La mer a englouti la Basse-Ville. Sous la lune, des poètes acrobates sautent de toit en toit. Deux femmes s'écrivent sur le dos de leur amant. De mystérieux sectateurs se prosternent devant une idole vorace. Un philologue charmeur mijote quelque chose et, depuis les terrasses qui surplombent les eaux, une belle jeunesse rêve de partir, et de revenir… En interrogeant les habitants de la République de Saint-Jambe-les-Bains, en épluchant son folklore, en fouillant ses caves et ses greniers, une ethnologue est parvenue à reconstituer des pans de sa glorieuse histoire. C'est une épopée aux contours indistincts, car le passé et l'avenir, le centre et les marges, le soi et l'autre sont autant de frontières que la catastrophe utopique du Siège de Saint-Jambe a rendues caduques.
Un livre atypique, d'une très grande originalité. J'ai eu le sourire aux lèvres pendant presque toute ma lecture. Un roman intéressant pour tout ceux qui fréquentent ou qui vivent dans Saint-Jean Baptiste. L'auteure a une maitrise de la langue française impeccable, c'est doux à lire. Si je n'ai pas réussi à faire de liens évidents entre tous les chapitres, j'ai tout de même adoré cet univers. Petits coups de coeur pour les chapitres sur le train fou, l'autobus 7 et les chaises.
J'ai eu la chance de croiser Alice Guéricolas-Gagné lors de mon passage au Cegep Garneau. C'est grâce à son fanzine Chantiers que j'ai découvert le genre. Cela m'a inspiré à publié mon premier et seul fanzine.
Son livre est tout simplement fantastique. La plume d'Alice n'est pas simple. C'est-à-dire que la prose est poétique. Alice semble avoir choisi chaque mots avec soins, ne laissant rien au hasard. Je me suis sentie bercée par les phrases. Les annotations de bas de page m'ont fait sourire plus d'une fois, reconnaissant des noms qui ont peuplé mon cégep.
Je suis chanceuse d'avoir eu la chance d'observer Alice au Cégep. Déjà à ce moment-là, je l'admirais. Pour son courage et son intellect. Aujourd'hui, encore plus. Après avoir lu son livre, j'ai l'impression d'avoir eu l'occasion de côtoyer, avec une certaine distance, une grande écrivaine qui révolutionnera peut-être le monde littéraire de Québec. Je dis peut-être parce que son premier livre nous montre bien qu'elle en a la capacité, ne reste qu'à découvrir s'il en aura le désir.
Alice, merci pour ce cadeau, car oui, lire ton livre m'a fait sentir choyée.
Un livre d’une très belle écriture qui nous amène dans la ville de Saint-Jambe.
Le livre se dit plutôt essai que roman (voir postface du livre) mais j’ai plutôt eu l’impression d’un recueil de nouvelles autour du lieu Saint-Jambe.
L’enjeu est qu’à chaque chapitre l’attention est mise sur une personne, un lieu, un événement, un objet, etc., différent. On pourrait lire les chapitres en désordre, je ne crois pas que l’expérience serait tellement bouleversée. Il n’y a pas de linéarité ou de chronologie au livre. Ce qui fait en sorte que l’on apprend à aimer ou non, de manière individuelle, chaque chapitre. C’est pourquoi je considère que le livre est inégal parce que j’ai complètement été immergée par certains chapitres et d’autres m’ont laissé de glace. À chaque chapitre je devais réapprendre à aimer le livre.
Il y a un aspect aussi quasi mythologique / fantastique qui choque un peu quant à la véracité des événements racontés. Aussi, il y a de la personnification d’objets (ex le chapitre de l’autobus) qui est un procédé d’écriture assez particulier qui m’a fait douté de l’aspect réel de tout ça.
Pour son premier roman, la jeune autrice Alice Guéricolas-Gagné imagine l’univers fantasmagorique de Saint-Jambe, une commune enclavée au sein de la ville de Québec. Présenté comme le résultat d’une enquête ethnologique, ce texte enchanteur et brillant est tissé d’anecdotes, de personnages et de mythes qui dessinent le portrait de ce quartier si particulier. C’est dans la joie et les délires nocturnes que cette oeuvre aux saveurs poétiques vous fera voyager. (Prix Robert-Cliche du premier roman 2018)
Un livre dont je n’avais pas du tout entendu parler et que je n’aurais jamais lu sans Les rendez-vous du premier roman, la quatrième de couverture ne m’inspirant pas d’emblée. Alors quelle agréable surprise, lue avec un enthousiasme que je n’avais pas vu venir, particulièrement pour le ton, la qualité de l’écriture et le style (qui m’a un peu rappelé François Blais). Un roman-fable-conte de l’imaginaire, chronique fantastique d’un quartier de la Basse-Ville de Québec, qui m’a sortie de ma zone de confort littéraire.
"C'est une maison qui n'a l'air de rien, de dehors. Lorsqu'on entre, c'est crasseux, au début, mais crasseux magique, crasseux qui évoque les greniers des contes de notre enfance."
"Nos poubelles, ces artefacts peu reluisants de nos existences, brossent pourtant d'éloquents portraits de nous-mêmes."
3,5! Une relecture (qui me confirme peut-être que je ne devrais pas relire des livres marquants) je me souviens que la première fois que j’ai lu ce roman, je l’ai vraiment adoré. Là, on dirait que j’ai moins embarqué… mais bon, je le recommande quand même! C’est un livre unique et parfait pour ceux qui ont déjà habité dans SJB!