« J’ai appris à penser depuis l’ailleurs » nous dit Corinne Atlan. Grande traductrice d’auteurs japonais classiques et contemporains dont Haruki Murakami, elle nous fait partager dans ce récit passionnant sa vision intime d’une ville qu’elle connaît depuis quarante ans.
Au fil de promenades et de rencontres, de méditations dans les temples ou les jardins de pierre et de mousse, elle interprète le sens de paysages d’automne où la beauté des érables, ginkgos et chrysanthèmes vient raviver une conscience de l’éphémère au cœur de l’esthétique nippone.
Un automne à Kyôto peut se lire aussi bien comme un guide poétique pour arpenter la ville et ses lieux secrets que comme une introduction à la pensée japonaise, à la manière du célèbre Éloge de l’ombre de Tanizaki. Sans occulter les inquiétudes d’aujourd’hui ni les cicatrices de l’Histoire, Corinne Atlan restitue admirablement les instants et leur ombre, les divinités et les fantômes, l’impermanence et la subtilité, les rêveries et la sagesse de l’ancienne capitale impériale. (4e couverture)
On parle Japon et vous voulez que je sois objective ? Euh... Ça va être difficile !😉 Sérieusement, un récit / essai très intéressant, une déclaration d'amour à Kyôto. J'ai eu peur avec les premières pages, je l'avoue, car je trouvais cela trop contemplatif, style "tout est bien, rien à jeter". Puis la diversité et plus d'interaction s'installe et c'est top.
J'ai beaucoup aimé me laisser guider dans cette balade contemplative de Kyoto, sur les pas de Corinne Atlan, sa plume évocatrice, mesurée et philosophique, sa connaissance profonde du pays et de sa littérature. On y retrouve, sans trame narrative précise si ce n'est l'écoulement du temps et les changements subtils de saison, la description de la nature et des temples de son quartier, ses anecdotes du quotidien, les saveurs, senteurs et sons propres à Kyoto ou au Japon, le tout parsemé de haïkus, de réflexions intimes et de références à la littérature japonaise ou à des auteurs ayant séjourné dans le pays. Elle y capture avec talent le clair-obscur, les émotions fugaces, les petits riens qui méritent notre attention, l'écoulement de la vie. Une ode au pays certes, mais sans complaisance pour les aspects plus sombres de l'histoire et de la culture nippone.
J'ai terminé cette lecture avec un goût de nostalgie et d'apaisement, alors que je n'ai jamais mis les pieds dans ce pays. Mais il me tarde.
Un livre qui au premier abord m'a fait peur, moi qui ne lit que des romans, car il n'y a pas vraiment de fil conducteur. L'auteur nous confie des anectodes de son quotidien dans la belle Kyoto, tout en citant des auteurs, japonais et autres, et en ponctuant sa prose de haïkus choisis ou de sa main. J'ai été déconcertée puis totalement happée par cette très belle lecture, dévorée fort à propos lors de mon séjour au Japon.
J'ai eu peur en commençant ma lecture que ça soit assez ennuyeux et descriptif, mais j'ai finalement trouvé ça très poétique, beau, doux et invitant tellement au voyage. Je n'ai jamais été au Japon et encore moins à Kyoto (où je rêve d'aller) mais je m'y serais crue, et ça me donne encore plus envie de découvrir cette ville qui a l'air assez magique. J'ai juste été un peu déstabilisée par le manque de connection entre les chapitres.
Une écriture subtile et sublime. Au fil de la lecture je me surpris à penser à un autre roman japonais, lu il y a bien longtemps "le Bouddha blanc" et je me rends compte qu'elle en est la traductrice ! "
Such a beautiful and insightful book about Japan. It took me a while to finish it just because I wanted to enjoy every second of it, I found it so peaceful and poetic. Great read!
Ce livre est une visite au cœur de l'ancienne capitale nippone : une ville parsemée de 1700 temples, de jardins de méditation, de ginkgo et d'érables millénaires. Au gré des déambulations de cette autrice-résidente, on partage la cérémonie du thé, on décortique des haïkus, on regarde les feuilles tomber. Alors, pour ce magnifique texte : Arigato gozaimasu Mme Atlan!