In eighteenth-century Europe, artistic production was characterised by significant geographical and cultural transfer. For innumerable musicians, composers, singers, actors, authors, dramatists and translators - and the works they produced - state borders were less important than style, genre and canon. Through a series of multinational case studies a team of authors examines the mechanisms and characteristics of cultural and artistic adaptability to demonstrate the complexity and flexibility of theatrical and musical exchanges during this period. By exploring questions of national taste, so-called cultural appropriation and literary preference, contributors examine the influence of the French canon on the European stage - as well as its eventual rejection -, probe how and why musical and dramatic materials became such prized objects of exchange, and analyse the double processes of transmission and literary cross-breeding in translations and adaptations. Examining patterns of circulation in England, France, the Netherlands, Germany, Scandinavia, Russia, Bohemia, Austria, Italy and the United States, authors the role of migrant musicians in breaching national boundaries and creating a 'musical cosmopolitanism'; the emergence of a specialised market in which theatre agents and local authorities negotiated contracts and productions, and recruited actors and musicians; the translations and rewritings of major plays such as Sheridan's The School for scandal , Schiller's Die Räuber and Kotzebue's Menschenhass und Reue ; the refashioning of indigenous and 'national' dramas in Europe under French Revolutionary and imperial rule.
Pierre-Yves Beaurepaire (né le 9 février 1968) est un historien français, spécialisé en histoire sociale et culturelle de l'Europe des Lumières.
Il étudie les sociabilités mondaines, savantes et culturelles, la franc-maçonnerie, les réseaux de correspondance, les « ego-documents », et développe de nouveaux outils de recherche : bases de données relationnelles, systèmes d'informations géographiques. Il s'oriente aujourd'hui vers une histoire du monde au siècle des Lumières attentive à la prise en compte aux circulations extra-européennes.
Ancien élève de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, agrégé d'histoire, Pierre-Yves Beaurepaire soutient sa thèse en 1997, sous la direction d'Alain Lottin, sur L'Autre et le Frère. L'Étranger et la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle, qui a obtenu le prix Le Monde de la recherche universitaire. Il a présenté son habilitation à diriger des recherches à l'Université Paris IV-Sorbonne sous la direction de Lucien Bély en 2002. Il est membre de l'Institut universitaire de France depuis 2007 et lauréat de la Japanese Society for the Promotion of Science. Il a enseigné à l'Université d'État de San Francisco, à l'Université de Tōkyō, à l'Université de Tunis et à l'Université libre de Bruxelles et participé au développement de l'Université de la Nouvelle-Calédonie.
Depuis 2003, il est professeur d'histoire moderne à l'Université de Nice Sophia-Antipolis, où il a dirigé le Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine. Délégué scientifique à l'agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, il coordonne depuis 2009 pour l'Agence nationale de la recherche le programme CITERE (Circulation, Territoires et Réseaux en Europe de l'Âge classique aux Lumières).
Auteur d'une douzaine d'ouvrages dont certains ont été traduits en arabe, espagnol, japonais ou encore bulgare, il a créé la collection « Les Méditerranées » aux éditions Classiques Garnier.