Ce livre reprend très largement, en l’adaptant pour aujourd’hui, Être chrétien, un livre paru il y a 40 ans en Allemagne et traduit au Seuil en 1978 (aujourd’hui en poche « Points-Essais »). Ce livre avait fait des vagues à l’époque, et Küng avait subi les foudres du Saint-Office. Pourquoi ? Parce que son hypothèse, exprimée ouvertement, est qu’il y a un fossé immense entre le Jésus humain qui a vécu il y a 2 000 ans en Palestine, avec son message et son témoignage uniques, et l’Église institutionnelle d’aujourd’hui avec sa hiérarchie, ses fastes, et parfois ses scandales. Dès l’introduction, il reproche au Jésus de Nazareth de Josef Ratzinger, alias Benoît XVI, d’avoir proposé un Jésus très « divinisé », très spirituel, éloigné du Jésus terrestre et humain tel qu’on le trouve dans les évangiles. Lui, Küng, présente au contraire un Jésus très humain, contestataire de l’ordre établi, pris dans les conflits de son temps, en butte à l’hostilité des pouvoirs romain et juif, en lien unique avec Dieu, son « Père »…Le livre se présente aussi comme une synthèse claire et précise de tout ce que les historiens, les exégètes, les théologiens nous ont appris dans les décennies récentes à propos de Jésus, de son époque, de sa société, de son histoire, des conflits qu’il a vécus.
Hans Küng was a Swiss Catholic priest, controversial theologian, and prolific author. Since 1995 he had been President of the Foundation for a Global Ethic (Stiftung Weltethos). Küng is "a Catholic priest in good standing," but the Vatican has rescinded his authority to teach Catholic theology. Though he had to leave the Catholic faculty, he remained at the University of Tübingen as a professor of Ecumenical Theology and served as Emeritus Professor since 1996. In spite of not being allowed to teach Catholic theology, neither his bishop nor the Holy See had revoked his priestly faculties.