Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie. Jean, lui, tombe des nues : Moïse, son grand-père, y raconte toute l’histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue : Anne-Lise Schmidt. Qui est cette femme ? Et surtout qui était-elle pour Moïse ? Comment quelqu’un de si chaleureux et sensible dans ses lettres a-t-il pu devenir cet homme triste et distant que père et fils ont toujours connu ? Naviguant entre les grands drames du xxe siècle et des histoires d’amour d’aujourd’hui glanées dans une tentative éperdue de faire passer un message à son père, Jean devra percer le lourd secret d’un homme et lever le voile sur un mystère qui va chambouler toute une famille…
J’ai perdu la Foi, quelque part en Enfance. J’ai des souvenirs très exacts d’une église à Saint Remy de Provence, près du bistrot où mon grand-père buvait des pastis le dimanche midi. Je suivais ma grand-mère à la messe, ma main dans la sienne, toutes ses bagues aux doigts. Ma grand-mère n’était jamais aussi belle que lorsqu’elle allait prier. Elle s’ornait de tous ses bijoux pour ne pas avoir peur d’être vulnérable. Un bouclier de breloques. Moi, j’étais bien coiffé, bien habillé, toujours cet épi insupportable en haut du crâne, mais mamie disait que sous le regard de Dieu, j’étais parfait. Je me souviens des chants, des prières, des silences. Je me souviens de l’eau bénite glacée en hiver, près de la lourde porte. Je me souviens d’Elle qui ne priait jamais en français, toujours perdue entre deux langues que je parvenais toujours à comprendre. Un de ces miracles qu’il est acceptable de ne pas chercher à expliquer. Oui. Mamie parlait le langage de la Foi. Et je comprenais.
Les années passent et je ne prie plus. Avant qu’elle parte, à son chevet, je dis à mamie que j’aime les garçons. Je le lui avoue dans cette langue bien à nous. Elle me prend la main, me regarde, me demande ce que je veux lui dire exactement. Alors je lui pose la question : « est-ce que Dieu m’aime encore? » À ce moment, cette femme qui a été dans ma vie depuis mes premiers cris, cette femme pieuse, sage et respectueuse me répond « j’ai passé ma vie à prier un Dieu auquel je ne crois plus. Je ne sais pas s’il t’aime, mais moi si. » Puis elle est partie. J’ai accepté de ne plus croire.
D’autres gens sont partis. Certains ont laissé des marques. D’autres, non. J’ai perdu un amour, et je n’ai pu blâmer personne. Parce que la Foi était partie. En vieillissant, en apprenant des autres et de moi-même, j’ai compris que je plaçais ma Foi en l’humain, malgré tout. C’est peut-être naïf à dire dans l’époque dans laquelle on vit, hein? Je crois profondément que l’être humain est bon. Mais surtout, je crois en l’Amour.
Et c’est ça que Baptiste Beaulieu dit dans son nouveau roman. Que toutes les histoires d’amour ne sont pas belles, mais qu’elles sont vraies. Qu’elles abandonnent des fantômes, qu’elles brisent des cœurs, des familles, qu’elles ferment des portes et des espoirs. Qu’elles peuvent nous faire déplacer des montagnes, casser des os, accepter la fatalité et la douleur. Ce qui ressort de « Toutes les histoires d’amour du monde » c’est que l’on vit tous avec cet espace clos à l’intérieur, ce brouillard intime, ce silence. Que nous sommes tous.tes des histoires, que nous portons au fond du ventre des mots à en faire déborder des cahiers. Baptiste Beaulieu raconte les désastres de l’Histoire, l’impossibilité de la tendresse, les gestes qui disent l’amour quand la voix se tait.
C’est une histoire universelle, bouleversante à bien des niveaux. J’essaie de rendre justice à ce texte qui n’a jamais cessé de me dire que l’Amour est un champ de bataille, que nous sommes tous.tes des foutus soldats, armes en main, prêt.e.s à en découdre pour rétablir la vérité, pour réparer des liens, des peaux, des cicatrices. Ce texte est un baume.
J’ai perdu la Foi en Enfance. Mais j’ai gagné en Force. Car les mots, c’est ça : une arme, un bouclier, un feu, une main sur une épaule. C’est toutes les histoires d’amour du monde.
J'ai eu un mal fou à entrer dans cette histoire : problème de rythme, trop lent à mon goût, problème de compréhension quant à la cohérence entre passé et présent . Puis, d'un coup, après environ 230 pages, le rythme s'est accéléré, le passé et le présent se sont entrechoqués et je n'ai plus pu quitter ce roman . Pendant les 50 dernières pages j'ai été absolument bouleversée, j'ai pleuré bien sur et espéré, pour Baptiste, son père et Moïse qu'ils arrivent à boucler leur histoire familiale et qu'Anne-Lise leur soit rendue. Finalement, je dirais que j'ai aimé cette histoire, ces histoires d'amour.
Alors c'est un coups de coeur pour moi ❤ Car il renferme tout ce que j'aime dans un roman!
Tout d'abord de l'histoire: l'histoire de Moïse, le grand père de Jean qui vécu pendant les 2 guerres mondiales et toutes les épreuves qu'il a dû traverser 🥺 Puis de l'amour, pas seulement de l'amour passionnelle, charnelle mais de l'amour familiale entre un parent et son enfant🥰 Et finalement un secret, un secret si lourd qui changera le destin de pleins de personnages.
Tout cela écrit poétiquement par un superbe écrivain 😉 Que demander de mieux 😁 Baptiste Beaulieu vient donc de rentrer dans la liste de mes auteurs préférés ❤ ☆ Un dernier petit mot: Si ce n'est pas déjà le cas, j'espère que le souhait de l'auteur de retrouver Anne-Lise Schmidt soit exaucé rapidement 🤞🤞
Un très beau livre qui mérite amplement ces quatre étoiles.
L'écriture de Baptiste Beaulieu est belle et captivante, on en retient de très belles citations et métaphores. J'ai tout simplement dévoré l'histoire, qui mêle amour et guerres, découpée en plusieurs couches et en plusieurs époques, mais qui fait sens et les chapitres courts permettent de vraiment bien se plonger dans le récit.
Je suis très contente de cette découverte et je vais sans aucune hésitation lire les autres romans de cet auteur que j'affectionnais déjà par son engagement sur les réseaux sociaux.
J'ai eu beaucoup de mal à accrocher au départ, car je ne retrouvais pas le style de Baptiste Beaulieu, dont j'aime tellement les premiers romans, le blog, les comptes Instagram et Facebook, sans oublier la chronique sur France Inter... Et pour cause, la majeure partie du livre est la retranscription des carnets de son grand-père. J'avais beau le savoir, j'ai été décontenancée. Et puis finalement, l'envie d'en savoir davantage m'a poussée à continuer et j'ai fini par me faire au style de Moïse (j'ai eu l'impression qu'il s'améliorait avec le temps, aussi...). Jusqu'à ne plus pouvoir lâcher le livre.
Un récit de guerre, de vie, d'amour, de mort... Un très bel hommage aux sentiments. J'ai, moi aussi, eu un peu de mal à accrocher au début et puis finalement l'envie de connaître la suite nous tenaille... aujourd'hui encore ;)
Coup de cœur pour ce roman bouleversant et lumineux à la fois. Un roman intimiste, un roman confidence, un roman partage.
Il est des romans qui nous marque plus que d'autres, sans vraiment savoir pourquoi, et celui-ci en fait parti. Ce roman est assez exceptionnel en tous points. J'ai tout aimé dedans, sa franchise, sa réalité, sa dureté, son émotion...
Tout part de carnets retrouvés, des carnets qui bouleverse toute une famille tout en la raccommodant, qui bouleverse le passé tout en éclairant le présent. L’alternance passé / présent est en parfait osmose et nous offre une vision d'ensemble cohérente et très addictive. Tout au long du récit nous suivons Jean dans sa quête de vérité, une quête qui se transforme en une tentative de se rabibocher avec son père, de lui faire accepter qui il est, ne plus voir cette surprise et cette "déception" dans ses yeux. J'ai aimé ce parallèle fait entre la relation de Moïse avec son fils et celle de Jean avec son père. C'est bien mené, touchant, tout en sensibilité. Une relation que Jean tente de reconstruire au présent en utilisant le passé, en embellissant ses découvertes parfois vaines.
Au-delà de la relation de Jean avec son père, très sensible, très délicate, je pense que le récit de Moïse m'a encore plus bouleversée. Son histoire est faite de drame, d'espoir, de recherche de tendresse. Il a vécu des situations très difficiles, malgré son facteur chance, dans une guerre difficile, dure, horrible. Le fait que cela soit raconté avec le cœur par une personne qui l'a vécu, confère encore plus de douleur à la lecture, plus d'effroi, plus de sincérité et de vérité. Certains passages sont extrêmement déchirants, d'autres sont tout en tendresse, en espoir, en amour. Quand Moïse écrit à Anne-Lise, nous sentons bien que c'est son cœur qui parle, avec cette petite pointe de remords mais aussi ce sentiment d'avoir fait le bon choix, pour elle, pour son avenir, pour son futur. Anne-Lise, personnage principal de ce texte, survol le récit comme un fantôme, comme une ombre lumineuse, un éclat de joie, un être irréel et si vivant à la fois. Jusqu'à la fin, nous nous posons la question de savoir qui elle est, pourquoi est-elle si importante pour Moïse, pourquoi tant d'amour dans son récit, pourquoi ces carnets. Et quand nous avons enfin la réponse, elle sonne comme une évidence, comme un poids qui tombe, comme un bouleversement total et surtout comme une révélation sur la personne qu'était Moïse avec son fils et son petit-fils, ses comportements, ses mots si rares, ses émotions incompréhensibles.
La fin du récit nous éclair sur beaucoup de questionnements, de mystères, parsemés tout au long du récit. C'est beau, c'est triste, c'est plein d'espoir, mais surtout, c'est une famille qui revit, qui est libre. Une famille qui devient complète, en quelque sorte. Seul mystère : Anne-Lise... où est-elle ?
La plume de l'auteur est fluide, sensible, criante de vérité, des mots pour des maux, des mots qui vous touche, qui vous transporte dans un tourbillon de sentiments multiples. Une plume qui, avec tact et délicatesse, vous offre des histoires d'amour percutantes, pleines de douleur et de bonheur, des réflexions sur la paternité, l'amitié, la famille, la mémoire, le passé, le présent, l'homosexualité. Une plume marquée d'une poésie douce tout autant qu'une frénésie pour se libérer, lâcher tout et espérer des réponses, espérer l'amour... l'amour sous toutes ses formes.
En bref, un récit magnifique sublimé par une écriture empreinte de délicatesse, de richesse, d’émotion à vous faire frémir, vibrer. Un roman d’une intensité incroyable, qui vous touche, vous percute. De réaction en réaction, votre cœur fait des bonds, un yo-yo émotionnel déchirant. Un texte qui témoigne d’une histoire incroyable, effroyable, emplie d’une humanité touchante et d’un amour, des amours, percutant. Un formidable récit plein d’espoir, de justesse. Un bel élan de vérité après tant de silence. Une magnifique déclaration d’amour jetée comme une bouteille à la mer dans l’espoir de retrouver celle qui magnifie ce texte, qui lui confère cet aura de mystère et surtout cet espoir qu’un jour, pas trop tard, elle puisse connaître son histoire et peut-être, qui sait, se sentir enfin complète ? Merci Baptiste Beaulieu pour ce sublime roman, ce morceau de vous, qui m’a fait pleurer, merci pour cette confession intime et porteuse d’espoir et de réflexion.
Alors, comme dit au début du roman : "Aujourd'hui, comme on lancerait une bouteille à la mer, il (Baptiste Beaulieu) livre le récit d'un amour absolu dans l’espoir de retrouver cette femme [....] Si vous avez la moindre information ou piste pour m'aider (Baptiste Beaulieu) à retrouver Anne-Lise Schmidt ou sa famille, à Cologne ou aux Etats-Unis, écrivez-moi (Baptiste Beaulieu) s'il vous plaît : A l'attention de Baptiste Beaulieu Editions Mazarine Librairie Arthème Fayard 13, rue Montparnasse 75006 Paris France"
Je viens de terminer cette histoire. Je ne sais trop quoi en penser. Disons que je suis passée un peu à côté mais je ne sais trop pourquoi. Baptiste Beaulieu sait écrire, il n'y a aucun doute. Sa plume est belle, fluide et poétique. Je suis donc sous le charme de l'écriture. Mais je ne me suis pas attachée à l'histoire de ce grand-père. Il me manque un truc. Mais je ne saurais dire quoi. Tout au long de ma lecture, j'avais hâte de quitter le récit de Moïse (le grand-père) pour arriver à celui de Jean et de sa relation à son père. Et je pense que c'est ce qui me laisse un peu frustrée car j'aurais voulu en avoir plus. J'ai bien conscience que ce n'est pas le sujet principal de ce livre mais quand même. J'aurais aimé que la relation père-fils soit un peu plus développée. C'était une bonne lecture, sans plus. Le style me donne toutefois envie de poursuivre avec l'auteur. A suivre donc ...
Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais sur ce livre, mais ce fut une lecture émouvante. A travers les histoires d'amour racontées ici, on y découvre la puissance de l'amour éternel d'un homme, mais aussi l'amour filial, l'amour amical, l'amour paternel. C'est une histoire puissante qui nous livre les horreurs de la guerre et la difficulté pour les prisonniers de guerre de reprendre une vie normale. Une très belle histoire en 2 temps, entre passé et présent qui fait ressurgir des bouffées de nostalgie envers nos aînés. Bouleversant.
http://www.unbrindelecture.com/2018/1... Merveilleux Baptiste...encore! Des lettres et des portraits traduits en roman, l’histoire d’une vie.. de vies. Des photos en prélude de guérisons. Ce n’est pas un livre c’est une chasse un trésor. Une bouteille à la mer! Un trésor. Comme si bien dit dans le récit « elle éclate là, sous nos yeux, la beauté du monde », aucune phrase ne pourrait mieux illustrer ces merveilleuses histoires d’amourS.
J'avais repéré ce roman l'année dernière au moment de sa sortie. Ça faisait un moment que je voulais lire un roman de Baptiste Beaulieu, c'est un auteur que je suis dans ses diverses publications sur les réseaux sociaux et j'avais très envie de le découvrir dans un de ses romans. C'est chose faite grâce au Prix des Lecteurs du Livre de Poche puisqu'il fait partie des trois romans de la sélection d'avril. J'étais vraiment très contente de le recevoir et de pouvoir enfin le lire et le découvrir. Et mon premier réflexe à la fin de cette lecture, c'est l'envie de découvrir ses autres écrits.
J'ai ainsi fait la connaissance de Jean, un médecin qui reçoit dans son cabinet son père Denis avec qui il est en froid depuis six mois, date de l'enterrement de son grand-père, où Jean avait fait des révélations sur sa vie privée qui n'avaient pas plu à son père. Celui-ci, malgré leur embrouille, explique à Jean qu'il a trouvé des carnets de correspondance du grand-père, Moïse, et que celui-ci lui avait menti toute sa vie, puisque les lettres étaient adressées à une certaine Anne-Lise Schmidt, une inconnue pour Denis et pour Jean. Il explique à son fils qu'il va partir sur les traces de son père afin de découvrir qui est cette énigmatique femme. Malheureusement, il s'effondre dans le cabinet et doit être hospitalisé. Jean va reprendre le flambeau et se met en tête de remplacer son père pour faire les recherches. Il espère ainsi pouvoir renouer une relation avec son père. Il va donc dans un premier temps à se mettre à lire les lettres de son grand-père, partir ensuite sur les lieux de l'enfance de son aïeul. Il aura du mal à trouver des survivants, il a alors l'idée de fabriquer des descendants au gré de ses propres rencontres, pour pouvoir raconter à son père des souvenirs de vie de son grand-père, et ce, toujours dans l'espoir d'un rapprochement avec son père. Mais avant tout, il va devoir lire les carnets, il va partir à la découverte d'une partie de vie de son grand-père totalement inconnue alors, il n'est pas au bout de ses surprises et va surtout vouloir savoir qui est cette mystérieuse Anne-Lise à laquelle Moïse a l'air de tenir beaucoup.
Et moi en tant que lectrice, j'avais très envie de savoir aussi qui elle était. Je me doutais d'un lien fort entre eux, était-elle son amoureuse, sa descendance, une amie très proche...les questions se posent. Dans ses lettres, Moïse retrace toute sa vie, depuis sa naissance en 1910. Il va ainsi retracer sa jeunesse, ses propres parents, ses amis, son éducation, mais aussi les événements de la première guerre mondiale, comment il a attendu vainement que son père rentre une fois la guerre finie. Puis ses premiers émois amoureux, son attachement à cette jeune allemande venue en vacances en France, son mariage avec son amie d'enfance, puis la seconde guerre qui éclate, et son emprisonnement en Allemagne, où il va pouvoir mener des recherches sur la personne à laquelle il pense en permanence. La particularité de toutes ces lettres, est qu'elles sont toutes datées du 3 avril. Moïse les écrivait chaque année à cette date, on comprend assez rapidement qu'elle correspond à une date de naissance, sûrement celle de cette Anne-Lise. Et donc, à chaque date d'anniversaire, Moïse lui raconte son histoire, sa vie. Son petit-fils le découvre sous un autre jour, il avait de son grand-père une image d'un homme qui ne parlait pas, se renfermait sur lui-même et écoutait ses disques. Il va ainsi rentrer dans son intimité et le voir sous un nouveau jour.
Les chapitres concernant les lettres sont entrecoupés de moments dans le présent où Jean fait ses recherches dans les différentes villes où a vécu Moïse, et raconte ses découvertes à son père Denis. On assiste petit à petit à un rapprochement entre le père et le fils, Jean arrive à faire passer des messages à son père sur sa propre vie via celle de son grand-père. Difficiles pour eux de ne rien ressentir face à tout ce qu'a vécu Moïse. Il va même jusqu'à inventer des histoires d'amour pour prouver à son père qu'elles sont toutes belles, quelque soit leurs origines. Et là, on comprend mieux le choix du titre « Toutes les histoires d'amour du monde ». Nous en tant que lecteurs, nous rentrons dans l'intimité d'une famille qui s'est construite sur des secrets. Et heureusement que l'aïeul a eu la bonne idée d'écrire toute ces lettres qu'il n'a jamais envoyées, sinon ses descendants n'auraient jamais connu la vérité. Et je trouve toujours dommage de quitter ce monde sans avoir révéler ce qui pourrait changer la vie de la famille. J'ai horreur des secrets, et pourtant chaque famille a les siens et vit surtout avec.
Pour ma part, j'ai beaucoup aimé cette lecture, qui s'est faite rapidement et avec une certaine addiction, les pages défilent sans s'en rendre compte. L'alternance entre le passé et le présent donne également beaucoup de rythme, j'avais tellement envie de savoir ce qui allait arriver que je me dépêchais de lire, et en même temps, j'avais aussi envie de rester avec cette famille encore un peu. Je me suis également beaucoup attachée aux différents personnages. L'attachement est d'ailleurs renforcé par le choix narratif de l'auteur, qui, comme on se doute dans ce genre de style de confession, se fait à la première personne du singulier. Ce « je », représente à la fois Moïse et son petit-fils Jean. J'aime beaucoup ce procédé car il me permet de me mettre encore mieux dans la peau et à la place du personnage, de rentrer dans sa tête et d'être au plus près de ce qu'il ressent. Et là, au niveau émotions, j'ai été servie, et j'ai beaucoup aimé. Ce que vit Moïse est touchant, et j'avais envie que tout se passe bien pour lui, que ses problèmes se résolvent, mais le pauvre avait tellement souffert. Pareil, pour les événements du présent, j'avais également fortement envie que tout s'améliore entre Jean et son père, ils m'ont aussi beaucoup émue tous les deux.
Et tout cela est évidemment bien raconté et écrit. Je découvre Baptiste Beaulieu, je suis charmée par son style et sa façon profonde de raconter. Ce qu'il se passe dans ce récit est dramatique, mais jamais l'auteur ne fait dans le pathos, il n'essaie pas de faire tirer des larmes, si celles-ci sont présentes, c'est pour une bonne raison, c'est que l'émotion est trop forte. La façon de conter de l'auteur est accessible à tout le monde, cela permet ainsi de pouvoir découvrir des faits réels, car il ne faut pas oublier que Moïse va traverser deux guerres et on sent bien la réalité des faits. Il y a d'ailleurs beaucoup de poésie dans l'écriture de Baptiste Beaulieu, j'ai souligné quelques phrases qui sont d'une belle profondeur, qui poussent à la réflexion et qui sont parfois bien émouvantes car elles se rapprochent de ce que nous vivons. Une qui m'a beaucoup touchée « Il y a toujours un pays derrière les larmes. » ou encore « parfois, regarder par une fenêtre suffit pour se sentir aussi libre qu'un oiseau ». Et il y en a d'autres, je ne peux pas toutes les relever au risque que cette chronique soit bien trop longue. J'ai vraiment beaucoup apprécié. Baptiste Beaulieu fait aussi passer de très beaux messages au travers de ces trois générations d'homme sur l'amour, l'amitié, l'acceptation de soi et des autres, la tolérance, la transmission... tous des sujets importants de la vie. Le tout est aussi agrémenté par des photos d'époque, où on peut ainsi mettre des visages sur des noms, il n'y en a pas beaucoup, mais une d'entre elles est très marquante pour Moïse et pour ses descendants et revêt une forte signification.
Je pense que vous l'aurez compris vu mon bavardage que j'ai beaucoup aimé ce livre. Le final est beau et touchant et j'espère sincèrement que cette Anne-Lise Schmidt a été retrouvée, existe-t-elle vraiment, je ne sais pas, mais je l'espère sincèrement. Je vous conseille vivement cette lecture, le thème des secrets de famille revient beaucoup dans les livres, mais c'est la façon ici dont ils sont traités qui se démarque de ce que j'ai déjà pu lire sur le même sujet. Je suis très contente d'avoir fait enfin la découverte de Baptiste Beaulieu, je vais continuer de le suivre et je vais très certainement acquérir ses autres romans, j'ai vu qu'ils étaient tous sortis en poche. J'ai très envie de le retrouver dans d'autres récits. Je le suis déjà sur les réseaux sociaux et je suis toujours très intéressée par les différentes pensées qu'il partage, c'est un auteur à suivre et à lire surtout.
Je ne m'attendais pas du tout à ça !!!! Et pas du tout à une histoire de la seconde guerre mondiale, sur laquelle je lis beaucoup habituellement. En ouvrant ce livre je cherchais donc autre chose et j'ai été déçue. J'ai trouvé que la première partie était très brouillon, trop de personnages. Le décalage entre l'année d'écriture des lettres et l'année où l'action se passe m'a également beaucoup perturbé au début. Je me suis accrochée pour aller jusqu'au bout et du coup je suis déçue qu'il n'y ait pas de retrouvailles... Bizarre aussi que ce soit autobiographique mais que le narrateur ne soit pas Baptiste lui-même. Bon, sûrement mauvais timing de lecture. Je me rattraperai avec son dernier.
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« Je voudrais que la personne qui lit ces lignes et a cette chance infinie d'avoir encore son grand-père, sa grand-mère, l'appelle et lui dise : raconte-moi maintenant ce que tu n'as jamais dit. Après, il sera trop tard. » 🥺🥺🥺
J’ai adoré la trame de l’histoire qui est je trouve assez atypique car je n’ai jamais lu quelque chose de semblable par le passé. De plus, le fait que l’auteur alterne entre les lettres et les recherches qu’effectue le petit fils de Moïse est vraiment intriguant et nous poussent a lire la suite pour avoir le fin mot de l’histoire. Et j’avoue que j’ai lâché une larme à un moment 😅 Moïse et Henni sont ultra attachants et je voulais vraiment une fin heureuse les concernants… Le seul point négatif dans ce roman c’est au 100 premières pages ou les noms de villes, de rue, les prénoms et tout un tas d’autres informations nous sont balancées presque toutes les pages ce qui peut mener à se perdre facilement à cause de ce trop plein d’infos. Cependant, la plume de l’auteur est addictive donc on n’en fait plus trop attention.
Citations que j’ai ADORÉ provenant du livre :
« Dans l’Antiquité, les Grecs usaient de quatre termes différents pour désigner ce qu’on regroupe aujourd’hui sous le même mot « amour ». Quatre termes, comme autant de façons de définir quatre sentiments distincts. Il y avait l’Éros, la Philia, l’Agapè et la Storgê. La légende raconte qu’il existait un cinquième terme, une cinquième manière d’aimer, mais que les Hommes, jaloux et cupides, finirent par l’oublier faute de l’utiliser. »
« Je ne pouvais m’empêcher d’y voir une supériorité de l’amour sur le biologique : nous sommes – ou plutôt devenons – qui nous a aimés, et non ce que nos gènes ont programmé pour nous. »
« Les gens, leurs histoires, les liens d’amour et d’amitié, tout se dilue comme nos larmes sous une pluie violente. La Mort, le Temps, c’est ce qui efface les visages. »
« Parce que la pauvreté est un exil permanent pour les morts comme pour les vivants. »
« En tant de Guerre, un ennemi, c’est trop, et mille amis trop peu. »
« Les hommes s’en vont, mais la guerre, elle, ne meurt jamais. »
« Les Hommes ont trois visages. Celui qu’ils montrent au monde, celui qu’ils montrent à leur famille, et celui qu’ils ne montrent à personne. La Guerre te les mélange et te les casse un peu tous.»
« Toutes les histoires d’amour ne sont pas belles. Mais elles sont toutes importantes. Toutes. Comme il est dur d’aimer qui j’aime dans cette société où on apprend à celles et ceux comme moi à mentir avant de tomber amoureux. »
« Oui, je me souviens de tout, Anne-Lise. Avec Hennie, je me sentais comme un noyau au centre de son fruit. »
« On naît, on gravit cette montagne qu’est la vie, on vieillit, on parvient au sommet, alors on se retourne et on voit, avec la meilleure profondeur de champ, ce qui a été le bien, ce qui a été le mal, et ce qu’on aurait voulu changer. Ce sommet, c’est le moment du bilan le plus élargi, de l’ultime constat. »
« C’est si banal, la Guerre. La paix, c’est ça qui est rare. Ça qui est extraordinaire.»
Je cherchais un livre pour passer un peu mon deuil-lecture suite à “Là où chantent les écrevisses” et je crois que je ne me suis pas trompée. À dire vrai je suis l’auteur sur Instagram et Twitter grâce à sa rubrique sur France Inter. Je le trouve formidable, sensible, féministe et très engagé. Mais j’avoue, je me suis rendu compte que récemment qu’en outre d’être médecin à Toulouse (team Occitanie lol), il était auteur. J’ai donc choisi, parmi ses ouvrages, ce titre car j’avais profondément envie d’une histoire de famille mais surtout d’amour. Autant vous dire que j’ai été servie, très émue. Moïse écrit de longues lettres à Anne-Lise sans jamais lui envoyer. Je crois que j’ai été très touché par ce papy qui justement n’a pas été ce monsieur aigri, refermé, froid que son petit-fils et son fils. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours rêvé moi-aussi de découvrir quelque chose de similaire sur mon grand-père. Mais non.
Tous nos grands-parents ont eu des vies avant nous, on découvre celle de Moïse à travers ses mots. 2 temporalités se croisent entre l’histoire de Moïse depuis son enfance durant la 1ere guerre mondiale et l’enquête de Jean pour son père avec qui il aimerait se rapprocher à nouveau. C’est bien une histoire vraie, et Jean en profite pour partager des anecdotes de personnes qui l’aident et qui illustrent tous les sentiments que son grand-père a dû ressentir: le bonheur, l’amour, la solidarité.
C’est tellement touchant mais aussi très poétique. Je ne sais pas comment expliquer mais d’un coup, vous tomber sur des passages plein de lyrisme qui vous emportent profondément. J’en cite quelques uns dans la video. J’ai été vraiment prise dans ce roman. Entre passé et présent, de toute beauté. Il n’y a aucune longueur, chaque mot est pesé. Forcément Moïse vit des expériences profondes, violentes, notamment avec la 2nd Guerre Mondiale. Mais il y a toujours l’amour 🙂 !
Baptiste Beaulieu est un auteur dont j’ai entendu énormément parlé ces derniers mois. C’est en regardant une de ses chroniques sur pourquoi les médecins sont toujours en retard que j’ai connu cet auteur.
Avant d’être écrivain, il est médecin généraliste. C’est en écrivant des articles sur sa vie de médecin sur son blog puis en publiant son premier roman Alors voilà qu’il se fait connaître. A vrai dire, c’est à l’occasion de sa venue dans une fnac que j’en ai profité pour parler avec lui d’une de ses dernières vidéos à l’époque qui parlait de l’échec.
Depuis cette rencontre, j’ai écouté toutes ses chroniques sur France Inter et j’ai vraiment adoré parce qu’il reste bienveillant dans sa relation de médecin à soignants. C’est sa bienveillance et sa façon d’être qui font que j’ai eu envie de me plonger dans ses romans.
« Comme si je n’avais pas envie pas de souffrir, j’ai enfermé mon coeur dans une boîte et j’ai lu ce livre.»
Toutes les histoires du monde est un roman qui nous plonge dans les carnets de Moïse le grand-père de Baptiste Beaulieu. Entre présent et passé, nous allons découvrir la vie de cet homme qui fut distant avec son fils et son petit-fils
Redécouvrir les carnets fut comme redécouvrir l’homme qu’il fut été, l’homme froid et distant qu’ont toujours connu ses proches n’était qu’une facette. Quand Jean et son père découvrent les carnets de Moïse, c’est comme s’il redécouvrait l’homme qu’il a été et le choc est présent. Moïse a vécu les deux guerres mondiale, il était jeune pendant la première et il a participé à la seconde en tant que combattant. Après la guerre, sa vie n’a jamais été la même. Perdant son père lors de la première guerre mondiale, il n’a cessé de vouloir connaître l’amour d’une mère qu’il n’a jamais reçu. Il va faire des choix qui vont le hanter jusqu’à la fin de sa vie. Il va souffrir de ne pas pouvoir aimer comme il faut ses enfants. Mais dans tout cela il ne va cesser d’aimer.
Baptiste Beaulieu m’a touché même si j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Je savais qu’une grande part de vérité contient ce livre et je n’avais pas envie de souffrir. Comme un mécanisme de protection, je refusais de souffrir car je savais que cette histoire sont de celle qui vous marque à jamais. L’auteur fait des aléas entre présent et passé, dans le passé nous découvrons ce que contient les carnets de Moïse tandis que dans le présent il nous livre ses investigations mais aussi des histoires d’amour. Des histoires d’amour qui sont imparfaites à l’image de l’Homme, mais ce genre d’histoires qui vous heurtent, qui vous donnent envie d’y croire, qui vous font sourire. Parce qu’à travers l’histoire de Moïse, l’auteur part en quête de reconstruire une relation avec son père qui semble tendu. Il part à la reconquête de ce lien familial tout en nous délivrant des messages forts. L’amour est partout, il est là et parfois il nous fait souffrir. L’amour c’est ce qui lie les hommes et c’est qui rend la vie plus douce. L’amour c’est aussi cet amour filial d’un père ou d’une mère à son enfant. Donc oui parfois les histoires d’amour ne sont pas belles, mais parfois elles nous offrent une parenthèse, un peu de répit et nous rempli de bonheur pour un temps.
Quand j’ai terminé ce livre, je me suis senti vide comme si découvrir la raison de ce roman avait aspiré toute vie dans mon corps. Je pense que si je devais retenir une chose c’est celle-ci : n’attendez pas que vos parents partent pour les questionner, demandez-leur de vous délivrer leur histoire pour que celles-ci vivent avec vous.
En bref, un roman qui lie présent et passé avec en fil d’Ariane : l’amour.
J’ai fais la découverte de Baptiste Beaulieu grâce aux réseaux sociaux et à son engagement dans la lutte contre l’homophobie. C’est un jeune médecin qui s’est fait connaître grâce à son blog : Alors voilà où il relate son parcours de médecin et ses rencontres avec des patients. De ses chroniques sortiront un premier roman : Les 1001 et une vies des urgences. Il reçoit également le Prix Méditerranée des lycéens en 2016 pour son roman : Alors vous ne serez plus jamais tristes. Il officie actuellement sur FranceInter tous les lundis où il présente ses chroniques : Alors voilà. « Il nous raconte une médecine à visage humain. »
J’ai eu le privilège de pouvoir lire son tout dernier roman : Toutes les histoires d’amour du monde qui sort aujourd’hui en librairie. Et je peux vous assurer que ce roman est une jolie pépite à se procurer de toute urgence. L’histoire c’est celle de Moïse qui a connu l’amour mais aussi la guerre. Il a eu des enfants et des petits-enfants. Il a vécu en gardant en lui un lourd secret. Et c’est le père de notre héros qui découvre dans une vieille malle des carnets qui renferment des correspondances toutes écrites à une même femme : Anne-Lise Schmidt. Mais qui est cette femme ? Quelles relations entretenait-elle avec Moïse ? C’est la mission que Jean s’est donnée. Lire la correspondance de son grand-père et éclaircir ce mystère qui semble ronger son père. Je ne vous en dirai pas plus sur ce roman car l’intrigue est si prenante que vous la dévoiler vous gâcherez tout le plaisir.
Ce qu’il faut retenir de cette histoire c’est qu’elle est merveilleuse, bouleversante et addictive. Le lecteur est dès le premier chapitre propulsé dans la famille de Jean. L’intrigue se met en place rapidement et impossible de lâcher le livre tant l’envie de connaître la suite se fait sentir à chaque fin de chapitre. Toute les histoires d’amour du monde comme son titre l’indique c’est aussi des histoires d’amour de tout un chacun. De vous.. de moi… Des histoires d’amour passionnées, tristes, secrètes, interdites. C’est aussi un message d’amour et de tolérance que l’auteur nous transmet à travers ce roman. Il quitte le domaine médical pour nous proposer un roman à dimension humaine qui repose sur une histoire familiale où l’amour tient une place importante.(suite sur le blog)
Toutes les histoires d’amour du monde m’a profondément émue. L’auteur le dit lui-même : « C’est une des plus belles histoires d’amour qu’il m’ait été donné de lire. » Et je confirme.
Ce livre n’est pas vraiment un roman. C’est avant tout une histoire vraie. Ce sont les lettres pleines d’amour que Moïse, le grand-père de Baptiste Beaulieu, a écrites à une femme qui n’est pas la grand-mère de l’auteur. Une femme dont personne n’a jamais entendu parler autour de lui. C’est le lourd secret qu’il a caché à toute sa famille jusqu’à sa mort.
Après son décès, le fils de Moïse, Denis, trouve les cahiers dans lesquels son père écrivait ces mystérieuses lettres, et découvre tout ce que celui-ci lui a caché. Ils n’ont jamais été très proches, mais c’est tout de même un immense choc. Et c’est un homme radicalement différent de celui qu’il a toujours connu qu’il découvre en lisant cette correspondance. Le Moïse qu’ont connu Denis et son fils, Jean, était un homme renfermé, avare de mots et de marques d’affection. Dans les lettres qu’il adresse à Anne-Lise, on découvre un enfant enjoué, un adolescent travailleur, puis un homme bienveillant et optimiste. Denis est profondément blessé par ce qu’il découvre dans les lettres de son père. Il ne comprend pas pourquoi Moïse ne lui a jamais raconté sa vie de cette manière, pourquoi il ne s’est pas confié à ses proches plutôt qu’à cette inconnue. Comble de la douleur, il ne comprend pas non plus pourquoi son père n’a jamais su leur témoigner toute l’affection qu’il détecte derrière ces mots couchés sur le papier.
Jean et Denis ont aussi une relation plutôt tendue, et c’est dans l’espoir de l’améliorer que Jean accepte de partir sur les traces de son grand-père. Au fil de son voyage, il rencontre des personnes qui lui racontent leurs propres histoires d’amour ou celles dont ils ont été témoins. J’ai moins aimé cette partie du récit en raison de choix discutables de la part de Jean avec lesquels je ne suis pas vraiment d’accord et que j’ai eu du mal à comprendre. J’ai aussi trouvé ces passages beaucoup plus « plats » que les lettres de Moïse (en même temps, il y a du niveau, pour rivaliser !). Lorsque Jean, un peu par hasard, collecte la première histoire d’amour, le titre prend tout son sens, mais je m’attendais à en lire beaucoup plus. Or, en plus de celle de Moïse et des relations au sein de la famille Beaulieu, il n’y en a que deux autres, qui ne m’ont d’ailleurs pas spécialement marquée et que j’ai trouvées plutôt fades en comparaison du reste.
J’ai été profondément émue par les lettres de Moïse, par l’histoire qu’elles racontent : toutes les injustices de la guerre, toutes les coïncidences qui ont mené Moïse là où il était et qui ont fait de lui l’homme qu’il a été. La tristesse contenue dans ses mots, mais aussi cet espoir indéfectible m’ont particulièrement touchée.
Mais ce livre, c’est avant tout et en réalité une bouteille à la mer. Un appel à l’aide lancé par Baptiste Beaulieu et sa famille afin de tenter de retrouver Anne-Lise Schmidt. Ils souhaitent, si c’est encore possible, la contacter pour lui faire parvenir les lettres de Moïse, afin qu’elle sache qu’il l’a toujours aimée. Silencieusement et dans le plus grand des secrets, jusqu’à sa mort.
Baptiste Beaulieu, romancier et médecin, est l’auteur de plusieurs best-sellers, Alors voilà : les 1001 vies des Urgences (prix France Culture « Lire dans le Noir »), Alors vous ne serez plus jamais triste (Prix Méditerranée des lycéens 2016), La Ballade de l’enfant gris (Grand Prix de l’Académie française de Pharmacie). Son blog Alors Voilà compte plus de 8 millions de visiteurs. Il est également chroniqueur chez Grand bien vous fasse, sur France Inter. Avec Toutes les histoires d’amour du monde, Baptiste Beaulieu livre un récit ambitieux, plus intime, à la recherche de ses origines. Une histoire d'amour cachée, des carnets laissés par un grand-père taiseux et le tumulte de l'Histoire qui défait les liens... Toutes les histoires d’amour du monde est un roman poignant, magnifique, mais c’est aussi - et c’est beaucoup plus surprenant - un roman participatif, qui se réclame d’une grande chasse au trésor mondiale pour retrouver la véritable destinataire des lettres auxquelles Moïse adresse le récit de sa vie. Comme une bouteille lancée dans une mer de lecteurs, le roman de Baptiste Beaulieu émeut, bouleverse et chamboule. Parce qu’Anne-Lise Schmidt n’est pas simplement l’héroïne d’un roman. C’est une personne en chair et en os, comme vous et moi, qui vit quelque part et que l’auteur recherche, activement, afin de lui transmettre ces lettres qui lui reviennent de droit et qui contiennent une part de son histoire dont elle ignore tout… Voilà ce qui fait toute la saveur et tout l’intérêt du roman extraordinaire de Baptiste Beaulieu ! Que vous soyez tout simplement à la recherche d’un roman qui change ou que vous vous sentiez l’âme d’un détective, participez vous aussi à la quête bouleversante de l’auteur pour retrouver Anne-Lise ! Lisez et partagez le roman de Baptiste Beaulieu ! Sans le savoir, vous possédez peut-être une des clefs qui pourraient aider l’auteur à retisser le lien que l’Histoire a détendu… #lookingforannelise
Je n'aurais sans doute pas dû découvrir cet auteur à travers ce roman, mais commencer "Alors vous ne serez plus jamais triste" ou "La ballade de l'enfant gris", car quelle est vraiment la partie autobiographique de la partie imaginaire. De ne pouvoir faire la différence entre les deux m'a laissé un gout amer.
Ce n'est plus un secret pour personne d'autant plus que c'est noté dès le début du livre, il s'agit ici plus d'un appel à témoin pour retrouver la fille illégitime de son grand-père que d'une histoire romancée.
Malgré la volonté de l'auteur de compléter l'histoire de son grand-père car s'est-il senti obligé de rajouter sa patte à l'histoire, ne pas être simplement nègre et s'enorgueillir de rester maitre de ses livres, je n'ai pas du tout adhéré aux histoires parallèles. Incompréhensibles d'une manières générales, elles retracent une parenthèse dans la vie d'inconnus, arrivant comme un cheveux sur la soupe. D'autant plus que le style de Baptiste Beaulieu ne m'a pas du tout convaincue. Une écriture que je pourrais qualifier de chirurgicale, incisive, où malgré de jolies phrases ou réflexions, tout cela reste très aseptisé. Le médecin derrière l'écriture reste un médecin : rapide, expéditif, s'adonnant à l'altruisme et à la compassion à ses heures perdues. Je suis désolée, si vous lisez ces lignes. Je n'ai rien contre le corps médical et encore miens contre vous, ne vous connaissant pas, mais j'ai trouvé que pour un histoire qui parle d'Amour avec un grand A, ça manque cruellement de sentiments.
Quant à l'histoire de Moïse, ce pauvre homme qui a préféré passé sa vie dans son passé, aussi douloureux est-il être, traitant ses remords, son chagrin à coup de lettre(s) annuelle(s), oubliant de vivre son présent, c'est à la fois douloureux et agaçant.
Je ne suis malheureusement pas le bon public pour ce genre d'ouvrage.
Il faut savoir que j'ai beaucoup entendu parler en bien de ce roman avant de le lire, et que donc j'avais de très grandes attentes, surtout avec un titre comme celui-ci. Sauf que... sauf que ça ne l'a pas fait pour moi et je ne suis pas du tout entrée dans cette histoire.
J'ai découvert Baptiste Beaulieu avec "Les 1001 vies des urgences" que j'avais beaucoup aimé. J'avais par contre déjà relevé que le style d'écriture me laissait parfois un peu perplexe et dans ce roman je trouve que ce n'est pas adapté. On tombe dans un style faussement poétique qui, à mon goût, dessert les propos et m'a fait sortir de l'intrigue et lever les yeux au ciel plusieurs fois.
Cela étant dit, au niveau de la construction de l'histoire, il y a pour moi un gros décalage entre le présent et le passé raconté dans les lettres. J'ai trouvé les moments au présent décousus et peu cohérent avec le reste. Je n'ai pas compris les mini-anecdotes censé permettre au protagoniste principal de se rapprocher de son père car elles étaient à peine abordées, juste citées comme ça et il n'y avait pas vraiment de messages. Surtout que très vite, cette trame narrative est laissé tomber alors qu'il me semble que c'est aussi de là que le roman tire son titre.
Pour ce qui est du passé, j'ai trouvé ça sympa mais sans plus. Je pense que mon manque d'attachement vient du fait que j'ai absolument détesté Moïse, sachant que c'est, à priori, cesser être le grand père de l'auteur je m'en excuse mais c'est un peu embêtant. Je n'ai pas aimé sa vision des choses, je nai pas aimé certain passages écrits dans les lettres (à voir quelle est la part de fiction du coup) qui m'ont vraiment marquée dans le mauvais sens du terme.
Je sais que c'est un livre semi-fictif et qu'il y avait un vrai dessein derrière la publication de celui-ci et je crois que c'est ce qui a ému beaucoup de personne. Pour ma part, pas d'émotion et pas d'intérêt particulier malheureusement pour cette histoire là.
J'ai toujours eu un faible pour ces romans où ancêtres et descendants se racontent, souvent parce que les seconds ont découvert les secrets des premiers. J'ai toujours eu un faible pour les histoires vraies.
Ce roman-témoignage m'a incroyablement remuée. J' ai été happée toute entière dans ses pages, dans cette quête de vérité contre-la-montre. J'ai ri, pleuré et souri en lisant la vie de Moïse. J'ai pensé à mes propres grands-parents beaucoup, à combien c'était précieux de les avoir encore là tous les deux.
Il y a tellement, tellement d'amour dans ce livre. Tant de non-dits, de gestes à peine assumés et d'actes parfois grandiloquent. Ça m'a donné envie de dire "je t'aime" à toustes celleux qui comptent. De le dire tant qu'il est encore temps, et de le montrer, surtout.
Je souhaite de tout coeur à l'auteur et à toute sa famille de retrouver la femme qu'ils cherchent.
Un petit bijou de lecture où se mêle l'histoire d'un grand-père au passé secret et les histoires du fils et petit fils de celui-ci qui vont découvrir une partie de son histoire et donc la leur. A travers ses carnets intimes c'est toute une époque que l'on revit, celle de la deuxième guerre mondiale et des prisonniers français mais c'est avant tout une histoire d'amour que l'on découvre et celles égrenées tout au long du livre aussi belles que douloureuses et je me suis tant identifiée à ces histoires que j'ai souvent eu les larmes aux yeux ! C'est triste et doux à la fois, c'est terrible et poétique aussi et puis il y a cette image que l'amour transcende tout, de nos racines à nos couleurs, l'amour est la réponse à l'incompréhension du genre humain... Un coup de coeur que j'ai dévoré en 3 jours !
Le livre alterne passé (lettres écrits par le grand père) et présent (le petit fils, narrateur de l'histoire). Autant j'ai trouvé la description de la vie passée du grand père intéressante (description de la vie pendant les 2 guerres mondiales), autant j'ai trouvé les descriptions de l'histoire de nos jours moins intéressantes (rapport conflictuel entre le narrateur et son père qui a du mal à accepter certains choix de vie de son fils, sans spoiler l'histoire...). J'ai trouvé le récit au présent un peu "cucul". Enfin, le fait qu'il s'agisse a priori de l'histoire vraie de la famille de l'auteur m'a un peu gênée, car je pensais en achetant le livre que c'était une fiction.
Un roman à la hauteur de l’auteur, l’homme, empreint d’une grande sensibilité et d’humanité. Toutes les histoires d’amour délivre un beau message d’amour et de tolérance et reprend l’histoire familiale de Baptiste Beaulieu, la découverte de lettres retraçant la plus belle histoire d’amour qu’ait vécu son grand-père. Un bel hommage et une bouteille à la mer pour tenter de retrouver la femme que ce dernier a tant aimé : Anne-Lise Schmidt.
Un immense coup de coeur pour cet auteur que j ai découvert via les réseaux sociaux où sa plume ( euh son clavier) m'avait déjà séduite. Ce roman m a fait sourire, pleurer... j'ai tellement aimé tous les personnages du passé, comme du présent... Toutes les histoires d'amour ne sont pas toujours heureuses mais elles sont toutes belles à un moment. J'ai aussi tellement apprécié cette approche non manichéenne de la guerre... il n y a pas des gentils ou des méchants.... il y a juste des hommes et des femmes qui tentent de vivre et pas seulement survivre dans un monde de haine...