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Je ne lis pas du tout de pièces de théâtre, en dehors de ce que j'ai pu lire pour l'école.
C'est mon copain qui devait la lire pour un devoir et après l'avoir aidé dans sa compréhension, je suis devenue curieuse à propos de l'histoire que nous propose la dramaturge.
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Maude étouffe : son emploi de journaliste pigiste s'est immiscé dans toutes les sphères de sa vie. Entre les articles à finir, les reproches de sa blonde et les sirènes de la procrastination, elle tente de trouver un espace de liberté. Le coffre d'une voiture usine au Japon et la porte d'un atelier de fabrication de lingerie en Inde, menant tous deux à son immeuble par des voies inexplicables, vont bouleverser sa vie et son rapport au monde.
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Dans cette œuvre, des thèmes d'actualité. J'ai été assez surprise et impressionné par la manière dont elle le fait. En utilisant l'humour et le surréalisme, elle interroge sur le rôle que l'on a dans un système qui nous demande de plus en plus de travail. Mais aussi, ce livre questionne sur la façon dont nous vivons nos vies. Travaillons-nous trop ? Est-ce qu'on nous en demande trop ? Comme si nous étions des machines à tout faire... La vie va de plus en plus vite et ça ressemble presque à du travail de la chaîne.
Également, quelle est la place de la femme dans la société ? La femme ne deviendrait-elle pas de plus en plus un objet dans cette société majoritairement patriarcale ?
Puis, à force d'avoir une trop grosse charge de travail, comment pouvons-nous faire la coupure entre le personnel et le professionnel ?
Toutes ces interrogations, Sarah Berthiaume les pose à travers la vie actuelle de Maude, qui ne sait plus où donner de la tête. Le thème du burn-out est abordé de manière subtile.
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Je ne pensais qu'autant de réflexions allaient naître dans mon esprit pendant cette lecture. J'ai beaucoup apprécié parce que c'était assez criant de vérité, à mon sens.