Mourir. Tout était flou autour de moi. Les objets, les murs. Je me redressai encore, plus lentement, du moins le pensais-je, révélant d’un simple coup d’œil l’incompréhension. À peine à l’affût. Ajustant ma respiration. Ma respiration s’était accélérée malgré tout. Je fermais les yeux pour parfaire une tranquillité encore trop friable. Ma quiétude perforée. La tête trop lourde, le pouls qui battait à cent à l’heure, la langue trop sèche, scotchée au palais. La réalité n’existait plus. J’avais soif, et c’était peu de le dire. Le rêve volatile encore trop présent à l’esprit. Avais-je vraiment dormi ? Le besoin de sommeil était trop imposant pour que je n’y fasse pas attention. La tête me tournait encore lorsque je vis la porte s’ouvrir, en face de moi. Ils arrivèrent, se penchèrent puis me soulevèrent du sol, l’un me prenant par les jambes, l’autre sous les aisselles. Mourir. J’entendis la voix de Silbi, grave et apaisante, lointaine, en écho, alors je cherchais à analyser ses paroles. « Effets secondaires. C’est normal. Alcool. Chaleur. Manque de sommeil. Il fait chaud ici. » Je ne compris pas tout, comment l’aurais-je pu ? Je me sentais mourir, je mourrais peut-être et je me poussais à bout, mais trop épuisé je ne cherchais pas à comprendre l’aiguille qui s’enfonçait dans le creux de mon bras, laissais tomber ma tête sur l’oreiller moelleux de mon lit avec la curieuse impression qu’ils retiraient mes vêtements. Puis plus rien. Le manque de sommeil était le plus fort.
Un personnage qui est persuadé que dans sa douleur se trouve le pardon pour l'acte qu'il a commit. Loana a le don de nous plonger dans l'inconfort et nous y laisser patauger durant toute notre lecture et ce jusqu'au tout dernier mot. J'ignore comment je me sens après avoir compris ce qui advenu du personnage principal, troublée, et exaspérée..