, et Vadim Bleed manque à l’appel. Son père, Mustafa Bleed, éminence grise ou pantin désarticulé, croyait pourtant avoir les choses en main.Brillant thriller politique, Les Bleed nous entraîne dans les coulisses d’une dynastie en chute libre.
Who couldn't love the father and son team of dictator-autocrats Mustafa and Vadim Bleed? Self-interest is the unquestioned moral imperative that drives everything for these two and the cast of power-wielding functionaries. Very tightly woven satirical novel. Satire has become so barely inseparable from reality these days.
Avec NIKO, le précédent ouvrage de Dimitri Nasrallah, j’ai fait quelque chose que fait rarement, j’en ai abandonné la lecture. Après une centaine de pages, je me suis dit la phrase suivante, « Patrick, t’es pas obligé d’le lire ! ». Le problème n’était pas tant l’histoire, mais plutôt la façon avec laquelle elle est racontée. Rien dans la plume de Nasrallah ne venait me chercher. J’étais pourtant très enclin à cette lecture, notamment par la qualité des œuvres à laquelle La Peuplade m’a habitué.
Le même auteur propose maintenant THE BLEEDS (Les Bleed, La Peuplade). Encore une fois, je suis très attiré par la perspective de cette lecture, que j’attaque, rempli de bonnes intentions.
Livre à quatre voix (le père, le fils ainsi qu’une journaliste et une bloggeuse qui parlent par leurs publications respectives). On y retrace, parfois sarcastiquement, le déclin d’un pays fictif par le déclin de la famille qui y règne et contrôle depuis trois générations.
Dimitri Nasrallah n’a réussi à conquérir mon attention que très partiellement … et non sans efforts de ma part. Je crois que le lien entre sa plume et moi n’est pas naturel. Tentant d’aller au-delà de mes premières impressions et, le livre étant quand même assez bref, j’ai persévéré, me disant que la récompense arriverait à un moment donné. De plus, ayant lu des critiques du livre qui saluaient son dénouement particulièrement malin, je DEVAIS le terminer.
Effectivement, la conclusion est habile (même très bonne), mais, malgré une intrigue parfois haletante, malgré des rebondissements, malgré le rythme narratif assez vif, je n’ai pas beaucoup apprécié l’expérience de lecture de ce livre. Je ne peux expliquer pourquoi.
«Brillant thriller politique, ''Les Bleed'' nous entraîne dans les coulisses d’une dynastie en chute libre.»
La famille Bleed règne depuis trois générations dans un pays à forte tradition dictatoriale. Le dernier de la lignée, Vadim, sollicite un second mandat, sans nécessairement le mériter. Mais ce pays n’existerait pas sans les Bleed et ne connaît rien d’autre. Est-ce suffisant? C’est de moins en moins clair. Comme le printemps arabe nous l’a appris, aucun pays, aussi nécrosé soit-il, n’est à l’abri d’un mouvement de rejet et de changement. La population de Mahbad bouille soudainement, veut goûter à autre chose. Vadim pourrait-il perdre son élection? Comment s’assurer d’une issue favorable, et ce, peu importe sa véracité? Une petite pensée pour Trump, ici, inévitablement. Devant l’incertitude de la réélection de son fils et le possible effondrement d’une tradition familiale de suprématie, Mustafa tente de reprendre les commandes et de tasser son fils, plus ou moins subtilement. Pas question que l’histoire se termine ainsi, se dit-il. Mais Vadim refuse d’abdiquer et développe soudainement un goût réel pour le pouvoir et une soif de changement, quoique limitée.
Difficile de demeurer indifférent devant une telle trame dramatique. Surtout pour ceux et celles qui raffolent des stratégies politiques de coulisses, comme moi.
On découvre tranquillement ce qui oppose Vadim et Mustafa. Ils sont de la même lignée, certes, mais peuvent facilement devenir des ennemis, des adversaires. Ils sont égoïstes et malicieux, autant l’un que l’autre, mais différemment. Leurs intérêts ne sont pas les mêmes. On peine à adopter pleinement un camp, celui du père ou du fils, sans oublier la sympathie instinctive pour les personnages révolutionnaires. Vadim et Mustafa ont chacun leurs défauts, certes, et on comprend la population de vouloir s’en débarrasser, mais chacun possède des traits qui chatouillent notre empathie. On se retrouve inévitablement divisé en soi-même, comme le pays.
L’intrigue s’accélère de page en page; le roman se dévore. L’escalade de tensions nous gonfle jusqu’au dénouement, troublant et déviant un peu de la trame habituelle d’un thriller. Je n’en dirai pas plus…
Le jeu politique dans toutes ses laideurs, la flamme révolutionnaire qui se nourrit d’oppression, le suspense qui grossit et s’accélère, l’inconfort généré par des personnages détestables, la critique sociale, politique et économique; «Les Bleed» a beaucoup à offrir. Et c’est sans parler de la qualité de l’écriture, simple et parfaite, de Dimitri Nasrallah, que j’avais découvert avec «Niko». Cet auteur ne s’enfarge nulle part et tout coule, ce qui s’avère nécessaire pour embarquer pleinement dans un thriller comme «Les Bleed», aussi bien que dans un récit d’une grande humanité et sincérité comme «Niko». Vraiment, Nasrallah est un large coup de coeur, surtout que ces deux romans nous amènent dans des univers différents. Il y a là un exploit.
Qui aura le dernier mot? Le père ou le fils? Ou la population?
This was quite an interesting read! I enjoyed the contrast of the passages from the bloggers speaking the truth, versus the Bleed government putting blame on the opposition party, resulting in unwarranted deaths, arrests, and exiles. I like we got a peek at the humanity behind Mustafa and Vadim, the seemingly cold, calculated dictator and his frivolous successor. Finally, the last chapter was really something, and I found Vadim's commentary, that no single person or leader can stand between a person and the life they desire very thought-provoking indeed. Normally, I don't read books that would be considered "political thrillers", but one of my professors happened to be the author, so I wanted to support his work! I am glad I read this though; it was a thought-provoking read with some twists I was not expecting!
I'm still catching my breath from the surprise of being swept into this story after just a few pages. The Bleeds sneaks up on you swiftly and unforgettably. Father-son dictators battle it out - with each other, with the supposedly trusted cabinets and advisors around them, and with their own violently disaffected citizenry - against the backdrop of a fictitious nation that only seems to have going for it some coveted uranium deposits in its aptly named Allegory Mountains.The book grapples with very timely themes contemplating globalization, governance, what one can and cannot believe as a citizen ... troubling but essential reading.
This is a neatly constructed novel with a well sustained ironic tone. There's something weird about the prose -- clunky and anti-idiomatic -- but eventually it gels into a kind of coherent voice. My main complaint about this is: I get it -- "fledgeling democracy in globalized economy contends with forces if imperialism" -- but I don't feel that this book adds anything new to the conversation.
A fine piece of writing from one of Montreal's most intriguing writers, a study of corruption and abuse in a family that has been too powerful for too long.