Phobos 3 est le roman que nous attendions le plus, avec Laura, en cette fin d’année. C’est pourquoi nous avons décidé d’en réaliser une lecture commune. Vous pourrez d’ailleurs retrouver son avis prochainement. Il faut dire que Victor Dixen est vraiment doué pour abandonner le lecteur devant des cliffhangers énormes afin de le pousser à la lecture de la suite de ses aventures. Malheureusement, c’est mitigé que j’écris cette chronique. Pourtant il va s’en dire que j’ai dévoré ce final et que je l’ai adoré même si sa conclusion bien trop ouverte ne me satisfait pas complètement et me laisse sur ma faim.
Comme toujours, l’auteur reprend directement son histoire là où il l’avait laissée. C’est donc sans difficulté que je me suis directement replongé au sein de cet univers astral dans lequel j’y ai laissé inconsciemment une partie de moi. Du fait de mon insatiable envie de connaître le dénouement de cette saga addictive, j’ai trouvé le début parfois assez laborieux à démarrer. En prenant son temps, Victor Dixen a totalement éveillé mon impatience et a su créer un véritable désir qui me consumait. Ainsi, je n’ai pas pu m’empêcher de tourner inlassablement les pages jusqu’à rentrer enfin au cœur du sujet : Mars et mes précieux pionniers. Quelle immense joie de retrouver mes nombreux héros que j’affectionne tant ! Qu’il s’agisse des habitants de la planète rouge, du duo de résistants, formé d’Andrew et de Harmony, ou bien encore de notre cruelle antagoniste, Serena, tous m’ont tout simplement régalé. Comme depuis le début avec cette saga, j’ai pris un plaisir fou à suivre leur évolution ainsi que leur destiné commune. Je ne peux entrer dans les détails, sous peine de vous spoiler, mais chacun cache d’énormes secrets plus gros les uns que les autres et les relations de tous n’ont cessé de me surprendre du fait qu’elles se dévoilent bien plus tumultueuses que je l’imaginais. D’ailleurs, je vous conseille vivement de lire ‘Les Origines’ avant d’entamer la lecture de ce dernier volet.
Plus encore, entre secrets et mensonges, ce chapitre déborde d’action et de rebondissements. C’est un véritable page-turner que nous livre l’auteur. Avec ses plus de 600 pages, écrites d’une plume à la fluidité indéniable, il nous gâte de révélations haletantes, donnant un rythme extrême à son œuvre. C’est essoufflé que j’ai réalisé cette lecture. Je suis même presque certain que mon cœur s’est arrêté de battre à certains moments tellement je retenais mon souffle face à ses nombreux retournements de situation me donnant le vertige. Quand bien même je l’ai déjà exprimé dans mes précédentes chroniques, je me dois de rappeler à quel point l’auteur maîtrise son sujet à la perfection. À tel point que je n’ai jamais eu de mal à m’imaginer graviter sur Mars à mon tour. Cependant, j’ai vraiment été surpris par la tournure géopolitique qu’a pris cette histoire. Tout en cohérence, Victor Dixen dresse le portrait d’une lutte médiatique à l’échelle mondiale. C’est vraiment avec intérêt que j’ai suivi ces passages car ils pourraient très bien s’avérer réels. Sans en réaliser une quelconque critique, j’ai cependant eu l’impression qu’il décrivait un avertissement quant aux nouveaux moyens de communications que sont, par exemple, les réseaux sociaux et les conséquences de leur désinformation. Ce nouvel axe offre une dimension encore plus mature à sa plume. Derrière sa fiction, se cache une part de réalité pour qui voudra la lire.
Je souhaitais aussi souligner un autre point qui m’a tellement plu et franchement fait rigoler. À l’image de son personnage, Serena, qui gère sa communication avec force et brio, Victor Dixen ou son équipe en font tout autant ! En effet, des extraits du hors-série ‘Les Origines’ ponctuent cet épisode et à la manière d’une chaîne cryptée, comme cela nous est présenté, les mots s’effacent pour laisser place à un interminable et rageant :«ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ »
Suite à quoi il nous est gentiment demandé, je cite : « Pour visionner le reportage sur X en clair, merci de vous brancher sur PHOBOS Origines« . Cette espèce de culot et cette manière de pousser à la consommation m’a véritablement séduit. J’ai trouvé originale cette façon de présenter aux lecteurs ce volet annexe et pourtant totalement complémentaire.
Pour en revenir à notre lecture commune, chaque fois que nous faisions le point, Laura et moi, nous constations la même impossibilité de fermer le roman. Plus nous avancions dans l’histoire et moins nous voyions comment l’auteur allait pouvoir conclure son oeuvre, tant l’action était omniprésente. Pourtant cette fin devait bel et bien avoir lieu. C’est donc le cœur serré et débordant d’une envie incroyable de la connaître, que j’ai vu venir les derniers chapitres. Il m’était impossible d’imaginer quelle serait l’issue finale de ce voyage houleux au fin fond de la galaxie car l’auteur laisse entrevoir beaucoup de possibilités. Je savais pertinemment qu’aucune ne me satisferait amplement du fait que je ne voulais pas terminer mon périple. Malheureusement, c’est encore plus désabusé que j’ai lu l’ultime chapitre, l’ultime adieu. Cette fin ouverte est monstrueuse et abominable. En choisissant de nous laisser avec de nombreuses questions sans réponses, Victor Dixen me laisse penser qu’il n’est pas allé au fond de ses idées. Par conséquent, j’ose espérer qu’il nous réserve secrètement l’écriture d’une suite ou d’un hors-série afin d’éclairer ma lanterne sur ces nombreux secrets inavoués.
Ce dernier épisode, au rythme haletant et aux révélations explosives, me laisse vraiment partagé. J’ai vraiment adoré retrouver l’univers et les personnages de Phobos mais j’aurais apprécié avoir toutes les réponses à mes questions une fois la lecture de ce tome achevée. Secrètement, j’attendrai la naissance incertaine d’un nouveau chapitre de cette saga enivrante qui m’aura bien plus que marqué.