Le parcours initiatique d’un jeune Français dont les yeux s’ouvrent peu à peu devant la barbarie des hommes Désert américain. 1880. Tandis qu’il regarde, impuissant, son dernier compagnon agoniser sous un ciel où tournoient déjà les vautours, Gabriel Morange se souvient. Le chemin a été long depuis son enfance en Auvergne jusqu’à ce défilé où il s’apprête à mourir. Un chemin marqué au fer rouge des violences du siècle. Bouleversé par la mort de son père et de son frère dans les guerres coloniales, le jeune Gabriel quitte son village pour s’engager à son tour. Mais sa soif de vengeance vacille bientôt devant les combats abjects, les atrocités, les horreurs commises par son propre camp, en Kabylie d’abord, au Vietnam ensuite. Jurant de ne plus jamais prendre les armes, Gabriel part comme missionnaire auprès des Indiens Navajos. Hélas, là-bas aussi les hommes s’entretuent pour dominer les terres et les esprits. Restera-t-il indifférent à la disparition annoncée de ce monde indien où il a enfin sa place ? Hymne à la liberté des peuples, Ours nous emmène dans les pas d’un homme qui aura cherché et trouvé beaucoup plus que la rédemption : une raison de vivre et de lutter. Un roman d’aventures plein de souffle, une émotion poignante
On se laisse facilement emporter à travers les pages, à travers les aventures et les misères du personnage principal.
Combien de témoins reste t il des grands événements avant que ceux ci soient écorchés, modifiés par la machine blanche (je pense notamment à l’histoire de Pocahontas, clairement romancée par Disney) ?
Une lecture nécessaire pour se rappeler des atrocités commises par l’homme, rendre hommage et surtout, apprendre à ne pas reproduire les mêmes erreurs.