Bienvenue au 36 quai des Orfevres. Ambiance, jargon, procedures... tout y est parfaitement decrit, au point que vous aurez l impression de faire partie de cette equipe de la B.A.C. des les premieres pages. L auteur, Didier Fossey, a fait toute sa carriere dans la Police Nationale. Il mele fiction et realite avec talent. Burn-out met en lumiere les nombreux problemes du metier de policier. Ces hommes, ces maris, ces peres, sont souvent mal percus par la population, incompris de leur hierarchie. Quand leur metier prend toute la place, devient insupportable au quotidien et leur fait tout perdre, ils trouvent parfois en leur arme de service l ultime solution... Un polar au realisme pousse, qui s inscrit dans l actualite."
ça se voit clairement que l'auteur est un ancien policier... épuisé , il connaît très bien le milieu et les conditions difficiles de ce travail il ne fait pas juste imaginer une histoire! l'histoire de personnes qui se donnent à fond en dépit de leur vie privée, qui construisent une carapace et deviennent de plus en plus insensibles puis finissent leur vie seuls ! très crédible! écriture simple et fluide ... se lit très facilement
Au 4ème étage du 36 quai des orfèvres, le groupe du commandant Le Guenn intégrait ses nouveaux locaux.
Ils n’étaient plus que six dorénavant et formaient une équipe soudée.
Il manquait bizarrement Guillaume ce soir à l’appel...
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Voici une très bonne découverte, très dépaysante, bourrée d’action et hypercaptivante à lire !
L’intrigue de fond est géniale, avec quelques imprévus. Les personnages authentiques sont tout-à-fait crédibles et parfois émouvants. L’ambiance du roman est addictive, l’atmosphère parisienne est bien dépaysante ! Un très bon moment de lecture. Je recommande vivement !
(PS : un grand merci à toutes les forces de l’ordre pour votre travail infatigable au service de la nation française ! Bien sincèrement, merci de nous protéger.)
Après Ad unum, Didier Fossey nous entraîne une nouvelle fois dans le quotidien difficile des policiers. Effectifs réduits, affaires à élucider toujours plus nombreuses, il s’avère compliqué, voire impossible dans ces conditions de parvenir à concilier vie professionnelle et vie privée, cette dernière volant parfois en éclats avec des conséquences dramatiques. Au bout du rouleau, certain.e.s ne supportent pas que cette ancre disparaisse et partent à la dérive.
Au-delà d’une intrigue intéressante aux nombreuses ramifications qui entraîne le lecteur, le happe, Didier Fossey s’intéresse avant tout aux êtres humains, ces hommes et ces femmes qui enquêtent, totalement dépassés par le manque de moyens mis à leur disposition. Car oui, n’en déplaisent à certains rabat-joie, les policier.e.s sont des êtres humains, pas des machines dépourvues d’émotions. C’est cette dimension là que j’apprécie chez Didier Fossey. Il privilégie l’humain, le réalisme, même si ce n’est pas toujours beau à voir. Il montre la vie, telle qu’elle est, sans fard, sans faux semblant. Parce qu’il a été lui-même policier, il sait de quoi il parle. Pas de pleurnicheries, ni de jérémiades, les personnages n’ont de toute façon pas le temps pour tout cela. L’auteur va droit au but, il raconte ce qui est. Point. Et ce style direct, brut, donne du rythme au récit auquel le lecteur se laisse prendre, emporté dans l’enquête, dans la descente aux enfers d’un des personnages, jusqu’à la dernière page, jusqu’à la dernière seconde d’écoute.
Pour la dimension audio de ce texte, Nicolas Planchais réalise encore une fois une excellente performance que j’ai écouté d’une traite.