Rutebeuf n'a pas inventé l'histoire du clerc Théophile qui, pour recouvrer dignités et fonctions, rendit hommage au diable et que la Vierge sauva de la damnation. Cette histoire faustienne avant l'heure apparaît d'abord en Grèce au Ve ou VIe siècle. Mais Rutebeuf se l'approprie pour ainsi dire puisque Le Miracle de Théophile intègre les thèmes et les symboles chers au poète, dans un cheminement spirituel qui reconstitue sa vie même, exorcise ses hantises, ses contradictions et ses tentations, exprimant aussi ses plus profondes espérances. C'est la quête d'une âme qui doit aller au fond de la misère et du dénuement pour découvrir la vraie foi.
It seems that the morals upheld by a lot of these Christian medieval plays don't hold up today, but this one was particularly off-putting. After selling his soul to the devil in exchange for a reinstatement of his status and wealth, Théophile spends seven years following the devil's evil demands. Then after a long soliloquy full of self-pity and a long plea for forgiveness to the Virgin Mary, he is suddenly forgiven. It wouldn't be so bad if he actually had any concern for those he had wronged, but he was only afraid of his soul going to hell. It would be better if he did something to earn redemption, but all he did was flatter and praise Mary, making her seem rather vain (I have the feeling there was a reason he pled to a female saint). This is pretty words, and not much more.
"Le miracle de Théophile" de Rutebeuf a une place au programme de littérature française du premier cycle. Cette pièce est court. Les vers sont excellents et le thématique représente très bien la littérature du moyen âge.
Le problème est que le moyen âge constitue le point le plus bas de la littérature europénne. "Le miracle de Théophile" a un role pédagogique à jouer mais son intérêt strictement littéraire n'est pas grand. "Le miracle de Théophile" appuie la thèse que la relance de la littérature pendant la renaissance était dû à la redécouverte de la littérature de la Grèce classique païenne et que la littérature moyenâgeuse n'y avait rien contribué. Jean Dufourent, le traducteur, dans son introduction prétend que l'on peut considérer Théophile comme un précurseur au personnage de Faust mais il n'est pas convaincant. Théophile est un personnage d'une seule époque.
Dufourent souligne que la légende de Théophile était très bien connue au 13e siècle. Il y avait une autre pièce qui racontait sur Théophile et on le mentionnait dans biens des poèmes. Surtout on voyait des scènes de l'histoire de Théophile dans les vitraux de bien de cathédrales et d'églises. C'est une chance pour Théophile d'y être car les vitraux et les cathédrales constituent la gloire de la civilisation moyenâgeuse. Cette pièce de Rutebeuf n'est qu'une curiosité.
Comme quoi, il y'a quand même des livres qui ne passent pas, même quand on les lit de son propre gré. Autant jaime le Moyen-Âge, autant cette pièce de théâtre est risible et sans intérêt. Que dire de plus, c'est une perte de temps.
A short work of only 30-40 pages or so, mostly interesting for the early depiction of a man selling his soul to the devil in exchange for a favor, only to regret it and repent on his err and be redeemed.
Also notable for being one of the few examples in recorded history where Simpsons did not, in fact, do it first.
Autant j'apprécie la vieille littérature, autant ce Miracle m'a peu plu. Que ça soit la façon du personnage de se livrer au Diable ou de supplier la Vierge de le sauver, son comportement ne me sied guère. En revanche, j'ai beaucoup aimé la mise en vers de la version originale.
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