Recordman des acquittements aux assises, Me Dupond-Moretti aurait, selon ses détracteurs, tendance à faire relaxer tous ses clients. Il nous montre ici que la justice, elle, a une réelle propension à condamner tous ceux qui paraissent devant elle.Écoutes tous azimuts, atteinte à la vie privée, ruses procédurales, communications à la presse qui influencent public et jurés... La guerre entre la magistrature et les avocats, souvent traités à leur tour comme des suspects, se fait de plus en plus dure.À travers le récit de plusieurs affaires criminelles dans lesquelles il est intervenu et qui se lisent comme des thrillers, le ténor du barreau dénonce les imperfections d'un système qui respecte de moins en moins les droits de la défense.
Etudiante en droit, j'ai tendance à aimer souffrir plus que de mesure, et à m'infliger des lectures "juridiques" au bord de la piscine. Au vu de l'actualité entourant la formation du gouvernement français, et ce livre m'ayant été prêté par mon grand-père (qui, j'en suis certaine, savait qu'il m'énerverait), je lui ai consacré l'après-midi de ma fête nationale belge. Je n'en attendais rien, mais je suis quand même déçue à la fin. Enfin, mon sentiment général, et réel, relève davantage du mépris. Qu'il doit être sombre de penser de la sorte, de se complaire dans cette pseudo analyse toute puissante de la Justice française et des derniers meurtres "médiatiques" français. Qu'il fait bon vivre en 2020 d'être encore un homme imbu de lui-même et tout puissant, vestige haut et inébranlable du patriarcat français.
Maître Moretti, vous dites être devenu avocat par détestation de la peine de mort. Certains jours, j'oublie pourquoi je veux devenir avocate. Alors à cette occasion, je vous remercie. Si votre combat est celui de la peine de mort, le mien sera d'être une femme avocate faisant peur aux hommes, avocats ou magistrats pour le peu que cela m'importe, qui osent utiliser petite pute comme surnom affectif pour désigner une femme devant vendre son corps pour survivre, dont vous êtes.
Livre qui retrace les affaires de Maitre Dupond-Moretti. Tout en critiquant la place de la victime dans le procès pénal, cet avocat rend compte des limites du procès et des relations entre magistrats et avocats. Dans un style très provocateur, ce livre nous fait réfléchir sur le rôle de la défense et la présomption d'innocence.
Un roman sans trop d'intérêt, qui n'a que cesse de critiquer la justice, les magistrats... l'auteur se victimise, pense avoir la vérité absolue et fait preuve de trop de prétention à mon goût
Livre bien plus compliqué à lire que les précédents du fait de son thème mais tellement intéressant. On y voit toutes les problématiques que peuvent poser les institutions judiciaires françaises.
On aime ou pas la personnalité de EDM. Ce livre exprime certaines convictions et colères du grand avocat qui n'était pas encore ministre. Une critique argumentée de certaines habitudes de la magistrature : chercher à condamner comme si c'était là une victoire, ruses procédurières diverses, obsessions, suspicions envers les avocats, insinuations destinées à orienter le choix des jurés, etc. EDM rappelle utilement que le droit n'est ni compassion, ni émotion, ni morale, mais est un outil destiné à établir une vérité judiciaire, et qu'un jugement juste est basé sur un doute de tout instant du magistrat au cours du procès, en dépit des légitimes passions humaines. Quelques procès criminels (Outreau III, Jacques Viguier,...) en guise d'illustration et d'exemple d'incongruités.