Clarisse, depuis trois mois, vit dans la rue. Elle erre dans Paris, dormant dehors, s'interdisant de rentrer chez elle, un petit appartement de la rue de Mézières. Mais que fuit-elle vraiment? Une enfance protégée, entre une pension suisse et une maison au bord du lac de Genève? Une famille unie, où tout semble si lisse?
Elle laisse derrière elle un père maladroit dans son inquiétude et surtout une mère, déchirante dans son incapacité à s'émouvoir. Et commence alors le lent et difficile apprentissage de l'amour maternel. Car Edwige Forner retrouvera sa fille, mais le prix à payer sera lourd.
Ce roman, avec retenue et gravité, parle des relations entre une mère et sa fille quand l'amour n'est pas dit, quand les gestes se figent avant d'être ébauchés.
Il pose simplement la qu'est-ce qu'une bonne mère?
Après Amants, son premier roman, salué par la presse, succès de librairie, Catherine Guillebaud affirme une force et une maîtrise singulières.
Clarisse geht weg: Sie bricht erst die Schule ab, zieht aus der Schweiz nach Paris. Dann packt sie einen Rucksack und verlässt dort ihre Wohnung, fängt an im Park und auf Bänken zu schlafen. Ruft anfangs noch in der Bank ihres Vaters an, und meldet sich dann irgendwann gar nicht mehr. Wie es dazu kommen konnte und warum die reichen Eltern erst nach Monaten nach ihrer Tochter suchen, davon erzählt der Roman aus der Perspektive von Clarisse und verschiedenen Menschen in ihrem Umfeld. Von einer Welt reicher Schweizer Bankiers und ihren Familien, wo die Kinder in die teuersten Internate geschickt werden und das Haus stets tadellos aussieht, während innerlich alle an sich zerbrechen und ein Teenager so verzweifelt nach Aufmerksamkeit ringt, dass ihre Handlungen nicht mehr rational sind. Es ist ein langsamer Absturz in die Verzweiflung, den man als Leser mit Faszination und Bestürzung verfolgt, ruhig und seltsam distanziert erzählt, passend zu der kalten Fassade dieser scheinbar perfekten Welt.