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L'eau qui dort

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Un soir, Benoît Lauzanne, représentant de commerce parisien, quitte le domicile conjugal pour ne plus y revenir. Au buffet de la gare de V., la ville de province où il s'est réfugié, il est bouleversé par une femme dont la silhouette lui rappelle de façon troublante Irina, une artiste peintre qui fut le grand amour de sa jeunesse. Mais Irina a disparu vingt ans plus tôt sans laisser de traces. Dès lors, Lauzanne n'aura plus qu'une obsession : retrouver cette femme. Sa quête l'amènera à croiser un jardin, à renouer avec la nature, à laquelle il aurait voulu consacrer à sa vie, mais aussi à être impliqué dans une enquête criminelle. Les étapes qui jalonnent la recherche d'Irina le conduiront à revivre différents épisodes du passé qu'il a pourtant tenté de laisser derrière lui, mais dont il reste le prisonnier. L'Eau qui dort interroge la question de la disparition, au sens littéral, et de ses conséquences, dans la vie de ceux qui restent. Pourquoi choisit-on, un beau jour, de déserter sa propre existence ? Et comment les autres composent-il avec cette absence ? Le livre est aussi une méditation sur la nature, son rythme particulier, sa capacité de réparation et le pouvoir qu'elle a de contrebalancer les chagrins de l'existence.

375 pages, Paperback

Published October 4, 2018

16 people want to read

About the author

Hélène Gestern

24 books27 followers

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Community Reviews

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3 (14%)
1 star
1 (4%)
Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for Nanou.
245 reviews5 followers
October 23, 2018
Benoit Lauzanne est commercial dans une entreprise qui fabrique du papier. Suite à une nouvelle rebuffade de sa femme Sabine, il a fait sa valise et déserté le domicile familial. Machinalement, il a pris la route pour la ville de V. dans le Loir-et-Cher où il a rendez-vous trois jours plus tard avec un client. Ultime rendez-vous car il vient d’être licencié et n’en a encore rien dit à sa femme.
Au buffet de la gare de V., il aperçoit une femme blonde en laquelle il croit reconnaitre Irina, une jeune peintre Lituanienne avec laquelle il a vécu à Paris lorsqu’il était étudiant, vingt ans auparavant. Un beau matin, Irina a disparu sans laisser de traces et il n’a jamais su ce qu’elle était devenue.
Alors que son rendez-vous professionnel est annulé, Benoit entreprend de retrouver Irina, il s’installe à l’hôtel d’abord, puis au domaine du Précy-Hingrée, un superbe jardin où il se fait embaucher comme aide-jardinier et où il est logé dans le chalet précédemment occupé par Rebecca, dont elle est partie un jour sans prévenir ses collègues. Benoit, qui s’est fait connaitre sous le prénom de Martin au Précy, n’a rien dit de sa situation et commence à prendre ses marques dans le travail au jardin, lui qui aurait voulu être horticulteur depuis son enfance. Il apprécie le travail au grand air, dans un endroit un peu magique, retiré du monde, comme dans un cocon. Hélas, la découverte d’un sac contenant des lingots dans la maçonnerie d’une fontaine et l’irruption de la police locale vient contrarier la douce ambiance bucolique et introduire la défiance au sein de l’équipe. Martin se rend compte qu’il n’est pas le seul à avoir un secret et que ses nouveaux collègues ne sont pas tous aussi « lisses » qu’ils le paraissent.


Ce sont deux enquêtes qui se déroulent dans ce nouveau livre d’Hélène Gestern, celle que mène Benoit/Martin pour retrouver son amour de jeunesse et celle de la police au sujet de ce sac de lingots qui pourrait être en relation avec la mort d’un journaliste quelques mois plus tôt dans un étang proche, journaliste qui avait été vu au Domaine de Précy-Hingrée. Deux enquêtes que l’on suit avec intérêt, qu’on ne lie absolument pas au début et qui finissent par se rejoindre, d’une certaine façon.

Mais avant cela, les thèmes de ce roman, ce sont la disparition et le rôle de la nature.
Comme Irina vingt ans plus tôt, Benoit a quitté sa femme sans explications, il ne répond pas à ses appels téléphoniques, à ses SMS, même s’il est conscient de la douleur qu’il lui cause puisqu’il a vécu cela aussi dans le passé et même dans le présent puisque la disparition d’Irina est encore une blessure pour lui. À la recherche de son amour disparu, il prend conscience de sa lâcheté, des conséquences de la fuite d’Irina sur l’évolution de son couple avec Sabine des années après, et aussi sur son comportement avec une autre femme qu’il a aimée.
La nature, dont Hélène Gestern décrit très bien le pouvoir protecteur et apaisant, la beauté sauvage et l’esthétisme, n’est pas seulement le refuge où Martin croit trouver une solution à ses angoisses et à sa fuite des responsabilités. Au Précy, on lui pose peu de questions, on se contente de ses réponses évasives, ses collègues sont bienveillants, respectueux de ses mystères. En réalité, chacun a ses secrets, ses failles, d’autres que lui apprécient aussi le lieu pour l’asile qu’il procure et l’oubli trompeur d’un passé qu’il engloutit dans ses bosquets et ses allées.
Comme presque toujours, je vis la lecture des romans d’Hélène Gestern comme une échappée bienvenue, son écriture est toujours aussi fluide, imprégnée de sensations et d’images apaisées, comme hors du temps et pourtant si réelles, si représentatives des aléas de l’existence.
681 reviews5 followers
January 13, 2020
J’ai découvert Hélène Gestern avec Eux sur la photo, que j’ai beaucoup aimé.
On retrouve dans L’eau qui dort les thèmes chers à l’auteur du secret des origines, de la quête de son identité et des secrets de famille... S’y ajoute, et c’est ce qui m’a plu dans ce livre, ce que la 4e de couverture définit très bien comme « une méditation sur la nature, son rythme, sa capacité de réparation et le pouvoir qu’elle a de contrebalancer les chagrins de l’existence » puisqu’une partie du livre a pour cadre l’un de ces magnifiques jardins du val de Loire . Le personnage principal intègre l’équipe de jardiniers, le temps de redonner un sens à sa vie.
Je n’ai pas trop aimé par contre l’enquête policière qui se rajoute à la quête d’identité et complique, à mon sens inutilement, le récit.
Profile Image for Sonia Caillou.
398 reviews11 followers
December 18, 2021
Une lecture prenante, à l'écriture ciselée, porteuse d'émotion sans que ça heurte le rythme de l'histoire. Et l'histoire, c'est la vraie vie avec les douleurs, le côté moche de ce qu'on reproche aux autres en étant soi même empêtré dans une routine désespérée, une lucidité qui n'apparaît que trop tard, et de sublimes moments de grâce dans la nature.
Une pépite.
43 reviews
January 21, 2019
Sur le thème de la disparition, Hélène GESTERN nous livre sa philosophie. Nous ne sommes pas responsables de la disparition de l'autre pris par ses démons, son parcours. Il ne faut pas chercher l'absolution chez ceux que l'on a blessé. Il faut vivre.
32 reviews1 follower
September 11, 2024
Roman touchant, les romans d'Hélène Gestern nous plongent dans tous les différents secrets de famille qui bouleversent les générations futures.
27 reviews
January 19, 2026
Je me suis faite choquer là…… 💔 350 de benoît qui raconte comment il a l’impression d’avoir raté sa vie BENOÎT TU M’AS DEBLOQUÉ DE NOUVELLES FRAYEURS . Le meilleur malgré tout …
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