2023-09-21
Oh la la!
Ce titre est consacré à Catherine de Médicis, mais pas que. Elle a été reine de France, mais tant que son mari (Henri II) régnait, la place était toute entière occupée par Diane de Poitiers, "la favorite" qui ne lui laissait la place que pour la procréation!
À la mort de Henri II, même "débarrassée" de la favorite, Catherine devient "reine mère", soit la mère des rois successifs, et là, elle exerce du pouvoir "par procuration". Mais l'autrice consacre aussi du temps aux épouses de ces rois successifs.
Étant donné que le 1er de ses fils qui hérite de la couronne est François, qui a épousé Marie Stuart, reine d'Écosse, plusieurs pages sont consacrées à la généalogie très compliquée de Henry VIII d'Angleterre qui, au fil de ses épouses (6), change constamment d'idée (par testament) sur la légitimité de ses enfants et leur ordre de succession à la couronne d'Angleterre. Cet homme était vraiment un mégalomane, misogyne de la pire espèce. Les tableaux généalogiques à la fin du livre sont d'une utilité inestimable.
à suivre...
2023-12-24
J'ai mis du temps à terminer ce livre. Pas parce qu'il n'est pas intéressant, mais en partie parce qu'il est très dense que je m'empêtrais dans la généalogie, mais aussi parce que je tricotais en regardant des films et des séries (souvent pas récentes) au détriment de la lecture.
À cause des conflits (innombrables) en France après la St Barthélémy, des souverains d'autres royaumes ont été impliqués dans la guerre de Trente Ans. Ces souverains avaient des épouses qui, pendant l'absence de leur époux, gouvernaient et négociaient en son nom. On parle donc de ces épouses aussi.
Toutefois, les reines qui occupent le plus de pages dans ce livre sont: Marie Stuart, qui veuve de François II est "renvoyée" rapidement en Écosse par Catherine de Médicis qui ne veut surtout pas voir au Louvre, une reine veuve de France, qui s'affirme en même temps reine d'Écosse et d'Angleterre et, pourquoi pas, d'Espagne. Marie Stuart n'avait pas l'intelligence, ni le sens politique de Catherine de Médicis, ni celui d'Elizabeth I. Son étourderie fut la cause de ses malheurs et sa fin avec la tête sur le billot est effroyable, mais pas inattendue.
Les épouses respectives de Charles IX (Élizabeth d'Autriche) et de Henri III (Louise de Lorraine) ont toutes les deux été fidèles compagnes de leur mari. Louise de Lorraine en particulier est toujours restée aux côtés de son époux pour le supporter. Mais ces deux femmes n'avaient aucun pouvoir réel.
Marguerite de France (qu'on surnommera plus tard "La Reine Margot") rêvait d'être Reine. Malheureusement de nombreuses décisions prises dans sa jeunesse, l'ont empêchée de pouvoir occuper le titre. Toutefois, ses dernières années ont été vécues dans la paix d'une château éloigné de la capitale et de la cour, mais où elle a pu tenir cour (comme on tiendra salon plus tard) et protéger les artistes qu'ils soient écrivains, musiciens ou peintres, ce qui la réhabilite dans l'esprit contemporain.
Au total, un livre très dense, rempli de femmes, toutes plus différentes les unes que les autres, mais toutes intéressantes.