Mère et fille se rendent au Japon à l’occasion de la fête de hanami pour apprendre à «regarder les cerisiers ». À la lisière des codes et des conventions, elles y découvrent une réalité souvent insolite : la minutie d’un maquillage, les yeux pénétrants d’un robot nommé Pepper, l’art des gelées, l’architecture colorée des love hotels, l’hyperréalisme des sampurus – tout ce qu’elles voient leur apparaît sous un angle neuf. Comment ajuster leur regard à ce «monde courbe» ? Voyagerait-on pour ces fulgurants changements d’aiguillages, ces perceptions de scènes que l’on comprend à peine et qui ébranlent les sens ? Ce voyage où tous les repères sont déboussolés trouve son prolongement dans l’écriture.
Sans autre indication que leurs styles distinctifs pour démêler leurs voix, on suit ces deux auteures au plus près de l’émerveillement, de la pensée brute, dans un pays énigmatique qui offre une matière idéale à leur carnet.
Alice Michaud-Lapointe est née à Montréal en 1990. Son premier livre, Titre de transport (Héliotrope, 2014 ; réédition en format de poche, 2016), a été finaliste du Grand Prix littéraire Archambault.
J'ai l'impression que je vais faire exactement la même critique que celle fait pour Zviane au Japon qui est aussi sorti cette année et que j'ai lu en septembre (donc encore très frais dans ma mémoire).
Donc, je vais copier ma précédente critique et y ajouter des parenthèses pour dire ce que j'ai changé (pas grand chose... à part les thèmes traités): "Un petit recueil d'anecdote, d'observations, de portraits, de notes durant un voyage d'[Alice Michaud-Lapointe et Ginette Michaud] au Japon pour [explorer un peu le pays et y regarder les sérieux]
Elles y traitent de plusieurs sujets, notamment [les cerisiers, les love-hotels, la nourriture, souvent la nourriture, les us et coutumes différentes, les auteurs japonais (masculin intentionnel), l'art et l'écriture. Toujours dans des chapitres très courts ne dépassant pas 4 pages]
C'est pas top, c'est assez ordinaire comme portraits du Japon, les personnes qui connaissent un peu le pays n'y apprendront rien vraiment. On est presqu'à la limite de l'exotisation, mais je pense qu'on ne la traverse jamais. Quelques comparaisons avec notre propre société occidentale (oui, c'est large), mais pas assez profonde pour vraiment en tirer quoi que ce soit.
Les fans d'[Alice Michaud-Lapointe et Ginette Michaud] apprécieront probablement, je suis un peu déçu· personnellement. C'est malheureusement [un livre] qui risque de vite s'oublier à mon avis (mais dont le potentiel de relecture est alors assez grand!)."
J’ai bien aimé ce petit livre, parce qu’il donne envie de partir explorer le Japon et de nous faire notre propre idée de ce pays. Ceux qui connaissent bien le Japon trouveront peut-être ce livre un peu « basique » du point de vue de la culture nippone, mais c’est juste assez pour donner envie de partir à son tour.
J’enlève une étoile parce que j’aurais pris un peu plus de réflexions sur la relation mère-fille, sur le fait de partir en voyage ensemble et sur les découvertes qu’elles ont faites l’une sur l’autre, je trouve que ça manquait un peu au livre...
Mère et fille passent quelques semaines au Japon pendant la floraison des cerisiers et nous livrent ici, à quatre mains, un journal de voyage flirtant parfois avec l’essai et porté par les regards, les impressions, les réflexions qu’elles posent à tour de rôle sur la culture japonaise, le mode de vie nippon. N’ayant pu visiter l’Asie (dont le Japon et ses cerisiers en fleurs) à l’hiver et au printemps derniers comme je l’avais prévu, ce livre m’a donné l’impression d’un peu y être par procuration. Un doux et introspectif moment littéraire.
C'est bien. Un petit journal de voyages. Malgrer que l'écriture était très joli et avait de beau passage, je n'ai plus du tout envie de voyager au Japon !